Programme simplifié DCG
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FONDAMENTAUX DU DROIT
AXE 1 : DROIT DES AFFAIRES · Niveau L – 150 heures – 14 ECTS
AXE 1 : DROIT DES AFFAIRES
Les unités d'enseignement (UE) des « fondamentaux du droit » (UE 1), de « droit des sociétés et des groupements d'affaire » (UE 2), de « droit social » (UE 3) et de « droit fiscal » (UE 4) ont pour objet de fournir au titulaire du DCG une connaissance juridique du fonctionnement des organisations.
- •identifier et hiérarchiser les sources juridiques ;
- •rechercher et analyser une documentation juridique fiable et actualisée ;
- •analyser une décision de justice et en dégager la portée ;
- •qualifier et analyser un contrat ou un document professionnel ;
- •qualifier les faits, articuler un raisonnement juridique et proposer une solution adaptée, dans le cadre d'une situation juridique donnée.
Partie 1 - Introduction générale au droit (45 heures)
1.1 Introduction
La règle de droit est une construction sociale qui évolue en fonction des besoins de la société : à travers elle s'expriment certaines valeurs fondamentales. La règle de droit a pour objet de rendre possible la vie en société. Pour ce faire, elle est aussi un instrument de contrainte. La prise en compte des finalités du droit permet de comprendre le sens de la règle, de l'interpréter et éventuellement d'en prévoir l'évolution. Le droit distingue, classe et ordonne des situations données. En France, il repose sur une summa divisio qui distingue droit public et droit privé. Le droit se différencie d'autres règles sociales telles que la morale et l'éthique.
- •distinguer la règle de droit des autres règles de la vie sociale ;
- •identifier les branches du droit applicables à une situation donnée.
- •les finalités du droit.
- •les caractères de la règle de droit.
- •les autres règles sociales : morale et éthique.
- •les branches du droit.
1.2 Les sources du droit
Les sources du droit sont nombreuses. Cette multiplication s'explique par le fait qu'une société développée produit des normes internes à différents niveaux, et s'intègre dans un espace mondialisé qui la soumet à de nouvelles règles définies par des acteurs internationaux. Dès lors, une hiérarchie s'établit entre l'ensemble de ces normes et des voies de recours s'ouvrent aux titulaires de droits en cas de violation de cette hiérarchie. À noter que certains textes de droit international non contraignants (soft law) peuvent influer le comportement de sujets de droit, notamment les entreprises.
- •identifier et distinguer les différentes sources du droit ;
- •repérer un conflit de normes et expliciter sa résolution dans une situation donné ;
- •différencier les principales catégories de loi ;
- •schématiser les étapes du processus de l'élaboration d'une loi ordinaire ;
- •identifier les contrôles de constitutionnalité d'une loi.
- •les sources internationales du droit ;
- •les différentes sources de droit européen : droit primaire et dérivé du droit de l'union européenne (directives et règlements) ;
- •les sources nationales du droit ;
- •le principe de hiérarchie des normes ;
- •le rôle des pouvoirs législatif et exécutif dans l'initiative d'une loi ordinaire ;
- •les prérogatives du pouvoir exécutif dans le processus du vote de la loi ;
- •le contrôle de conventionalité et de constitutionnalité de la loi.
1.3 La preuve des droits
Être titulaire de droits suppose d'en établir l'existence devant un juge. En amont du procès, la preuve a un rôle de prévention (la partie qui sait que le juge lui donnera tort, s'abstiendra de recourir aux tribunaux) et lors du procès, elle permettra de trancher le litige en dégageant une vérité judiciaire. Le droit français consacre le système de la preuve par tout moyen sauf si la loi en dispose autrement : ainsi, dans certains cas, la preuve préconstituée est exigée. Par ailleurs, le progrès technique impose au législateur et au juge d'apprécier la fiabilité de nouveaux procédés de preuve.
- •établir sur qui pèse la charge de la preuve ;
- •identifier les moyens de preuve ;
- •apprécier la recevabilité et la force probante des moyens de preuve.
- •l'objet, la charge et les modes de preuve ;
- •la recevabilité des moyens de preuve et leur force probante.
1.4 L'organisation judiciaire
Pour faire reconnaître ses droits ou faire cesser un trouble, le citoyen s'adresse aux juridictions. Celles-ci, très nombreuses, répondent à une organisation et un fonctionnement précis qui vont définir leur compétence. En leur sein, il existe différents professionnels qui concourent à la résolution des litiges. Enfin, les procédures doivent garantir le respect de principes directeurs du procès issus du droit national et du droit européen.
- •distinguer les différentes juridictions nationales et européennes et déterminer leurs compétences ;
- •déterminer la juridiction compétente dans un litige donné ;
- •vérifier les conditions de recevabilité de l'action en justice ;
- •déterminer les voies de recours possibles dans une situation donnée ;
- •vérifier le respect des principes directeurs du procès énoncés dans le code de procédure civile et dans la convention européenne des droits de l'homme ;
- •identifier les rôles respectifs des magistrats du siège et du ministère public.
- •les ordres administratif et judiciaire ;
- •les principales juridictions nationales et européennes.
- •les degrés de juridictions ;
- •la compétence matérielle et territoriale d'une juridiction ;
- •les conditions de recevabilité de l'action en justice ;
- •les notions de prescription et de forclusion ;
- •les voies de recours possibles en fonction d'une décision de justice ;
- •les principes directeurs du droit commun du procès français et européen ;
- •le personnel de justice.
1.5 Les modes alternatifs de règlement des différends
L'inflation du contentieux et l'exigence de rendre une décision de justice dans un délai raisonnable ont conduit le législateur à imposer aux parties, avant toute procédure, de montrer qu'elles ont tenté de trouver une voie de conciliation. Dans ce cadre, il existe différents modes alternatifs de résolution des différends (Mard) possibles et adaptés à des situations juridiques données. L'ensemble de ces Mard ont pour objectif de désengorger les tribunaux et d'offrir des voies rapides et souvent moins coûteuses qu'une procédure judiciaire longue et parfois aléatoire pour les parties.
- •justifier l'exigence du recours aux Mard avant toute procédure contentieuse ;
- •distinguer les effets de chacun des Mard ;
- •montrer la spécificité de l'arbitrage comme mode de résolution des conflits.
- •la conciliation et la médiation : définition, acteurs, mise en œuvre et issue ;
- •l'arbitrage comme mode spécifique de résolution des conflits : modalités de mise en œuvre, désignation et récusation des arbitres, modalités de la sentence arbitrale et des voies de recours, avantages et inconvénients.
Partie 2 - Les personnes et les biens (40 heures)
2.1 Les personnes
La personnalité juridique est l'aptitude à être sujet de droit. Celle-ci est conférée de plein droit aux personnes physiques et, sous certaines conditions, aux personnes morales. Ces dernières sont devenues des acteurs importants et incontournables de l'activité économique. Pour autant, l'étendue de leur capacité reste circonscrite à leur objet. Pour les personnes physiques, le législateur a élaboré un système d'incapacité pour protéger les mineurs et certains majeurs victimes d'une altération de leurs facultés mentales ou corporelles.
- •justifier l'existence d'une personne juridique ;
- •identifier et caractériser les attributs de la personnalité juridique ;
- •analyser la capacité d'une personne à accomplir un acte juridique ;
- •identifier un régime de protection adapté à la situation d'un majeur dans une situation donnée.
- •la notion de personne juridique : utilité, acquisition, diversité ;
- •les personnes physiques : identification, capacité ;
- •les personnes morales : identification, capacité ;
- •la distinction entre les actes que le mineur peut réaliser seul et les actes qui nécessitent l'autorisation de son représentant légal ou de son tuteur ;
- •les trois principaux régimes de protection des majeurs : définition, mise sous placement, désignation d'un responsable du majeur, distinction entre acte d'administration et de disposition et conséquence quant à la capacité du majeur protégé.
2.2 Les commerçants, personnes physiques
Les premiers acteurs de la vie des affaires sont les commerçants en tant que personnes physiques. Ils dirigent des entreprises individuelles qu'ils exploitent en nom propre ce qui impacte leur patrimoine personnel. Ces personnes physiques acquièrent la qualité de commerçant dès lors qu'elles accomplissent des actes de commerce à titre de profession habituelle. Dans le cadre de ses affaires, le commerçant a des obligations et a besoin de règles adaptées à son activité.
- •identifier le commerçant ;
- •vérifier qu'une personne remplit les conditions pour exercer le commerce, dans une situation donnée ;
- •distinguer les différents actes de commerce et présenter leur régime juridique ;
- •analyser le statut et la situation patrimoniale du commerçant ;
- •sélectionner un statut pour le conjoint en fonction d'une situation donnée et en mesurer les conséquences juridiques.
- •le principe de la liberté du commerce et ses limites ;
- •la définition du commerçant ;
- •les actes de commerce : régime juridique et différentes catégories ;
- •les obligations et responsabilités du commerçant ;
- •présentation de l'entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL), modalité de l'entreprise individuelle permettant une atténuation de la responsabilité du commerçant : création de l'EIRL insaisissabilité (notion et principales applications).
- •le régime du Pacs, les régimes matrimoniaux (la communauté des biens et la séparation des biens).
- •les caractéristiques des statuts du conjoint du commerçant.
2.3 Les autres professionnels de la vie des affaires
La vie des affaires n'est pas exclusivement le fait du commerce, d'autres entrepreneurs individuels développent des activités économiques. Certains d'entre eux sont des partenaires privilégiés du commerçant. Il convient de distinguer chacun de ces acteurs économiques.
- •identifier et analyser les principes juridiques applicables aux catégories professionnelles suivantes : artisan, agriculteur, professionnel libéral.
- •les caractéristiques principales de l'artisan, de l'agriculteur, du professionnel libéral.
2.4 Théorie du patrimoine
Dans la tradition juridique française, la naissance de la personnalité juridique s'accompagne de celle du patrimoine. Pour un commerçant personne physique, cette vision d'unicité du patrimoine n'est pas sans poser des problèmes pour le développement de l'entreprenariat. Le législateur, à partir du milieu des années 1980, va évoluer progressivement vers la création juridique d'un patrimoine d'affectation protecteur de l'entrepreneur tout en garantissant les droits des créanciers.
- •discuter les intérêts et limites des théories du patrimoine ;
- •distinguer entreprise individuelle et EIRL ;
- •évaluer les risques patrimoniaux de l'entrepreneur dans une situation donnée.
- •les principes de la théorie classique du patrimoine ;
- •la composition du patrimoine : classification des droits et des biens ;
- •le droit de gage général des créanciers du commerçant et ses limites dans une approche personnaliste du patrimoine ;
- •la thèse du patrimoine d'affectation et ses manifestations dans le droit français.
2.5 La propriété
Le droit de propriété est le plus complet des droits réels. Il donne la possibilité de tirer de la chose toutes les utilités dont elle est susceptible. Le droit de propriété satisfait aux intérêts individuels. Toutefois, une partie de la doctrine considère que la propriété remplit aussi une fonction sociale qui fonde toutes les entorses au droit de propriété. Ces deux fonctions, à la fois compatibles et potentiellement contradictoires, imprègnent le droit positif de la propriété.
- •identifier les différents modes d'acquisition dérivée de la propriété ;
- •analyser les prérogatives du propriétaire ;
- •analyser les droits et obligations de l'usufruitier et du nu-propriétaire ;
- •analyser les limites du droit de propriété.
- •les attributs et les caractères du droit de propriété ;
- •l'acquisition de la propriété par un acte juridique ;
- •le démembrement du droit de propriété : usufruit (définition, origines, régime, extinction), nue-propriété (définition) ;
- •l'abus de droit et le trouble anormal de voisinage.
2.6 Applications particulières de la propriété
Depuis l'adoption du Code civil, le droit de propriété a souvent fait l'objet d'atteintes. Mais, en même temps, sa plasticité explique le succès de cette notion hors de son strict champ technique. Le fonds de commerce est un bien unitaire, différent des éléments qui le composent. C'est aussi un bien incorporel de nature mobilière. La propriété commerciale permet à un preneur à bail commercial d'obtenir, à l'expiration du contrat, le renouvellement du bail commercial ou, à défaut, une indemnité d'éviction. La propriété intellectuelle protège l'inventeur (droit de la propriété industrielle) comme l'auteur (droit d'auteur).
- •identifier les éléments constitutifs du fonds de commerce ;
- •analyser le bail commercial, la protection du locataire-preneur et les obligations du propriétaire ;
- •distinguer propriété industrielle et propriété littéraire et artistique ;
- •vérifier les conditions de protection par le brevet, la marque ou le droit d'auteur ;
- •justifier les actions possibles en cas d'atteinte à un droit de propriété intellectuelle.
- •le fonds de commerce : notion, composition, nature juridique ;
- •le contrat de bail commercial : conditions d'application du statut des baux commerciaux, régime, droit au renouvellement ;
- •la propriété industrielle : brevet et marque (conditions, procédure et effets) ;
- •la propriété littéraire et artistique : conditions de la protection, droits des personnes protégées.
Partie 3 - L'entreprise et les contrats (45 heures)
3.1 Théorie générale du contrat
Le contrat est à la base de la vie des affaires ; il concrétise les obligations que les parties veulent nouer entre elles. La réalisation d'un contrat fait souvent l'objet d'étapes préliminaires qui forment déjà des obligations pour les parties. Le législateur offre une grande plasticité au contrat ce qui permet de créer tout type d'obligation dans la limite du respect de l'ordre public. Un contrat valablement formé doit, par principe, du fait du respect de la parole donnée, être correctement exécuté. En cas de non-exécution ou de mauvaise exécution du contrat, le créancier lésé dispose d'un ensemble de moyens d'action possibles prévus par la loi.
- •identifier l'existence d'un avant-contrat à travers le pacte de préférence et la promesse unilatérale ;
- •vérifier la conclusion du contrat et le classifier, dans une situation donnée ;
- •expliquer l'intérêt que présente une clause contractuelle donnée pour les parties ;
- •analyser la validité d'un contrat dans son ensemble et d'une clause particulière ;
- •proposer des sanctions adaptées en cas d'inexécution d'un contrat.
- •le contrat : définition et classification ;
- •les principes fondateurs du droit des contrats ;
- •la formation du contrat : phase précontractuelle (négociations contractuelles, promesse unilatérale et pacte de préférence), conclusion du contrat, conditions de validité du contrat et sanction des conditions de validité ;
- •l'identification de clauses particulières : clause exclusive et limitative de responsabilité, clauses pénales, clauses résolutoires, clauses compromissoires, clauses attributives de compétence, clause de réserve de propriété ;
- •l'exécution du contrat : les effets du contrat entre les parties (principe de la force obligatoire, renégociation, interprétation par le juge), les effets du contrat à l'égard des tiers (principe de l'effet relatif et exceptions), le paiement, mode normal d'exécution du contrat ;
- •l'inexécution du contrat : exception d'inexécution, exécution forcée en nature, réduction du prix, résolution, réparation du préjudice résultant de l'inexécution du contrat (responsabilité civile contractuelle).
3.2 Les contrats de l'entreprise
Dans la vie des affaires, l'entreprise passe de nombreux contrats. Cette mise en situation contractuelle permet le passage de la théorie générale aux « contrats spéciaux ». La matière est dominée par une double antinomie : d'une part, l'opposition entre les règles générales et spéciales, d'autre part l'opposition entre contrats nommés et contrats innommés. Par ailleurs, le droit des contrats spéciaux protège les consommateurs ou non professionnels.
- •qualifier le contrat en présence dans une situation donnée ;
- •analyser les caractéristiques essentielles des principaux contrats de l'entreprise ;
- •caractériser la protection des parties pour chacun des contrats ;
- •justifier le choix d'une sûreté et ses principaux effets dans une situation donnée.
- •les contrats relatifs au fonds de commerce : vente et location-gérance ;
- •le contrat de vente ;
- •la notion de consommateur ;
- •les contrats de consommation : principales règles de protection du consommateur lors de la formation et de l'exécution du contrat ;
- •le contrat de crédit à la consommation ;
- •le compte de dépôt bancaire : création, fonctionnement, fermeture ;
- •les contrats de crédit aux entreprises : contrat de prêt, escompte, affacturage, crédit-bail mobilier ;
- •les sûretés : caractéristiques principales du cautionnement, nantissement, gage avec dépossession et sans dépossession, hypothèque, privilèges ;
- •l'étendue des obligations des parties dans chaque sûreté.
Partie 4 - L'entreprise et ses responsabilités (20 heures)
En développant ses activités, l'entreprise peut commettre un fait ou exposer autrui à un risque causant un dommage. Dès lors, sa responsabilité civile est engagée. Celle-ci doit être distinguée de la possibilité de voir aussi sa responsabilité pénale engagée mais avec des mécanismes différents.
- •différencier les notions de responsabilité civile et pénale ;
- •différencier responsabilité civile extracontractuelle et responsabilité civile contractuelle ;
- •apprécier le respect des conditions de mise en œuvre de la responsabilité civile et les causes possibles d'exonération dans une situation juridique donnée ;
- •identifier les caractéristiques du préjudice réparable dans une situation juridique donnée ;
- •vérifier la présence des conditions de la responsabilité pénale, pour une situation juridique donnée ;
- •identifier les actions en responsabilité possibles dans une situation juridique donnée.
- •les responsabilités civile et pénale (fonctions, conditions de mise en œuvre) ;
- •les responsabilités extracontractuelle et contractuelle ;
- •l'étude des possibilités de cumul des différents régimes de responsabilité ;
- •les conditions de la responsabilité extracontractuelle (civile délictuelle) : fait générateur : le fait personnel fautif, le fait de la chose, les troubles anormaux de voisinage et le fait d'autrui ; préjudice réparable (classifications, caractères) ; lien de causalité.
- •l'étude spécifique du régime de la responsabilité du fait des produits défectueux ;
- •les spécificités de la réparation du préjudice environnemental.
DROIT DES SOCIÉTÉS ET DES GROUPEMENTS D'AFFAIRES
AXE 1 : DROIT DES AFFAIRES · Niveau L – 150 heures – 14 ECTS
Partie 1 - L'entreprise en société (40 heures)
1.1 La notion de société
Le droit des sociétés a une histoire marquée par de grandes lois complétant le Code civil. C'est un droit qui a souvent accompagné les mutations économiques. Les différentes formes sociétaires n'ont pas été créées ex nihilo mais pour répondre à des besoins. La forme sociétaire n'est toutefois pas la seule forme juridique utilisée pour l'exercice d'une activité économique.
- •identifier les sources du droit des sociétés ;
- •repérer les grandes évolutions historiques et économiques ayant donné naissance aux différentes formes sociétaires ;
- •repérer l'influence du droit européen en droit des sociétés à travers quelques exemples concrets ;
- •chercher une forme adaptée à la situation patrimoniale de l'entrepreneur (sociétaire, EIRL, entreprise individuelle).
- •définition de la société ;
- •sources et évolution du droit des sociétés ;
- •EIRL et entreprise individuelle.
1.2 La société - contrat
La société est à la fois un contrat entre associés et une personne juridique autonome. Cette double nature donne à la société un statut juridique particulier. La nature contractuelle de la société se révèle à travers le contrat de société, acte fondateur, dont les différents éléments constitutifs doivent être étudiés avec attention. Mais au cours de la vie sociétaire, les volontés individuelles vont parfois être dépassées au profit d'un intérêt social qui s'imposera aux associés.
- •identifier les différents éléments constitutifs du contrat de société et les caractériser ;
- •analyser le régime juridique des apports ;
- •distinguer bénéfices et dividendes ;
- •distinguer capital social et capitaux propres.
- •analyser l'influence du régime matrimonial de l'associé sur le contrat de société ;
- •analyser l'impact du débat de la nature juridique de la société sur la notion d'intérêt social.
- •les éléments constitutifs du contrat de société : associé(s), apports, bénéfice ou économie, affectio societatis ;
- •le régime des nullités en cas d'élément constitutif manquant ;
- •la terminologie des aspects juridiques intéressant les capitaux et résultats : capital social, capitaux propres, bénéfice / dividendes ;
- •la nature juridique de la société : contrat, institution ;
- •l'intérêt social, l'abus de droit.
1.3 La société, personne juridique
Depuis sa création jusqu'à sa disparition, des règles juridiques vont encadrer la vie d'une société. La personnalité morale de la société lui donne une autonomie certaine qu'expriment ses statuts mais dans un cadre déterminé par la loi. Le pouvoir et les droits des associés vont varier selon l'étendue de la responsabilité financière qui leur incombe.
1.3.1 : la naissance de la société
- •différencier constitution de la société et acquisition de la personnalité juridique ;
- •schématiser le processus administratif aboutissant à l'acquisition de la personnalité morale ;
- •analyser les conséquences d'un acte pris par une société en formation ;
- •repérer les attributs de la personne morale et en analyser le régime juridique.
- •la constitution de la société, l'acquisition de la personnalité morale, l'immatriculation de la personne morale ;
- •l'identité : les attributs de la personne morale (nom, siège, patrimoine, durée, capacité).
1.3.2 : le fonctionnement et les contrôles de la société
- •analyser le fonctionnement interne d'une société et sa représentation vis-à-vis des tiers ;
- •distinguer la rémunération liée au mandat social, du salaire lié au contrat de travail ;
- •différencier les conditions et les conséquences de l'engagement de la responsabilité de la société, des dirigeants et des associés ;
- •apprécier les contrôles internes et externes de l'action du dirigeant et leurs conséquences.
- •les associés : informations, pouvoirs et responsabilités ;
- •les dirigeants et les organes sociaux : représentant légal, mandataire social, fonctionnement, responsabilités ;
- •le contrôle et les sanctions.
1.3.3 : la disparition de la société
- •identifier les causes de dissolution d'une société ;
- •schématiser le processus de dissolution et de liquidation ;
- •analyser les conséquences de la dissolution et de la liquidation pour la personne morale ;
- •analyser les conséquences de la dissolution et de la liquidation pour les associés.
- •la dissolution et la liquidation ;
- •l'étendue de la personnalité morale pendant les phases de dissolution et liquidation.
1.4 La société sans personnalité juridique propre
La société peut être sans personnalité juridique propre, soit du fait de la négligence des associés, soit volontairement. Les conséquences de cette absence de personnalité sont importantes, surtout dans la mise en œuvre de la responsabilité des associés.
- •distinguer les différentes formes de société sans personnalité juridique ;
- •identifier les conséquences juridiques associées aux différentes formes de société sans personnalité juridique.
- •les dispositions régissant l'absence de personnalité juridique de la société ;
- •la société en participation ;
- •la société de fait ;
- •la société créée de fait.
Partie 2 - Les principaux types de sociétés (60 heures)
La société peut prendre plusieurs formes selon que les associés veulent limiter ou non leur responsabilité au montant de leurs apports, se ménager une latitude contractuelle, faciliter le financement de ses activités. La forme choisie n'est toutefois pas figée.
- •schématiser et analyser les règles de fonctionnement de chaque forme sociétaire étudiée ;
- •rédiger des clauses spécifiques des statuts (clause limitative de pouvoir, clause d'inaliénabilité, clause d'agrément) ;
- •repérer dans des statuts les clauses non conformes (clause limitative de pouvoir, clause d'inaliénabilité, clause d'agrément, clause de préemption et clause d'exclusion) et les corriger ;
- •analyser les opérations de contrôle au sein d'une société : rôles du commissaire aux comptes, contrôle des conventions réglementées, contrôle interne, procédure d'alerte ;
- •différencier les principales valeurs mobilières (actions, actions de préférence, obligations) et expliquer leur régime juridique ;
- •distinguer les actions et les parts sociales et justifier les conséquences juridiques de cette distinction ;
- •analyser les opérations d'augmentation et de réduction de capital ;
- •analyser les conditions et les conséquences d'une transformation pour chaque type de sociétés ;
- •identifier les causes et les conséquences d'une dissolution spécifiques à chaque type de sociétés ;
- •justifier le choix d'une forme sociétaire adaptée à une situation donnée.
- •les sociétés à responsabilité limitée : pluripersonnelle ; unipersonnelle.
- •les sociétés anonymes : forme classique ; à directoire.
- •les sociétés par actions simplifiées : pluripersonnelle ; unipersonnelle.
- •la société en nom collectif.
- •les sociétés civiles de droit commun.
Partie 3 - L'économie sociale et solidaire et le monde des affaires (10 heures)
L'économie sociale et solidaire (ESS) prend une place croissante au sein de l'économie. Les formes classiques de sociétés ne permettent pas toujours de répondre à ces nouveaux besoins. L'association et la société coopérative sont deux structures juridiques compatibles avec les principes directeurs de l'ESS.
- •caractériser l'économie sociale et solidaire.
- •mettre en évidence à partir d'une documentation l'importance croissante de l'économie sociale et solidaire et son encadrement par la loi.
- •identifier les principes généraux régissant les associations et les sociétés coopératives.
- •déterminer les conséquences de l'exercice par une association d'une activité économique.
- •identifier une structure juridique adaptée à une situation donnée.
- •l'économie sociale et solidaire.
- •l'association.
- •la société coopérative.
Partie 4 - LES AUTRES TYPES DE GROUPEMENTS (15 heures)
Au-delà des formes communes déjà étudiées, de nombreux groupements permettent d'organiser les relations entre des partenaires mus par des projets particuliers. Ces groupements apportent des réponses à des besoins divers dans un contexte donné.
- •identifier l'utilité de ces groupements dans des situations spécifiques.
- •mettre en évidence les principales règles de fonctionnement de ces groupements.
- •caractéristiques essentielles des : sociétés en commandite par actions (SCA) ;
- •sociétés d'exercice libéral (SEL) ;
- •société civile immobilière, société civile professionnelle, société civile de moyens ;
- •sociétés agricoles : GAEC, EARL ;
- •groupement d'intérêt économique (GIE).
Partie 5 - Prévention et traitement des difficultés (10 heures)
Dans un contexte économique incertain, les organisations peuvent connaître des difficultés financières mettant en danger leur existence même. Le droit va tenter de détecter au plus tôt ces situations, pour encourager les organisations à mettre en place des outils destinés à les aider à surmonter rapidement leurs difficultés. Si la situation s'aggrave, le législateur a alors prévu des procédures plus contraignantes destinées à préserver les intérêts de toutes les parties prenantes.
- •différencier le mandat ad hoc de la conciliation ;
- •caractériser la notion de cessation des paiements ;
- •identifier les conditions d'engagement d'une procédure collective ;
- •présenter les acteurs des procédures collectives ;
- •schématiser les procédures applicables en fonction du degré de la difficulté rencontrée ;
- •déterminer l'issue d'une procédure collective.
- •la cessation des paiements ;
- •les spécificités et comparaison des procédures préventives (mandataire ad-hoc / conciliation) ;
- •la procédure de sauvegarde (finalités, acteurs, issues) ;
- •le redressement et la liquidation judiciaire (finalités, initiatives, acteurs, durée, issues).
Partie 6 - Droit pénal des groupements d'affaires (15 heures)
Dans le cadre du développement de ses activités, l'entreprise mais aussi le dirigeant peuvent voir mise en cause leur responsabilité pénale. Cette dernière a pour but la défense sociale et la garantie d'une forme de morale des affaires.
6.1 La responsabilité pénale
Le droit pénal appliqué aux affaires ne saurait se libérer des principes fondateurs du droit pénal afin de garantir son efficacité et sa légitimité. Le rôle du juge est ici fondamental. Il est également nécessaire de comprendre que le risque pénal ne se limite pas au dirigeant ou à l'entreprise.
- •identifier la personne pénalement responsable, l'auteur et le complice ;
- •associer une peine à une infraction (amende, emprisonnement…) ;
- •schématiser les grandes étapes de la procédure pénale ;
- •mettre en évidence les grandes règles de la procédure pénale ;
- •identifier la responsabilité pénale du commissaire aux comptes (CAC).
- •les éléments constitutifs de l'infraction ;
- •la classification des infractions : crime, délit, contravention ;
- •l'identification de la personne responsable : auteur, complice ;
- •la procédure pénale : action publique et action civile, instruction préparatoire, jugement et voie de recours, principes directeurs d'un procès ;
- •le statut pénal du CAC.
6.2 Les infractions de droit commun applicables aux affaires et les infractions spécifiques du droit pénal des sociétés et groupements d'affaires
Les infractions de droit commun visent surtout à protéger la propriété intéressant la vie des affaires. Principe constitutionnel, la propriété est ici protégée par l'abus de confiance ou l'escroquerie.
- •repérer et nommer les éléments constitutifs de chaque infraction ;
- •distinguer les infractions de droit commun des infractions spécifiques.
- •l'abus de confiance ;
- •l'escroquerie ;
- •les faux et usage de faux ;
- •le recel ;
- •l'abus de biens et du crédit de la société ;
- •la distribution de dividendes fictifs ;
- •la présentation ou publication de bilan ne donnant pas une image fidèle ;
- •la surévaluation des apports ;
- •les infractions remettant en cause le bon déroulement de la mission de contrôle du CAC.
DROIT SOCIAL
AXE 1 : DROIT DES AFFAIRES · Niveau L – 150 heures – 14 ECTS
Partie 1 - Introduction au droit du travail (20 heures)
1.1 Évolutions et sources du droit du travail
Cette introduction a pour objet de : donner une approche du droit du travail ; définir les sources documentaires et préciser comment s'en servir ; distinguer les différentes normes qui fondent les droits et obligations des employeurs et des salariés ; comprendre la hiérarchie des normes ; appréhender les enjeux contemporains du droit du travail : flexisécurité, sécurisation des parcours professionnels notamment.
- •identifier les principales évolutions récentes du droit du travail et les illustrer ;
- •repérer les sources du droit applicables à la relation de travail ;
- •régler un conflit de normes en droit du travail ;
- •qualifier un contrat de travail ;
- •distinguer le contrat de travail d'autres situations de travail (bénévolat, entreprise individuelle, sous-traitance, etc.) et en tirer les conséquences juridiques ;
- •analyser l'interaction entre le droit du travail et l'évolution des contextes économiques.
- •repères historiques relatifs à la construction du droit du travail ;
- •définition du droit du travail : caractères du droit du travail : protection du salarié, dimension collective des relations de travail, conflits et évolutions en lien avec le contexte économique ; champ d'application.
- •principes récents en droit du travail : égalité homme-femme, égalité de traitement, non-discrimination ;
- •sources spécifiques au droit du travail : sources internationales et sources européennes, sources nationales étatiques et professionnelles, jurisprudence, contrat de travail, usages et engagements unilatéraux de l'employeur ;
- •importance des sources professionnelles : place accordée à l'accord d'entreprise au sein du droit négocié ;
- •hiérarchie des normes et règles de résolution des conflits de normes.
1.2 Les contrôles de l'application du droit du travail et le contentieux de la relation de travail
Le contentieux de la relation de travail est éclaté entre de nombreuses juridictions. Le contentieux le plus fréquent relève du conseil de prud'hommes et porte sur la rupture du contrat de travail.
- •caractériser l'infraction de travail dissimulé et ses conséquences.
- •identifier les missions et moyens d'action des agents de contrôle de l'inspection du travail et des directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte).
- •déterminer la juridiction compétente à l'occasion d'un litige du travail.
- •schématiser la procédure prud'homale.
- •informer sur la nature et les caractéristiques des modes alternatifs de règlement des différends dans le cadre d'un litige individuel prud'homal.
- •présentation de l'inspection du travail et des Direccte ;
- •les contrôles de l'application du droit du travail : le contrôle du travail dissimulé, les contrôles de l'inspection du travail.
- •les contentieux de la relation de travail : le contentieux prud'homal, les modes alternatifs de règlement des différends (Mard) dans le cadre d'un litige prud'homal, le contentieux civil du travail, le contentieux pénal du travail, le contentieux administratif du travail.
Partie 2 - Aspects individuels du droit du travail (70 heures)
2.1 La formation et l'exécution du contrat de travail
La relation de travail est une relation contractuelle qui doit suivre les règles du droit des obligations. Recruter, rédiger un contrat de travail, insérer des clauses particulières sont autant de techniques contractuelles où se manifeste la liberté des parties.
- •vérifier la légalité d'un recrutement ;
- •distinguer pourparlers, offre de contrat de travail et promesse unilatérale de contrat de travail ;
- •vérifier la formation du contrat de travail et les formalités liées à l'embauche ;
- •déterminer les principales obligations légales des parties à un contrat de travail ;
- •qualifier les clauses spécifiques d'un contrat de travail et en apprécier la validité ;
- •rédiger une clause du contrat de travail et en apprécier l'intérêt.
- •le recrutement : les acteurs, les restrictions à la liberté d'embauche, les modalités de recrutement ;
- •la formation du contrat de travail : conclusion du contrat de travail ; conditions de fond (consentement, capacité, contenu licite et certain) ; conditions de forme.
- •les formalités liées à l'embauche ;
- •l'exécution du contrat : les obligations de l'employeur et du salarié ;
- •les clauses courantes inscrites dans un contrat de travail : période d'essai, non concurrence, dédit formation, mobilité, objectifs, exclusivité.
2.2 La diversité des contrats de travail
Il n'y a pas un contrat de travail mais différents types de contrats de travail. Si le contrat à durée indéterminée (CDI) reste le contrat de droit commun, l'embauche se formalise souvent par des contrats précaires.
- •justifier le choix d'un contrat de travail dans un contexte donné ;
- •vérifier la légalité du motif de recours au CDD ou au CTT ;
- •comparer le régime juridique du CDD et du CTT ;
- •identifier les spécificités du portage salarial, du contrat d'apprentissage et du contrat de professionnalisation ;
- •apprécier l'intérêt du recours au temps partiel pour l'employeur.
- •le contrat à durée indéterminée ;
- •le CDI de chantier ou d'opération ;
- •les contrats atypiques : CDD, CTT, portage salarial, contrat d'apprentissage, contrat de professionnalisation ;
- •le contrat à temps partiel.
2.3 L'évolution du contrat de travail
Le contrat de travail est un contrat à exécution successive dont le déroulement peut être affecté par des événements extérieurs. La stabilité de la relation de travail peut alors être mise en cause.
- •identifier les cas de suspension du contrat de travail et en déduire les principaux effets ;
- •qualifier une modification du contrat de travail et une modification des conditions de travail ; en tirer les conséquences juridiques ;
- •repérer, dans une situation donnée, une modification de la situation juridique de l'employeur et en tirer les conséquences juridiques pour l'une ou l'autre des parties.
- •la suspension du contrat : généralités (classification des causes de suspension, règles communes), étude des cas de suspension liés à un arrêt maladie dû à un risque professionnel, à un risque non professionnel, à une maternité ;
- •la modification du contrat ;
- •le transfert d'entreprise et le maintien du contrat de travail.
2.4 Le temps de travail
Vie professionnelle et personnelle s'articulent autour de la réglementation du temps de travail. Alors que la baisse de la durée du travail n'est plus au cœur des réformes législatives, durée et aménagement du temps de travail sont devenus un des enjeux de la négociation collective.
- •Qualifier le temps de travail effectif.
- •Préciser le cadre légal et conventionnel du recours aux heures supplémentaires et les obligations de l'employeur en termes de repos et de rémunération, dans une situation donnée.
- •Préciser les conditions et les effets du recours à l'aménagement du temps de travail, au travail de nuit et aux conventions de forfait.
- •Établir le cadre légal des droits à congés payés.
- •Identifier les dérogations au repos dominical et leur régime à partir d'une documentation.
- •Évaluer les marges de manœuvre de l'employeur pour faire varier le temps de travail d'un salarié.
- •La durée du travail : durée légale ; régime juridique des heures supplémentaires ; aménagement du temps de travail ; travail de nuit ; principales caractéristiques des conventions de forfait ; obligations de l'employeur quant à la mesure de la charge de travail des salariés.
- •Les congés et repos : congés payés ; jours fériés, repos (quotidien, hebdomadaire et dominical) ; principaux types de dérogations au repos dominical.
2.5 La rémunération
La fixation du salaire, contrepartie du travail, ne résulte pas de la simple liberté contractuelle : des règles d'origine légale, conventionnelle ou jurisprudentielle encadrent la rémunération.
- •Préciser les limites légales et conventionnelles encadrant la fixation de la rémunération.
- •Analyser un bulletin de salaire au regard des règles de droit étudiées.
- •Les différents éléments du salaire.
- •Les modalités de détermination du salaire et de ses éléments accessoires et complémentaires.
- •Les mesures de protection du salaire à l'égard des créanciers de l'employeur et du salarié.
- •Le bulletin de salaire : mentions obligatoires et interdites, notion de salaire brut, salaire net et lien avec la protection sociale.
- •Les conditions de remise, conservation et force probante du bulletin de salaire.
2.6 La formation du salarié
La formation professionnelle tout au long de la vie vise à permettre à chaque personne, indépendamment de son statut, d'acquérir et d'actualiser des connaissances et des compétences favorisant son évolution professionnelle.
- •Identifier les différentes contributions de l'employeur au financement de la formation.
- •Préciser les obligations de l'employeur en matière d'adaptation de ses salariés aux évolutions de l'emploi et leurs conséquences juridiques.
- •Repérer les différents types d'actions de formation inscrites dans un plan de formation et comprendre son intérêt pour l'employeur.
- •Vérifier les conditions de mobilisation du compte personnel de formation ou d'obtention d'un congé individuel de formation.
- •Établir le rôle des différents acteurs de la formation selon le dispositif de formation.
- •Obligations de l'employeur : financement de la formation par les cotisations patronales ; adaptation des salariés aux évolutions de l'emploi ; entretien biannuel ; formation lors du licenciement.
- •Plan de formation : outil de l'employeur pour répondre à ses obligations et objectifs stratégiques de gestion des compétences.
- •Mobilisation du compte personnel de formation ou du congé individuel de formation et leurs conséquences juridiques.
- •Validation des acquis d'expérience.
- •Acteurs de la formation : financeurs, opérateurs.
2.7 Pouvoirs de l'employeur et libertés des salariés
Le pouvoir de l'employeur, inhérent à sa qualité de chef d'entreprise, réside dans son pouvoir normatif (élaboration de règles) mais également dans la possibilité d'infliger des sanctions disciplinaires.
- •Vérifier la validité du règlement intérieur.
- •Caractériser le degré de gravité d'une faute, déterminer les sanctions associées et la procédure disciplinaire adéquate.
- •Apprécier l'étendue du pouvoir de contrôle du juge sur la mise en œuvre du pouvoir de sanction de l'employeur.
- •Vérifier le respect par l'employeur des libertés individuelles et fondamentales du salarié dans l'exercice de ses pouvoirs.
- •Repérer un cas de discrimination dans le cadre de la relation de travail et en tirer les conséquences juridiques.
- •Fondements du pouvoir de l'employeur.
- •Actes réglementaires de l'employeur.
- •Droit disciplinaire : fautes et sanctions disciplinaires ; garanties procédurales ; contrôle judiciaire.
- •Articulation entre le pouvoir de direction de l'employeur et les libertés fondamentales et individuelles du salarié.
- •Articulation entre le pouvoir de direction de l'employeur et le principe de non-discrimination.
2.8 Pouvoirs de l'employeur et protection de la santé des salariés
L'exécution du contrat de travail fait peser sur les salariés des risques professionnels susceptibles d'altérer leur santé ou de provoquer un accident.
- •Identifier les instances chargées de la protection de la santé du salarié, et exposer leurs attributions.
- •Vérifier la possibilité pour un salarié d'exercer son droit de retrait et/ou son droit d'alerte, dans une situation donnée.
- •Analyser l'étendue de l'obligation de sécurité de l'employeur et les sanctions.
- •Obligations de l'employeur et sanctions : obligation générale de sécurité (étendue et mise en œuvre) ; prévention de la pénibilité ; responsabilité pénale de l'employeur au titre du code du travail et du code pénal ; délégation de pouvoirs ; responsabilité civile.
- •Droits et obligations du salarié en matière de sécurité et de santé.
- •Acteurs de la santé au travail.
2.9 La rupture du contrat de travail
Le contrat de travail conclu sans détermination de durée peut être rompu à l'initiative de l'une ou l'autre des parties ou d'un commun accord. Les modes de rupture sont relativement diversifiés et obéissent à des règles propres.
- •Analyser la validité d'un licenciement pour motif personnel.
- •Apprécier la possibilité pour l'employeur d'avoir recours au licenciement pour motif économique dans un contexte donné.
- •Exploiter une documentation juridique relative aux obligations de l'employeur dans le cadre d'un licenciement pour motif économique.
- •Décrire la procédure de validation du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et ses conséquences.
- •Déterminer le mode de rupture adapté à une situation donnée.
- •Préciser les conséquences financières d'une rupture du contrat de travail dans une situation donnée.
- •Le licenciement pour motif personnel : motifs et procédure.
- •Le licenciement pour motif économique : motifs, obligations de l'employeur, procédure de licenciement individuel, collectif de moins de 10 salariés, procédure de grand licenciement collectif.
- •Les autres modes de rupture du contrat de travail : la démission, la prise d'acte de la rupture, la rupture conventionnelle, la force majeure, la résiliation judiciaire, le départ et la mise à la retraite.
- •Les effets de la rupture du contrat de travail.
Partie 3 - Aspects collectifs du droit du travail (40 heures)
3.1 La représentation collective
Le travail s'exerce dans une collectivité : au contrat se superposent des règles démocratiques inspirées de la représentation politique. Différentes institutions de représentation et des dispositifs d'information ont été progressivement introduits au sein de l'entreprise.
- •Identifier les principales institutions représentatives du personnel et leurs principales attributions.
- •Repérer les situations où l'employeur est tenu de mettre en place une institution représentative du personnel.
- •Caractériser les syndicats représentatifs et les syndicats non représentatifs et distinguer leurs prérogatives.
- •Identifier les salariés protégés et les moyens de leur protection.
- •Caractériser le délit d'entrave et ses sanctions.
- •Les institutions représentatives du personnel : mise en place, missions et moyens.
- •Le bilan social.
- •Les syndicats : la liberté syndicale ; le statut juridique des syndicats ; la représentation syndicale dans l'entreprise ; rôles de l'action syndicale.
- •La protection des institutions représentatives du personnel et des syndicats : les personnes protégées ; les moyens de la protection ; les délits d'entrave.
3.2 La négociation collective
Au fil des réformes, la place laissée à la négociation collective s'étend régulièrement. En particulier, le rôle des accords de branche et des accords d'entreprise a été significativement renforcé dans la définition des règles encadrant la relation de travail.
- •Déterminer le champ d'application de l'accord ou de la convention ordinaire, élargi ou étendu.
- •Articuler les normes conventionnelles entre elles et par rapport à la loi.
- •Identifier les personnes habilitées à négocier des accords d'entreprise en l'absence de délégué syndical.
- •Vérifier les conditions de validité de l'accord ou de la convention aux différents niveaux de négociation.
- •Analyser la légalité et les effets d'une procédure de dénonciation d'un accord collectif.
- •Le droit commun de la négociation et des conventions collectives : formation, révision, dénonciation, modalités d'application, extension et élargissement.
- •Le droit particulier de la négociation et des conventions collectives : accords nationaux interprofessionnels ; accords et conventions de branche ; accords d'entreprise.
3.3 L'association des salariés aux performances de l'entreprise
Différentes dispositions permettent d'associer, de façon facultative ou obligatoire, les salariés aux performances de l'entreprise.
- •Distinguer participation et intéressement.
- •Repérer les situations où l'employeur est tenu de mettre en place la participation.
- •Distinguer plan d'épargne entreprise (PEE) et plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco).
- •La participation des salariés aux résultats de l'entreprise.
- •L'intéressement.
- •Les plans d'épargne : PEE et PERCO.
3.4 Les conflits collectifs
Le droit de grève est une liberté conquise par une longue lutte sociale.
- •Différencier un mouvement illicite et une grève licite.
- •Identifier les effets de l'exercice normal du droit de grève.
- •Caractériser l'exercice anormal du droit de grève et en tirer les conséquences.
- •Identifier une situation contraignante pouvant fonder un lock-out et préciser son régime.
- •Caractériser conciliation, médiation et arbitrage.
- •Les conflits non contentieux de la relation de travail : la grève ; le « lock-out » ; les modes alternatifs de règlement des différends (MARD) dans le cadre d'un litige collectif : la conciliation, la médiation et l'arbitrage.
Partie 4 - La protection sociale (20 heures)
4.1 Introduction au droit de la protection sociale
La protection sociale garantit les personnes contre les risques sociaux susceptibles de réduire ou de supprimer leurs revenus ou d'accroître leurs dépenses (vieillesse, maladie, invalidité, chômage…).
- •Repérer les grandes étapes et principes de la construction du droit de la protection sociale.
- •Schématiser l'organisation de la protection sociale : les grands acteurs de la protection sociale et les risques couverts.
- •Repérer les sources du droit de la protection sociale.
- •Identifier les différents régimes sociaux.
- •Identifier le régime auquel une personne est assujettie en fonction de sa situation.
- •Les repères historiques quant à la construction du droit de la protection sociale.
- •Les grands principes de la protection sociale.
- •La présentation des sources spécifiques au droit de la protection sociale.
- •Les acteurs de la protection sociale.
- •Les différents régimes.
4.2 Contrôles et contentieux social
Toutes les personnes morales et physiques redevables de cotisations sociales ou dans l'obligation de remplir des déclarations sociales peuvent faire l'objet d'un contrôle de l'Urssaf.
- •Cerner les missions et moyens d'action des inspecteurs du recouvrement.
- •Déterminer la juridiction compétente à l'occasion d'un litige relatif à la Sécurité sociale.
- •Les contrôles de l'Urssaf.
- •Le contentieux de la Sécurité sociale.
4.3 Le régime général de la Sécurité sociale
Le régime général de la Sécurité sociale est organisé en branches autonomes assurant la couverture d'un ou plusieurs risques sociaux.
- •Identifier les risques couverts et présenter leur régime respectif.
- •Distinguer la prise en charge d'un risque selon son origine professionnelle ou non.
- •Qualifier un accident du travail, un accident de trajet ou une maladie professionnelle.
- •Caractériser une faute inexcusable ou intentionnelle de l'employeur et son incidence pour l'employeur et sur le droit à réparation du salarié.
- •La protection contre les aléas de la vie : assurances maladie, maternité, invalidité, décès.
- •La protection de la vieillesse : droits à pension de retraite et prestations.
- •La couverture des risques professionnels : accidents du travail et accidents de trajet, maladies professionnelles.
4.4 La protection en cas de chômage
L'assurance chômage est un système de protection sociale qui assure notamment aux salariés privés d'emploi un revenu de substitution.
- •Identifier les conditions d'indemnisation du chômage, les droits et obligations du demandeur d'emploi.
- •Apprécier la validité du motif et des modalités de recours à l'activité partielle.
- •Chômage total.
- •Activité partielle.
4.5 La protection sociale complémentaire
Les régimes complémentaires assurent un complément aux versements de la Sécurité sociale. Certains sont obligatoires et d'autres facultatifs.
- •Identifier les institutions et les opérations réalisées par les régimes complémentaires.
- •Déterminer si un régime de protection sociale complémentaire est obligatoire ou facultatif.
- •Les régimes complémentaires : institutions et opérations.
4.6 Notions sur d'autres régimes
Il s'agit de préciser les modalités de couverture des risques sociaux des personnes qui ne relèvent pas du régime général ou des régimes spéciaux.
- •Identifier les personnes assujetties.
- •Identifier les organismes en charge de ce régime.
- •Caractériser le régime social de l'assujetti.
- •Les assurances maladie, vieillesse et chômage des personnes assujetties.
DROIT FISCAL
AXE 1 : DROIT DES AFFAIRES · Niveau L : 150 heures – 14 ECTS
Partie 1 - Introduction générale au droit fiscal (5 heures)
Le pouvoir de prélever l'impôt est inscrit dans la Constitution. En pratique, les impôts sont nombreux et contribuent de manière variable à alimenter les recettes budgétaires de l'État ou des collectivités territoriales.
- •Repérer et distinguer le droit fiscal parmi les différentes branches du droit.
- •Caractériser les principales sources du droit fiscal.
- •Identifier les principaux prélèvements obligatoires.
- •Mettre en évidence le rôle de l'administration fiscale et le rôle du juge fiscal.
- •Identifier les règles fiscales applicables à une situation donnée et repérer leurs évolutions.
- •Rechercher, identifier et appliquer les nouvelles dispositions fiscales.
- •Caractéristiques du droit fiscal.
- •Sources du droit fiscal.
- •Classifications des impôts et taxes.
- •Organisation et rôle de l'administration fiscale.
- •Rôle du juge fiscal.
- •Nécessité et mise en œuvre d'une veille fiscale.
Partie 2 - L'impôt sur le revenu des personnes physiques (20 heures)
L'impôt sur le revenu (IR), même s'il ne constitue pas le principal impôt dans le système fiscal français, revêt une grande importance à la fois sur le plan social, sur le plan symbolique et sur le plan économique.
- •Schématiser la détermination et/ou le calcul de l'impôt sur le revenu.
- •Les principes généraux de l'impôt sur le revenu.
2.1- Champ d'application
Le revenu des personnes physiques est imposé au niveau familial.
- •Qualifier les personnes imposables.
- •Déterminer la composition du foyer fiscal.
- •Personnes imposables et non imposables.
- •Territorialité de l'impôt.
- •Composition du foyer fiscal.
2.2 Détermination du revenu brut global, du revenu net global et du revenu imposable
Le revenu imposable qui sert de base au calcul de l'impôt est un revenu global, somme d'une série de revenus catégoriels de source française comme de source étrangère.
- •Identifier les caractéristiques du revenu global.
- •Qualifier et classer un revenu selon sa catégorie fiscale.
- •Calculer et justifier le montant du revenu imposable selon sa catégorie.
- •Déterminer le revenu brut global, le revenu net global et le revenu imposable.
- •Modalités de détermination et caractéristiques du revenu brut global.
- •Qualification professionnelle ou non professionnelle d'une activité.
- •Traitements et salaires, rémunération des dirigeants.
- •Bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
- •Bénéfices non commerciaux (BNC).
- •Bénéfices agricoles (BA).
- •Revenus fonciers (RF).
- •Revenus des capitaux mobiliers (RCM).
- •Plus-values des particuliers.
- •Charges déductibles du revenu global.
2.3 Déclaration, calcul et paiement de l'impôt
Le passage du revenu imposable à l'impôt conduit à tenir compte des charges de famille du contribuable, afin d'atténuer la progressivité du barème de l'impôt, mais aussi de mesures d'incitation fiscale qui prennent la forme de réductions ou de crédits d'impôt.
- •Déterminer et justifier l'impôt sur le revenu d'un foyer fiscal.
- •Déterminer les réductions et crédits d'impôt.
- •Expliquer les modalités de déclaration et de paiement de l'impôt.
- •Règles générales de déclaration.
- •Application du quotient familial.
- •Calcul de l'impôt avec prise en compte des réductions et crédits d'impôts.
- •Modalités de paiement de l'impôt sur le revenu.
Partie 3 - Prélèvements sociaux (5 heures)
Les prélèvements sociaux concernent la plupart des revenus du particulier. Leur calcul est abordé conjointement avec les revenus concernés.
- •Déterminer et justifier le calcul des prélèvements sociaux, déductibles et non déductibles, à partir d'une documentation fiscale.
- •Expliquer les modalités de déclaration et de paiement.
- •Expliquer et calculer le montant déductible de la CSG et les modalités de déduction.
- •Principes généraux.
- •Contribution sociale généralisée (CSG) / Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et autres prélèvements sociaux.
- •Prélèvements sociaux sur les revenus d'activité et de remplacement.
- •Prélèvements sociaux sur les revenus du capital (patrimoine financier et immobilier).
Partie 4 - Imposition du résultat de l'entreprise (60 heures)
Le Code général des impôts définit les règles de détermination du résultat des entreprises individuelles.
- •Distinguer les entreprises relevant de l'impôt sur les sociétés (IS) de celles relevant de l'IR.
- •Décrire et justifier le passage du résultat comptable au résultat fiscal.
- •Principes généraux d'imposition des entreprises.
- •Classification fiscale des sociétés.
4.1 Imposition des résultats de l'entreprise individuelle relevant des BIC
L'imposition du résultat de l'entreprise individuelle n'est pas dissociable de l'imposition de l'exploitant dans le cadre de l'impôt sur le revenu.
- •Identifier et expliquer les différences entre le résultat comptable et le résultat fiscal.
- •Caractériser le traitement fiscal des différentes opérations comptables et opérer les retraitements nécessaires.
- •Qualifier les plus ou moins-values professionnelles et identifier les différents traitements fiscaux applicables.
- •Déterminer le résultat fiscal, ses modalités d'imposition ou la gestion du déficit.
- •Proposer des conseils et recommandations en matière fiscale pour les entreprises individuelles relevant des BIC.
- •Champ d'application des bénéfices industriels et commerciaux.
- •Distinction entre BIC professionnels et BIC non professionnels.
- •Définition du bénéfice imposable.
- •Principes généraux de détermination du résultat fiscal.
- •Produits imposables et non imposables.
- •Charges déductibles et non déductibles.
- •Plus-values et moins-values professionnelles.
- •Détermination du résultat fiscal.
- •Modalités de déclaration du résultat fiscal.
- •Traitement des déficits.
- •Régimes d'imposition des entreprises : micro et réel (normal et simplifié).
- •Centres de gestion agréés et experts-comptables conventionnés.
4.2 Imposition des résultats dans le cadre des sociétés de personnes non soumises à l'IS
Les sociétés de personnes déterminent et déclarent un résultat fiscal. En revanche, l'impôt correspondant est acquitté individuellement par les associés. Il s'agit du régime dit de la « translucidité fiscale ».
- •Schématiser, dans une situation donnée, le mécanisme d'imposition des sociétés de personnes non soumises à l'impôt sur les sociétés.
- •Déterminer et justifier la quote-part du résultat fiscal imposable ou déductible au niveau de chaque associé.
- •Champ d'application et modalités d'imposition au niveau des associés.
- •Détermination du résultat fiscal au niveau de la société.
- •Détermination de la quote-part du résultat fiscal imposable au niveau de chaque associé.
4.3 Imposition des résultats dans le cadre des sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés
Les sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés (IS) sont des entités qui disposent de la pleine capacité fiscale.
- •Identifier et expliquer les différences entre le résultat comptable et le résultat fiscal.
- •Analyser et expliquer le traitement fiscal des différentes opérations comptables et déterminer les retraitements nécessaires.
- •Qualifier les plus ou moins-values professionnelles, déterminer et justifier les différents traitements fiscaux applicables.
- •Déterminer et justifier le résultat fiscal, ses modalités d'imposition ou la gestion du déficit.
- •Proposer des conseils et recommandations en matière fiscale pour les sociétés relevant de l'impôt sur les sociétés.
- •Champ d'application et territorialité de l'impôt sur les sociétés.
- •Étude des règles spécifiques de détermination du résultat fiscal applicables aux sociétés soumises à l'impôt sur les sociétés.
- •Plus ou moins-values professionnelles des sociétés relevant de l'impôt sur les sociétés.
- •Détermination et déclaration du résultat fiscal.
- •Liquidation et paiement de l'impôt sur les sociétés et des contributions additionnelles.
- •Traitement des déficits.
4.4 Réductions, exonérations et crédits d'impôts
Le législateur utilise fréquemment le droit fiscal comme outil incitatif en direction des entreprises pour favoriser leur création, développer l'investissement ou la recherche.
- •Identifier l'intérêt pour l'État d'accorder des réductions, exonérations et crédits d'impôts.
- •Repérer les différentes dispositions de faveur à partir d'une documentation fiscale et en déterminer l'impact.
- •Exonérations d'impôts.
- •Réductions et crédits d'impôts accordés aux entreprises.
Partie 5 - Taxe sur la valeur ajoutée (35 heures)
Principale recette fiscale du budget de l'État, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) constitue le premier impôt sur la dépense.
- •Qualifier les opérations et justifier les règles applicables en matière de taxe sur la valeur ajoutée.
- •Déterminer et mettre en œuvre, dans une situation donnée, les mécanismes d'exigibilité, de déduction et de régularisation de la taxe sur la valeur ajoutée.
- •Déterminer le montant de la taxe sur la valeur ajoutée due ou du crédit de taxe sur la valeur ajoutée.
- •Justifier l'intérêt de prendre des options en matière de taxe sur la valeur ajoutée.
- •Champ d'application.
- •Territorialité de la taxe sur la valeur ajoutée.
- •Taxe sur la valeur ajoutée exigible : fait générateur, exigibilité, base et taux.
- •Taxe sur la valeur ajoutée déductible : conditions générales de déduction, coefficient de déduction, secteurs distincts d'activité.
- •Régularisations de la taxe sur la valeur ajoutée.
- •Régimes particuliers de taxe sur la valeur ajoutée : opérations immobilières ; biens d'occasion ; locations immobilières ; auto liquidation.
- •Régimes réels d'imposition (normal et simplifié) et franchise en base.
- •Liquidation et déclaration de la taxe sur la valeur ajoutée.
- •Modalités de règlement de la TVA et traitement du crédit de TVA.
Partie 6 - Taxes assises sur les salaires (5 heures)
Les salaires versés par les entreprises servent d'assiette à différents prélèvements. Ces impositions constituent une charge importante pour les entreprises.
- •Expliquer le champ d'application de ces taxes.
- •Déterminer et justifier l'assiette.
- •Expliquer les principes de calcul en s'appuyant sur une documentation.
- •Champ d'application, détermination de l'assiette, calcul de l'impôt dans le cadre des situations les plus courantes pour l'entreprise : taxe sur les salaires ; taxe d'apprentissage ; participation des employeurs au financement de la formation professionnelle continue ; participation des employeurs au financement de la construction.
Partie 7 - Imposition du patrimoine (15 heures)
Dans le système fiscal français, c'est la détention ou la transmission d'un patrimoine qui peut faire l'objet d'une imposition.
- •Identifier et expliquer les règles générales de l'imposition du patrimoine.
- •Principes généraux.
7.1 Impôts locaux
Au fil du temps, la fiscalité locale a pris une importance croissante et se révèle sensible aux yeux des contribuables.
- •Identifier et expliquer le champ d'application, les modalités de calcul et de déclaration de la taxe foncière et de la contribution économique territoriale.
- •Déterminer et justifier le mécanisme de plafonnement de la contribution économique territoriale.
- •Présenter les modalités de paiement de ces impôts.
- •Taxes foncières.
- •Contribution économique territoriale : cotisation foncière des entreprises et cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.
7.2 Droits d'enregistrement
Ancrés depuis fort longtemps dans le droit fiscal, les droits d'enregistrement frappent les mutations qui portent sur des éléments du patrimoine.
- •Distinguer et qualifier les notions d'apport à titre onéreux et d'apport à titre pur et simple.
- •Déterminer et expliquer la base d'imposition.
- •Déterminer et justifier le montant des droits d'enregistrement.
- •Justifier pour les immeubles, si la cession est soumise aux droits d'enregistrement ou à la taxe sur la valeur ajoutée.
- •Règles applicables aux droits d'enregistrement.
- •Droits de mutation à titre onéreux sur les cessions d'immeubles, de fonds de commerce et de droits sociaux.
- •Droits d'enregistrement applicables aux apports en société.
7.3 L'impôt sur la fortune immobilière
L'impôt sur la fortune immobilière taxe le patrimoine immobilier détenu par les personnes physiques dès lors que sa valeur excède un certain seuil.
- •Expliquer la composition de l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière.
- •Déterminer et justifier l'assiette.
- •Déterminer le montant dû.
- •Qualifier et expliquer les particularités liées aux exonérations des biens professionnels.
- •Expliquer les modalités de calcul, de déclaration et de paiement.
- •Personnes imposables.
- •Assiette de l'impôt sur la fortune immobilière : biens imposables, biens exonérés (totalement ou partiellement) et passif déductible.
- •Particularité des biens professionnels.
- •Calcul de l'impôt sur la fortune immobilière en tenant compte des réductions et du plafonnement.
- •Modalités de déclaration et de paiement.
Partie 8 - Notions de contrôle fiscal (5 heures)
L'administration fiscale est dotée, par la loi fiscale, du pouvoir de contrôler l'application qui est faite de la réglementation et de sanctionner, le cas échéant, les erreurs ou les irrégularités constatées.
- •Expliquer les principes généraux du contrôle fiscal.
- •Déterminer les délais de prescription et les garanties du contribuable.
- •Déterminer les sanctions des principales infractions aux obligations fiscales.
- •Identifier la juridiction compétente en cas de contentieux.
- •Les formes de contrôle fiscal.
- •Délais de reprise et de prescription.
- •Rescrit fiscal.
- •Garanties du contribuable.
- •Conséquences du contrôle fiscal.
- •Sanctions fiscales et pénales applicables.
- •Compétence des tribunaux en matière de contentieux fiscal.
- •rechercher, si besoin calculer et valider une information comptable ou financière ;
- •exploiter une documentation (chiffrée ou non) ;
- •identifier les outils d'analyse adaptés ;
- •exploiter et commenter les résultats obtenus afin de proposer des décisions à court, moyen et long terme ;
- •rédiger un argumentaire pour conseiller le décideur.
ÉCONOMIE CONTEMPORAINE
AXE 3 : ANALYSE ÉCONOMIQUE ET MANAGÉRIALE · Niveau L : 200 heures – 14 ECTS
Partie 1 - Fondements et finalités de l'activité économique (20 heures)
1.1 Quels problèmes l'économie tente-t-elle de résoudre ?
Face à des problématiques contemporaines, il s'agit de mettre en évidence comment l'économie se situe au cœur de la vie et des décisions des individus, tout en tenant compte des nouveaux enjeux du développement durable.
- •Mettre en évidence l'omniprésence du problème de la rareté des ressources.
- •Identifier l'allocation des ressources comme une recherche de l'adéquation entre des ressources rares et des besoins illimités.
- •Illustrer la logique de choix et d'arbitrage des agents sur l'emploi des ressources.
- •Le concept de science économique.
- •La variété et la rareté des ressources.
- •L'allocation des ressources.
1.2 Qu'est-ce que l'activité économique ?
Pour satisfaire leurs besoins, les agents effectuent des opérations économiques qui les mettent en interaction dans une logique systémique.
- •Identifier et schématiser les relations entre les différents agents économiques.
- •Commenter la répartition des dépenses de consommation.
- •Différencier les différentes formes d'épargne.
- •Différencier les formes et les motifs de l'investissement.
- •Analyser la contribution des grandes variables de l'équilibre ressources-emplois à l'activité économique.
- •Les différents agents économiques, leurs rôles.
- •L'interdépendance entre les opérations économiques et l'équilibre ressources-emplois.
- •Les contributions à l'activité économique : consommation, investissement, commerce extérieur.
- •Consommation : définition, typologies, mesure et structure de la consommation des ménages.
- •Épargne : définition, formes.
- •Investissement : définition, mesure et typologies.
1.3 Comment l'activité économique crée-t-elle de la richesse ?
L'ensemble des interactions entre les agents économiques contribue à la richesse créée au sein d'une économie.
- •Identifier la contribution des différents acteurs à la création de richesse.
- •Caractériser un tissu productif à l'aide de données statistiques.
- •Analyser les enjeux de la répartition de la valeur ajoutée entre les différents bénéficiaires.
- •Valeur ajoutée.
- •Production marchande, non-marchande.
- •Critères de classification des entreprises : taille, branche, filière, secteur.
- •Les secteurs économiques : définition et poids relatif.
- •Économie sociale et solidaire : définition et poids relatif.
- •Répartition primaire de la richesse.
1.4 Comment rendre compte de la situation économique d'un pays ?
Le PIB demeure l'indicateur le plus utilisé pour mesurer la richesse créée et réaliser des comparaisons spatio-temporelles.
- •Repérer comment le PIB rend compte de la richesse créée.
- •Comparer la situation de pays dans le temps et l'espace à partir de différents indicateurs.
- •Justifier l'usage d'indicateurs alternatifs au regard des limites du PIB.
- •PIB : définition, modes de calcul.
- •Rôle et limites du PIB.
- •Externalités positives et négatives.
- •Indicateurs alternatifs : IDH et autres indicateurs de développement, intérêts et limites.
Partie 2 - Le fonctionnement de l'économie de marché (30 heures)
2.1 Pourquoi l'économie de marché s'est-elle imposée en tant que principal régime d'organisation économique et sociale ?
L'économie de marché est progressivement devenue le principal modèle d'organisation économique et sociale.
- •Identifier les caractéristiques des économies de marché.
- •Caractériser les différentes formes de concurrence.
- •Mettre en évidence les mécanismes de formation des prix.
- •Identifier le rôle des prix dans le comportement des agents et l'allocation des ressources.
- •Étudier les bienfaits attendus et les limites de la concurrence sur un marché.
- •Économie de marché, libéralisme économique, économie mixte.
- •Marché : rôle et fonctionnement.
- •La notion de concurrence : cadre normatif de la concurrence pure et parfaite, réalité de la compétition entre entreprises (Walras, Pareto, Baumol).
- •Les caractéristiques de l'équilibre de marché dans un cadre concurrentiel.
- •Analyse dynamique de la concurrence (Schumpeter, Hayek).
2.2 Pourquoi encadrer le fonctionnement du marché ?
L'État, dans une économie de marché, assure, à différents échelons institutionnels, une régulation du fonctionnement des marchés pour limiter les inconvénients des situations de concurrence imparfaite et des défaillances de marché.
- •Repérer les différentes structures de marché de concurrence imparfaite.
- •Analyser les comportements des acteurs et leurs répercussions sur l'équilibre d'un marché déterminé en concurrence imparfaite.
- •Identifier les organes chargés de la régulation de la concurrence et les mesures contribuant au maintien de la concurrence.
- •Repérer des cas d'externalités et de biens collectifs, en appréhender les conséquences.
- •Identifier des dispositifs permettant de répondre aux défaillances du marché.
- •Fonctionnement des marchés et comportement des acteurs en concurrence imparfaite.
- •Régulation de la concurrence dans le cadre national et européen.
- •Biens collectifs et externalités : caractéristiques et conséquences (Marshall, Pigou, Coase).
Partie 3 - Les contributions des acteurs financiers à l'activité économique (20 heures)
3.1- Au niveau macroéconomique, quels sont les agents à besoin ou à capacité de financement ?
Les opérations économiques menées par les agents économiques débouchent sur des situations financières diverses.
- •Identifier les agents à besoin et à capacité de financement.
- •Analyser le comportement d'épargne des ménages.
- •Identifier les modalités de financement des entreprises et de l'État.
- •Analyser les conséquences du choix d'une modalité de financement pour un agent économique donné.
- •Agents à capacité de financement : déterminants et motifs de l'épargne des ménages.
- •Agents à besoin de financement (entreprises et État) : déterminants et modalités de financement.
3.2- Quels sont les rôles respectifs des banques et des marchés financiers dans le financement de l'activité économique ?
Les banques et les marchés financiers jouent un rôle complémentaire dans le financement de l'économie selon des modalités spécifiques.
- •Identifier les fonctions des banques.
- •Appréhender la diversité des marchés de capitaux.
- •Analyser la contribution des banques et des marchés de capitaux à l'activité économique.
- •Repérer les nouvelles sources de financement.
- •Analyser les mécanismes financiers d'une crise réelle (passée ou actuelle) et ses conséquences sur l'activité économique.
- •Finance directe/finance indirecte.
- •Rôles des banques : gestion des moyens de paiement ; création monétaire ; transformation des échéances ; Évolution des rôles et places des banques.
- •Rôles des marchés de capitaux : financement à différents horizons temporels, valorisation boursière, liquidité des titres, spéculation, couverture des risques, apports de devises.
- •Les différents types de marchés : marché monétaire ; marché financier ; marché des produits dérivés ; marché des changes.
- •Autres formes de financement (capital-risque, financement participatif).
- •Les autorités monétaires.
Partie 4 - La régulation publique dans une économie de marché (40 heures)
4.1 Quels sont la place et le rôle de l'État ?
La place et le rôle de l'État ont évolué au cours du temps dans les économies de marché.
- •Identifier les fonctions de l'État.
- •Repérer les différents organes de l'action publique au niveau national ou local.
- •Comparer les choix budgétaires de plusieurs États (niveau et structure des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires).
- •Analyser l'évolution des finances publiques d'un pays et ses enjeux.
- •Les fonctions de l'État (Musgrave).
- •Organes de l'action publique : administrations (centrale, sécurité sociale), autorités administratives indépendantes, collectivités locales.
- •Budget de l'État : niveau et structure des dépenses publiques, niveau et structure des prélèvements obligatoires.
- •Déficit public et dette publique.
- •Soutenabilité de la dette publique.
4.2 Quelles politiques économiques l'État peut-il mener ?
L'État met notamment en œuvre un ensemble de politiques économiques visant à atteindre un certain nombre d'objectifs grâce à différents instruments.
- •Distinguer les différents types de politiques économiques.
- •Identifier les caractéristiques des politiques d'offre et de demande.
- •Apprécier les enjeux d'une politique économique donnée.
- •Analyser une décision de politique économique dans un contexte précis.
- •Objectifs de la politique économique : croissance, plein-emploi, stabilité des prix, équilibre extérieur.
- •Typologies des politiques économiques : politiques conjoncturelles/structurelles, politiques d'offre/de demande.
- •Politique de demande : instruments de relance budgétaire, effets et limites (Keynes, Friedman, Laffer).
- •Politique d'offre : instruments, effets et limites (Théories de la croissance endogène).
- •Justifications et limites de l'intervention de l'État (Wagner, Keynes, approches libérales).
4.3 L'appartenance à l'Union Européenne influence-t-elle la conduite de la politique économique des pays membres ?
La construction européenne est un processus graduel autour d'un projet aux dimensions politique, économique et sociale.
- •Identifier les enjeux des principales phases d'élargissement et d'approfondissement de la communauté économique européenne (CEE) puis de l'Union européenne (UE).
- •Illustrer les principes de proportionnalité et de subsidiarité.
- •Caractériser l'organisation de la régulation conjoncturelle au sein de l'Union Économique et Monétaire.
- •Expliquer les mécanismes permettant d'atteindre les objectifs de la politique monétaire.
- •Analyser les difficultés posées par les divergences structurelles au sein de l'Union Européenne.
- •Principales phases d'élargissement et d'approfondissement, poids économique de l'Union Européenne.
- •Principes de proportionnalité et de subsidiarité.
- •Régulation conjoncturelle au sein de l'Union économique et monétaire, UEM (objectifs et instruments) : politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), encadrement des politiques budgétaires nationales.
- •Politiques structurelles de l'Union Européenne : budget de l'Union Européenne, degré inégal d'intégration des politiques de la concurrence, commerciale, fiscale et sociale.
Partie 5 - La croissance économique : origines et enjeux (60 heures)
5.1 La croissance économique doit-elle être systématiquement recherchée ?
La croissance économique est souvent présentée comme un objectif primordial duquel découle la capacité d'un pays à satisfaire les besoins des agents en produisant plus.
- •Différencier croissance économique, fluctuations de l'activité et développement économique.
- •Analyser le rôle de la croissance sur une économie.
- •Croissance économique, croissance potentielle et croissance effective.
- •Développement économique, développement humain (A. Sen), et développement durable.
- •Les finalités de la croissance.
- •Soutenabilité de la croissance.
5.2 Qu'est-ce qui détermine le potentiel de croissance d'une économie ?
Chercher à accroître la richesse d'un pays suppose d'identifier les déterminants de la croissance.
- •Identifier et analyser les déterminants de la croissance.
- •Mettre en évidence le rôle du progrès technique dans la croissance.
- •Le rôle des facteurs de production : capital, travail et ressources naturelles (Ricardo, Malthus, croissance endogène).
- •Le rôle du progrès technique (ou de la productivité globale des facteurs) dans le processus de croissance (Schumpeter, Aghion, Solow, Romer).
5.3 Quelle est l'influence de l'ouverture internationale d'une économie sur sa croissance économique ?
Si les théories classiques du commerce international se fondent sur la défense du libre-échange, l'histoire économique montre que protectionnisme et libre échange ont toujours coexisté.
- •Distinguer internationalisation et mondialisation.
- •Caractériser les principaux flux d'échanges.
- •Expliquer le rôle des firmes multinationales et de la division internationale des processus de production dans la dynamique des échanges.
- •Justifier la défense du libre-échange et les motivations protectionnistes.
- •Identifier les différentes modalités du protectionnisme.
- •Identifier les principaux soldes de la balance des paiements d'une nation.
- •Analyser la situation extérieure d'un pays à partir d'indicateurs et en repérer les conséquences sur la croissance économique.
- •Expliquer les enjeux des politiques d'attractivité vis à vis de la croissance économique.
- •Internationalisation, mondialisation.
- •Échanges internationaux : inter et intra branche, intra-firme, intra-régionaux.
- •Régulation du commerce mondial : organisation et principes.
- •Intégration économique régionale.
- •Investissement direct à l'étranger (IDE).
- •Firmes multinationales, division internationale des processus de production et chaînes de valeur mondiales.
- •Libre-échange : définition, principales théories (Ricardo, Heckscher-Ohlin-Samuelson, Lassudrie-Duchêne ou Linder, Krugman), conséquences.
- •Protectionnisme : définition, modalités, principales théories (List, Kaldor, Krugman, Amin), conséquences.
- •Balance des paiements.
- •Politique d'attractivité et de compétitivité.
5.4 Quel potentiel de croissance dans la perspective d'un développement durable ?
La question de l'épuisement de la croissance et d'une croissance auto-entretenue permet de s'interroger sur la capacité des pays à offrir une quantité de biens sans cesse plus abondante.
- •Caractériser le développement durable dans ses trois dimensions.
- •Analyser les effets attendus des mesures de politique environnementale sur les comportements des acteurs.
- •Analyser les opportunités et les limites du développement durable en termes de croissance économique.
- •Développement durable : dimensions économiques, sociales et environnementales.
- •L'environnement, illustration de défaillances de marché (Coase, Pigou, Hardin, Olstrom).
- •Degré de soutenabilité de la croissance : faible (Stiglitz) ou forte.
- •La transition énergétique.
- •Les instruments des politiques environnementales : fiscalité, droits à polluer, réglementation.
- •Apparition de logiques économiques différentes : économie circulaire, économie des fonctionnalités.
Partie 6 - Les déséquilibres sociaux : explications et enjeux (30 heures)
6.1- Comment expliquer les déséquilibres sur le marché du travail ?
Le chômage apparaît comme un déséquilibre sur le marché du travail, mais ne constitue qu'une des formes de difficultés des individus face à l'emploi.
- •Caractériser la situation du marché du travail à l'aide d'indicateurs variés.
- •Appréhender la diversité des situations des individus sur le marché du travail.
- •Comparer la situation de l'emploi dans différents pays par l'analyse de données statistiques.
- •Analyser les causes structurelles et conjoncturelles du chômage, sur un marché donné.
- •Identifier les causes du dualisme et de la polarisation du marché du travail.
- •Analyser les conséquences de la révolution numérique sur l'emploi et les modalités de travail.
- •Chômage (BIT, Ministère du travail), halo du chômage, sous-emploi.
- •Taux de chômage, taux d'activité, taux d'emploi, comparaison entre pays.
- •Chômage conjoncturel/structurel.
- •Chômage classique/keynésien.
- •Segmentation et polarisation du marché du travail (Piore – Doeringer, Lindbeck – Snower).
- •Autres théories du marché du travail.
6.2- Comment l'action publique peut-elle limiter les déséquilibres sur le marché du travail ?
Les changements de grande ampleur que connaît le marché du travail en France, comme dans tous les pays industrialisés, justifient la mise en œuvre d'un ensemble de politiques visant à limiter, accompagner voire à compenser les nouvelles formes de déséquilibres.
- •Identifier les principales mesures prises dans le cadre des politiques de l'emploi au sein des pays de l'OCDE.
- •Distinguer les mesures dites passives et actives.
- •Comparer les effets attendus des différentes mesures des politiques de l'emploi et des politiques pour l'emploi.
- •Analyser les enjeux de la flexibilité sur le marché du travail, dans ses différentes formes.
- •Caractériser l'action des pouvoirs publics pour accompagner les transformations du marché du travail.
- •Politiques de l'emploi : mesures actives et passives.
- •Politiques pour l'emploi : impacts attendus du soutien à l'activité sur l'emploi.
- •Flexibilité du marché du travail : formes et enjeux.
6.3- Quelles politiques de redistribution face aux risques sociaux et aux inégalités sociales ?
Les inégalités sont de nature multiple et présentent un caractère cumulatif.
- •Identifier les différentes formes d'inégalités et les principaux risques sociaux.
- •Analyser les enjeux de la lutte contre les inégalités et de la couverture des risques sociaux.
- •Caractériser les différents instruments des politiques de redistribution.
- •Analyser l'évolution des principales dépenses et recettes des politiques contemporaines de redistribution.
- •Inégalités sociales : formes, origines et mesure (Piketty).
- •Pauvreté : définitions et mesures.
- •Justification économique des inégalités et remise en cause de l'efficacité des inégalités.
- •Redistribution : objectifs, formes, instruments.
- •Les modèles de protection sociale.
- •Le financement des politiques de redistribution.
FINANCE D'ENTREPRISE
AXE 2 : GESTION COMPTABLE ET FINANCIÈRE · Niveau L : 150 heures - 14 ECTS
Partie 1 - Le diagnostic financier des comptes sociaux (40 heures)
Le diagnostic financier doit permettre de porter un jugement sur les forces et les faiblesses de l'entreprise à partir de données pluriannuelles sur ses états financiers et des informations sectorielles, en vue d'émettre des préconisations.
1.1 La démarche de diagnostic
Mettre en œuvre des méthodes d'analyse des états financiers qui varient en fonction de l'information disponible et du contexte du diagnostic.
- •Expliciter le caractère multidimensionnel du diagnostic d'entreprise.
- •Interpréter les documents de synthèse.
- •Identifier les destinataires du diagnostic financier d'entreprise.
- •Identifier les limites de l'information comptable.
- •Discuter de l'intérêt et des limites de l'information sectorielle.
- •Définition du diagnostic financier d'une entreprise.
- •Diversité des méthodes de diagnostic.
- •Définition et articulation des documents de synthèse : bilan, compte de résultat et annexe.
- •Comparaison dans le temps.
- •Comparaison des données de l'entreprise à celles de son secteur.
- •Intérêts et limites des informations sectorielles.
1.2 L'analyse de l'activité
Analyser l'activité de l'entreprise pour apprécier sa croissance et mesurer son aptitude à dégager des profits.
- •Analyser le compte de résultat.
- •Déterminer les différents soldes intermédiaires de gestion.
- •Justifier les retraitements du tableau des soldes intermédiaires de gestion.
- •Commenter et interpréter les différents soldes intermédiaires de gestion.
- •Déterminer la capacité d'autofinancement selon les méthodes additive et soustractive.
- •Commenter et interpréter la capacité d'autofinancement.
- •Les soldes intermédiaires de gestion : présentation et retraitements.
- •La valeur ajoutée : signification et répartition.
- •La capacité d'autofinancement.
1.3 L'analyse de la structure financière
Analyser la structure des ressources et des emplois mise en œuvre pour que l'entreprise puisse assurer sa pérennité et développer son activité.
- •Expliquer la logique fonctionnelle « emplois ressources ».
- •Différencier les différents cycles d'opérations (investissement, financement, exploitation).
- •Construire un bilan fonctionnel.
- •Calculer le fonds de roulement net global, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie nette.
- •Caractériser l'évolution dans le temps de la structure financière d'une entreprise.
- •L'équilibre fonctionnel du bilan.
- •Le fonds de roulement net global.
- •Le besoin en fonds de roulement (exploitation et hors exploitation).
- •La trésorerie nette.
- •Les retraitements du bilan fonctionnel.
1.4 L'analyse de la rentabilité
Mesurer la rentabilité au strict plan économique ou en introduisant l'impact de l'endettement sur la rentabilité des fonds propres.
- •Différencier charges variables et charges fixes.
- •Calculer et distinguer la rentabilité économique de la rentabilité financière.
- •Mettre en évidence l'effet de levier.
- •Caractériser la problématique rentabilité-risque liée à l'endettement.
- •Analyser la rentabilité d'une activité ou d'une entreprise, dans une situation donnée.
- •Les charges variables, les charges fixes.
- •La rentabilité économique.
- •Le levier opérationnel (ou d'exploitation).
- •La rentabilité financière.
- •L'effet de levier financier.
1.5 L'analyse par les ratios
Déterminer les valeurs relatives pour situer l'entreprise dans l'espace et dans le temps.
- •Distinguer les ratios relatifs à l'activité générale et ceux relatifs à la structure financière.
- •Distinguer les ratios de stock et de flux, en niveau ou en taux de croissance.
- •Analyser les ratios de l'entreprise et les mettre en relation avec ceux du secteur.
- •Réaliser un diagnostic à partir d'un ensemble de ratios pertinents.
- •Identifier les limites d'une analyse basée uniquement sur les ratios.
- •Les ratios d'activité.
- •Les ratios de profitabilité.
- •Les ratios de rotation.
- •Les ratios d'investissement.
- •Les ratios d'endettement.
- •Les ratios de structure.
1.6 L'analyse par les tableaux de flux
Analyser en dynamique les flux de fonds et de trésorerie pour juger de l'aptitude de l'entreprise à honorer ses engagements ainsi qu'à prévenir les éventuelles défaillances.
- •Distinguer tableau de financement et tableau de flux de trésorerie.
- •Identifier le rôle de la trésorerie dans le risque de défaillance.
- •Construire le tableau de financement du Plan comptable général.
- •Construire un tableau de flux de trésorerie selon la méthode directe ou indirecte.
- •Justifier les retraitements des tableaux de flux.
- •Conduire un diagnostic à partir des tableaux de flux.
- •Le tableau de financement (tableau de flux de fonds) et les tableaux de flux de trésorerie.
- •Les retraitements pour l'élaboration des tableaux de flux.
- •Les flux de trésorerie d'exploitation, d'investissement, de financement.
- •La capacité à supporter le coût de la dette, solvabilité.
- •La capacité à financer les investissements.
1.7 Le diagnostic financier
Il s'agit de synthétiser l'ensemble des analyses pour produire une vision globale du diagnostic financier.
- •Conduire un diagnostic financier à partir de données financières.
- •Proposer une conclusion générale à un diagnostic financier.
- •Diagnostic financier : démarche, outils.
Partie 2 - La politique d'investissement (40 heures)
Apprécier la pertinence d'un investissement à partir des flux financiers prévisionnels qu'il engendre sur plusieurs périodes.
2.1 La valeur et le temps
Mettre en évidence la relation entre temps et valeur, mesurée pour un actif ou un passif financier.
- •Distinguer valeur d'usage, valeur historique et valeur de marché.
- •Analyser l'influence du temps sur la valeur et appréhender le lien entre valeur et taux d'actualisation.
- •Calculer et interpréter un taux actuariel.
- •La valeur présente et la valeur future.
- •La capitalisation et l'actualisation en temps discret.
- •Les annuités : définition et détermination.
- •Taux d'intérêt nominal et taux d'intérêt réel.
- •L'évaluation d'un actif par actualisation des flux futurs.
- •Le taux de rendement actuariel.
2.2 La gestion du besoin en fonds de roulement d'exploitation
Évaluer le besoin de financement généré par l'exploitation en se référant aux normes (ou conditions normales) de fonctionnement du cycle d'exploitation.
- •Déterminer le besoin en fonds de roulement d'exploitation normatif.
- •Analyser le besoin en fonds de roulement au vu des éléments variables (postes de stocks, de créances clients, de dettes fournisseurs et de TVA).
- •Proposer des recommandations en matière de gestion du besoin en fonds de roulement, dans une situation donnée ou prévisionnelle simple.
- •L'approche normative du besoin en fonds de roulement (d'exploitation).
- •Le niveau moyen du besoin en fonds de roulement d'exploitation.
- •Les actions sur les postes clients, fournisseurs et stocks.
2.3 Les projets d'investissement
Caractériser et estimer le bien fondé d'un projet d'investissement en univers certain.
- •Identifier et distinguer les différents types d'investissements.
- •Calculer les flux prévisionnels caractérisant un projet à partir des capacités d'autofinancement d'exploitation et des flux patrimoniaux.
- •Déterminer les différents critères financiers de sélection de projets d'investissement.
- •Argumenter un choix entre plusieurs projets qui respectent le niveau d'acceptation fixé a priori.
- •Analyser une décision d'investissement au-delà du simple calcul financier à l'aide de critères de sélection non financiers.
- •La typologie des investissements.
- •Les paramètres financiers et comptables caractérisant un investissement.
- •Le choix d'un taux d'actualisation en fonction du coût du capital pour un projet (hors fiscalité).
- •Les critères financiers de sélection (valeur actuelle nette y compris VAN globale, taux de rentabilité interne y compris TIR global, délai de récupération du capital investi, indice de profitabilité).
- •Les critères non financiers de sélection.
Partie 3 - La politique de financement (50 heures)
Exploiter les opportunités des différents modes de financement en respectant l'équilibre financier de l'entreprise et en tenant compte des informations délivrées par les marchés financiers.
3.1 Les modes de financement
Différencier les modes de financement selon leur coût, leur origine et le risque supporté par les bailleurs de fonds.
- •Distinguer les modes de financement et évaluer leur coût respectif.
- •Déterminer et valoriser le montant des engagements financiers de l'entreprise.
- •Calculer et comparer les coûts des différents moyens de financement en intégrant l'impôt sur les bénéfices.
- •Identifier une ou plusieurs solutions de financement.
- •L'autofinancement : source, intérêts et limites.
- •Le financement par emprunt avec construction d'un tableau d'amortissement.
- •Le financement par augmentation de capital.
- •Le financement par crédit-bail.
- •Le financement participatif.
3.2 Les marchés financiers
Après avoir resitué le marché financier comme un mode de financement direct au sein de l'économie, déterminer l'apport des marchés financiers en matière de politique de financement et d'information financière de qualité.
- •Mettre en évidence les grands principes d'organisation.
- •Identifier les produits du marché financier.
- •Identifier les principales sources de notation financière et de cotation des titres.
- •Expliquer la cote des actions et des obligations.
- •Justifier la variation des prix des titres en fonction des taux d'intérêt de marché et de l'information.
- •Le marché financier : définition, organisation et présentation des différentes catégories de titres, indices boursiers.
- •Les composantes du marché financier.
- •Les relations entre qualité de l'information, prix de marché et coût d'un financement extérieur.
- •Les relations entre taux actuariel de marché, taux nominal et valeur de marché des titres.
- •La cote des actions et des obligations.
3.3 Les contraintes de financement
Intégrer les contraintes des financements existants en fonction du niveau de développement de l'entreprise.
- •Construire un bilan financier.
- •Estimer les différents équilibres financiers.
- •Évaluer le niveau de risque et la soutenabilité de la dette.
- •Analyser les garanties des prêteurs et leur incidence sur le coût des dettes.
- •La liquidité de l'actif et l'exigibilité du passif du bilan financier.
- •L'équilibre financier (fonds de roulement financier).
- •Les ratios de liquidité.
- •La relation entre risque financier et garanties.
- •Les principales garanties (personnelles et réelles) prises par les bailleurs à l'exclusion de l'aspect juridique.
3.4 La structure de financement
Caractériser la structure de financement de l'entreprise en prenant en compte la fiscalité, l'endettement financier et le risque de faillite.
- •Calculer le coût moyen pondéré du capital.
- •Justifier la relation entre structure du financement et valeur de l'entreprise.
- •Analyser la structure de financement d'une organisation.
- •Le coût du capital pour l'entreprise et sa relation avec le taux requis par les actionnaires.
- •L'incidence du niveau d'endettement et du risque de faillite sur le coût du capital.
- •La notion d'endettement optimal par arbitrage entre rentabilité des fonds propres et risque de faillite.
3.5 Le plan de financement
Apprécier la pertinence de la politique de financement retenue et sa cohérence avec la politique d'investissement afin d'assurer l'équilibre de la trésorerie sur le moyen terme.
- •Identifier les étapes de la construction d'un plan de financement.
- •Élaborer un plan de financement.
- •Identifier des modalités d'équilibrage du plan de financement, dans une situation donnée.
- •Les objectifs du plan de financement.
- •Le plan de financement présenté sur une durée de trois à cinq ans, selon un modèle adapté à l'analyse fonctionnelle.
- •Les différentes modalités d'équilibrage de la trésorerie à moyen terme.
Partie 4 - La trésorerie (20 heures)
Anticiper les mouvements de trésorerie de court terme, connaître le principe d'équilibrage pour optimiser les modalités de financement des déficits et de placement des excédents sur les marchés financiers.
4.1 La gestion de trésorerie
Anticiper les mouvements de trésorerie de court terme et les reporter dans le budget de trésorerie.
- •Caractériser la notion de prévision de trésorerie.
- •Construire un budget de trésorerie.
- •Commenter le principe de l'équilibrage de la trésorerie.
- •L'établissement des prévisions de trésorerie.
- •L'élaboration d'un budget de trésorerie à un horizon de quelques mois avec prise en compte de la taxe sur la valeur ajoutée.
4.2 Le financement des déficits de trésorerie de court terme
Minimiser le coût de financement des déficits de trésorerie de court terme.
- •Distinguer et qualifier les principales modalités de financement des déficits de trésorerie.
- •Arbitrer entre les différentes modalités de financement à la disposition de l'entreprise.
- •Les principales modalités de financement à court terme des soldes déficitaires de trésorerie : escompte, crédits de trésorerie, découvert.
- •La négociation des conditions de mouvements de trésorerie.
- •Les coûts des différentes modalités de financement.
4.3 Le placement des excédents de trésorerie en produits bancaires et financiers
Identifier les avantages et les risques des placements des excédents de trésorerie sur les marchés financiers.
- •Identifier la relation entre incertitude et rentabilité exigée par le marché.
- •Calculer la rentabilité espérée ou la valeur théorique sur une période d'un titre financier.
- •Déterminer différents placements sur les marchés financiers.
- •Incorporer les gains des placements dans la trésorerie.
- •La relation rentabilité-risque : interprétation par type d'actif.
- •La représentation espérance / écart-type.
- •Les produits bancaires.
- •La rentabilité et le risque à partir d'une série de données boursières.
- •L'introduction à la diversification avec deux actifs.
- •exploiter des documents de nature variée (statistiques, presse spécialisée, multimédia…) ;
- •développer une culture économique et managériale actualisée visant à comprendre les enjeux auxquels les organisations font face, notamment par le biais d'une veille informationnelle ;
- •analyser des situations et décisions économiques ou managériales ;
- •élaborer une argumentation à partir d'une problématique donnée, en mobilisant le vocabulaire spécifique adapté ainsi que les concepts et les illustrations nécessaires (factuelles ou théoriques).
MANAGEMENT
AXE 3 : ANALYSE ÉCONOMIQUE ET MANAGÉRIALE · Niveau L : 200 heures – 14 ECTS
La visée générale de cette unité est de repérer les enjeux actuels du management pour toutes les organisations et d'associer le management stratégique, le management organisationnel et management opérationnel.
Partie 1 - Les enjeux du management des organisations (35 heures)
L'étude de ce thème vise à délimiter et à positionner le management dans toutes les dimensions de son environnement.
1.1 Quelles sont les spécificités des différentes organisations ?
L'observation de situations réelles amène à saisir la grande variété des organisations.
- •Identifier les spécificités d'une organisation donnée selon sa forme.
- •Justifier l'existence et l'évolution des organisations.
- •Organisation.
- •Entreprise.
- •Théorie des coûts de transaction (Coase, Williamson).
- •Formes d'organisation : organisation publique ou privée, association, coopérative, mutuelle, fondation.
- •Caractéristiques des organisations : forme et type, finalité, but, métier, ressources, dimension géographique.
1.2 Quelles sont les caractéristiques de l'environnement actuel des organisations ?
Il s'agit de sensibiliser aux caractéristiques de l'environnement actuel (mondialisation, digitalisation, complexité, incertitude…).
- •Repérer les influences réciproques entre une organisation et son environnement.
- •Repérer les enjeux auxquels une organisation donnée doit faire face, dans l'environnement actuel.
- •Justifier l'importance des caractéristiques de l'environnement dans une décision managériale donnée quel que soit le type d'organisation.
- •Macroenvironnement / Microenvironnement / Mésoenvironnement.
- •Environnement économique, technologique, social, écologique, culturel et sociétal.
- •Incertitude, complexité, risque.
1.3 Quelles relations entre l'organisation et ses parties prenantes ?
Il existe de nombreuses interdépendances entre les organisations et leurs parties prenantes dont les intérêts peuvent parfois converger mais également diverger et créer des tensions.
- •Expliquer les points communs et les divergences d'intérêts des parties prenantes internes et externes d'une organisation.
- •Analyser la prise en compte des parties prenantes par une organisation.
- •Mettre en évidence des évolutions sociétales impactant une organisation donnée.
- •Analyser les dispositifs liés à la responsabilité sociale de l'entreprise pour une organisation donnée.
- •Les différentes parties prenantes.
- •Les théories des parties prenantes (Freeman, Clarkson).
- •La théorie de l'agence (Jensen et Meckling).
- •« New Public Management ».
- •Types de gouvernance : gouvernance actionnariale, familiale, partenariale.
- •Responsabilité sociale de l'entreprise (RSE).
1.4 Qu'est-ce que le management ?
Cette introduction au concept multidimensionnel de management vise à expliquer l'omniprésence du management à tous les niveaux de l'organisation et quelle que soit l'organisation pour piloter la performance.
- •Identifier les objectifs d'une organisation.
- •Distinguer les niveaux de management et expliquer leur rôle dans une situation donnée.
- •Analyser les interdépendances, tensions et paradoxes entre les enjeux d'une organisation donnée dans son environnement.
- •Identifier les différents rôles d'un manageur et les comparer à ceux de l'entrepreneur et du dirigeant.
- •Repérer et apprécier les décisions et les actions du management dans une situation donnée.
- •Management / gestion.
- •Management stratégique, organisationnel, opérationnel.
- •Performance globale.
- •Évolution de la conception de l'organisation et de son management (approche analytique, systémique, collaborative) et théories afférentes : théorie évolutionniste (Nelson et Winter) ; école sociotechnique (Emery et Trist).
- •Le manageur (Fayol, Drucker, Mintzberg), l'entrepreneur (Schumpeter), le dirigeant.
Partie 2 - Le management stratégique (35 heures)
Ce thème met en évidence l'importance de la stratégie et permet de présenter les principes guidant une démarche stratégique.
2.1 Qu'est-ce que la stratégie ?
Il s'agit de positionner le management stratégique par rapport au management organisationnel et opérationnel.
- •Distinguer les différents niveaux de stratégies.
- •Identifier la (les) source(s) d'avantage concurrentiel d'une entreprise.
- •Identifier, analyser et justifier la démarche stratégique suivie par une organisation.
- •Expliquer l'évolution stratégique d'une organisation donnée.
- •Stratégie/tactique/politique.
- •Les différents niveaux de stratégies : stratégie d'ensemble (corporate) et stratégie de domaine (business).
- •Stratégie de positionnement, stratégie de rupture.
- •Démarche stratégique.
- •Avantage concurrentiel.
2.2 Quels outils de diagnostic pour orienter les stratégies ?
L'étude porte sur les dimensions et variables à évaluer et à analyser avant de prendre des décisions stratégiques.
- •Conduire un diagnostic stratégique à l'aide des outils d'analyse adéquats.
- •Analyser les apports et les limites du diagnostic stratégique.
- •Identifier les critères de la segmentation stratégique.
- •Justifier et analyser la pertinence des décisions stratégiques opérées par une organisation à partir de son diagnostic et en fonction des enjeux.
- •Outils de l'analyse du macroenvironnement : politique, économique, socioculturel, technologique, écologique et légal.
- •Outils de l'analyse concurrentielle : matrices de l'analyse de portefeuille d'activités (BCG, McKinsey, ADL), analyse de Porter (« 5+1 forces »).
- •Outils de l'analyse technologique : cycle de vie de la technologie, trinôme « technologie produit marché ».
- •Outils de l'analyse organisationnelle : diagnostic des ressources et des compétences.
- •Veille informationnelle en temps réel et ses outils.
- •Synthèse du diagnostic stratégique : Swot, facteurs clés de succès, compétences distinctives.
- •Segmentation stratégique, domaine d'activité stratégique.
Partie 3 - LE MANAGEMENT ORGANISATIONNEL (70 heures)
L'efficience et l'efficacité d'une organisation repose sur le pilotage permanent de ses processus fondamentaux : structurer, décider, coordonner, animer, informer, communiquer, contrôler.
3.1 Quels processus de structuration ? Comment gérer la structure ?
Il est nécessaire de prendre conscience de la dynamique d'une forme organisationnelle et de la remise en cause des frontières de l'organisation.
- •Identifier et analyser la pertinence d'une forme organisationnelle en s'appuyant sur la théorie des organisations.
- •Caractériser les processus de coordination.
- •Repérer les tensions et les paradoxes organisationnels à prendre en compte dans la gestion d'une structure.
- •Les structures classiques : fonctionnelle, divisionnelle, matricielle.
- •Les configurations organisationnelles de Mintzberg.
- •Les nouvelles formes organisationnelles : réseau, projet, entreprise étendue, processus.
- •Les frontières : intrapreneuriat ; extrapreneuriat.
- •Les analyses de la contingence structurelle : Woodward ; Burnset Stalker ; Lawrence et Lorsch ; Chandler.
- •L'apprentissage organisationnel (C. Argyris, D. Schön).
- •Les processus de coordination.
3.2 Quels processus décisionnels ? Comment gérer les processus décisionnels ?
Il s'agit de montrer que toutes les décisions n'ont pas le même impact sur l'organisation, mais également que la complexité et l'incertitude encadrant la prise de décision sont très variables.
- •Repérer les niveaux de décision dans une organisation.
- •Caractériser et apprécier les processus décisionnels à partir de la théorie des organisations.
- •Relier les problèmes techniques et les problèmes humains dans les processus de décision et de gestion.
- •Décision et processus de décision.
- •Typologies des décisions : stratégique, tactique, opérationnelle / programmable, non programmable / individuelle et collective.
- •Automatisation et numérisation des processus.
- •Rationalité limitée (procédurale) / rationalité parfaite (substantive).
- •Modèles de décision : « IMC » de Simon, modèle composite de Cohen, March, Olsen.
- •Culture, comportements personnels, biais cognitifs et décisions.
3.3 Comment s'exerce le pouvoir ?
Il semble nécessaire de distinguer le pouvoir de son exercice pour en montrer les difficultés et les multiples variables objectives et subjectives à analyser.
- •Distinguer pouvoir, autorité, leadership.
- •Identifier les sources du pouvoir.
- •Repérer les relations de pouvoir au sein d'une organisation donnée.
- •Analyser les variables pour gérer la responsabilité, l'autonomie, la confiance dans l'exercice du pouvoir.
- •Pouvoir, autorité, leadership.
- •Sources du pouvoir, zones d'incertitude (Crozier, Friedberg).
- •Styles de direction (Lewin, Likert, Blake et Mouton, Mintzberg).
3.4 Quels processus d'animation ?
Il s'agit de prendre en compte l'individu et le groupe dans la dynamique organisationnelle.
- •Proposer des modes d'animation adaptés à un individu ou à un groupe.
- •Repérer les modes d'animation d'une organisation.
- •Mettre en évidence l'importance de la communication et de la culture dans l'animation d'une organisation.
- •Analyser un conflit dans une situation organisationnelle donnée, proposer des démarches de résolution.
- •Dynamique de groupe (Lewin).
- •Coopération, conflits, (M.P. Follett), crise.
- •Démarche de résolution de conflit.
- •Implication, motivation, satisfaction et théories associées : école des relations humaines ; théorie psychosociale ; théorie des incitations).
- •Communication et culture organisationnelle.
- •Résilience organisationnelle.
Partie 4 - Le management opérationnel (60 heures)
Au-delà d'une approche analytique des fonctions classiques, il est nécessaire d'appréhender le management opérationnel sous l'angle de sa contribution à la création de valeur.
4.1. Comment appréhender le management opérationnel ?
Le management opérationnel est à repositionner avec les autres niveaux du management. Le management opérationnel doit ainsi piloter de nombreuses variables parfois contradictoires : temps, espace, coût, qualité, flexibilité, réactivité, innovation, information, risque.
- •Distinguer les approches par fonctions, activités et processus.
- •Analyser la chaîne de valeur d'une organisation en différenciant les activités principales et les activités de support.
- •Mettre en évidence les variables à piloter par les managers opérationnels dans une organisation donnée.
- •Apprécier le degré d'internalisation et d'intégration d'un processus ou d'une fonction dans une organisation donnée.
- •Pilotage opérationnel.
- •Approche par les fonctions, les activités et les processus.
- •Chaîne de valeur, activités principales, activités de support (M. Porter).
- •Pilotage, contrôle, confiance, indicateurs de pilotage, tableaux de bord.
4.2 Comment analyser les activités d'une organisation ?
Il s'agit de comprendre les spécificités de chaque activité et leurs contributions à la création de valeur dans les enjeux managériaux actuels.
- •Identifier et caractériser les activités essentielles pour une organisation donnée.
- •Expliquer les rôles de chaque activité, leurs évolutions, leurs interdépendances et la contribution aux objectifs et aux enjeux d'une organisation donnée.
- •Repérer et analyser les moyens et les outils mis en œuvre par chaque activité.
- •Analyser l'impact du numérique sur toutes les activités de l'organisation.
- •Identifier les contributions des activités à des problématiques managériales actuelles.
- •Marketing et vente : démarche marketing, marketing stratégique, marketing opérationnel, du marketing 1.0 au marketing actuel, spécificités du marketing des services.
- •Production : organisation et pilotage (du taylorisme aux nouvelles formes d'organisation du travail) ; spécificités de la production de services ; « lean management » ; management de la qualité.
- •Logistique : gestion des flux et des stocks, « supply chain management ».
- •Information et communication interne : acteurs de la communication, principaux outils (système d'information, réseau social d'entreprise, cloud).
- •Recherche et développement : organisation intra et inter organisationnelle, innovation ouverte.
- •Ressources humaines : recrutement, évolution de carrière, formation, communication, incitation, nouvelles formes d'organisation du travail, rétribution / contribution.
- •Information et communication externe non commerciale : communication financière, institutionnelle (corporate), communication de crise.
- •Finance et contrôle de gestion : pilotage de la performance globale, information financière, organisation des activités financières (interne, externe, centre de services partagés).
- •Problématiques managériales liées à la qualité, aux risques et à l'innovation.
- •produire et communiquer une information fiable et sécurisée ;
- •maîtriser les ressources numériques de l'organisation ;
- •adapter la communication au contexte ;
- •utiliser une documentation ou une application informatique en langue étrangère ;
- •produire des méthodes utiles à l'organisation.
SYSTÈME D'INFORMATION DE GESTION
AXE 4 : COMMUNICATION ET ENVIRONNEMENT NUMÉRIQUE · Niveau L : 200 heures – 14 ECTS
Partie 1 - Le système d'information : description et analyse (30 heures)
1.1 Le rôle du système d'information dans les organisations
Le système d'information (SI) d'une organisation permet de collecter, produire, mémoriser et diffuser une information de qualité nécessaire aux acteurs.
- •Analyser la qualité d'une information.
- •Repérer et mettre en œuvre des procédures de contrôle de la qualité d'une information.
- •Mettre en évidence le rôle du système d'information dans une organisation.
- •Repérer les composantes du système d'information et leur rôle.
- •Différencier les niveaux du système d'information.
- •Critères de qualité de l'information : accessibilité, exactitude, actualité, pertinence, exhaustivité.
- •Nature et composantes du système d'information : interaction des ressources humaines, technologiques et organisationnelles.
- •Présentation de l'organisation comme un ensemble de trois sous-systèmes : décisionnel, opérant et d'information.
- •Rôles opérationnel et stratégique du système d'information.
- •Les différents niveaux du système d'information : métier, fonctionnel, applicatif, technique.
1.2 La dimension humaine du système d'information
Il s'agit de mettre en évidence le rôle et les responsabilités des différents acteurs du système d'information.
- •Repérer le rôle des différents acteurs et leurs responsabilités dans le fonctionnement du système d'information.
- •Participer à l'identification des besoins en compétences numériques.
- •Rôles et responsabilités des acteurs : utilisateurs des progiciels et des applications ; directeur et gestionnaires des systèmes d'information ; chefs de projets ; développeurs d'applications ; responsable des infrastructures informatiques.
- •Interaction de la direction des systèmes d'information avec les autres directions de l'organisation.
- •Les compétences numériques attendues des utilisateurs du système d'information.
1.3 La dimension technologique du système d'information
L'environnement numérique des organisations s'enrichit de nouveaux outils et devient accessible en dehors de l'organisation.
- •Maîtriser son espace numérique de travail.
- •Utiliser des outils numériques et des applications dans un contexte professionnel.
- •Localiser les ressources.
- •Se connecter au réseau de manière fiable.
- •Utiliser les services réseaux présents dans l'espace numérique de travail.
- •Les moyens d'accès aux SI : poste de travail fixe ou mobile, tablettes, smartphone, terminaux et autres périphériques.
- •Localisation des données et des applications.
- •Les serveurs : principes fonctionnels.
- •Réseaux publics et privés : internet/intranet/extranet.
- •Modalités d'accès au réseau.
- •Les services réseaux : l'informatique en nuage, services d'annuaire, de messagerie, Web, transfert de fichiers.
La dimension organisationnelle du système d'information
Il s'agit de comprendre les enjeux de la transition numérique des organisations en tenant compte des dimensions humaines, technologiques ainsi que de l'environnement économique et juridique.
- •Collaborer à un diagnostic du système d'information.
- •Identifier les besoins d'évolution du système d'information.
- •Justifier les enjeux de la transition numérique d'une organisation.
- •Analyser un contrat de prestations de services informatiques.
- •Internalisation et externalisation du système d'information.
- •La transition numérique des organisations.
- •Le rôle des entreprises de services numériques.
- •Contrats de prestations de services.
Partie 2 - La structuration et le traitement de l'information dans les organisations (140 heures)
2.1.1. L'approche du système d'information d'une organisation à travers ses processus
L'organisation peut se caractériser par un ensemble de processus métiers soutenus par des processus support, guidés par des processus de pilotage et ayant pour objectif de créer de la valeur.
- •Identifier les processus clés de l'organisation et leurs caractéristiques.
- •Classer les processus selon leur typologie.
- •Identifier les acteurs, les activités et les flux d'informations.
- •Représenter un processus sous forme de schéma de flux et de schéma « événement-résultat ».
- •Améliorer, enrichir un processus en fonction de nouvelles règles de gestion.
- •Corriger les dysfonctionnements d'un processus.
- •Notion de processus.
- •Typologie des processus : opérationnel ou métiers, de support, de pilotage.
- •Contribution du système d'information à la qualité des processus.
- •Représentation d'un processus sous forme d'un schéma de flux.
- •Représentation d'un processus sous forme d'un schéma événements-résultats.
- •Reconfiguration d'un processus.
2.1.2. Le lien entre processus et bases de données
Les activités des organisations se déroulent selon des processus plus ou moins automatisés.
- •Identifier les recours à la base de données dans le déroulement des processus.
- •Identifier les droits attribués aux utilisateurs ou groupes d'utilisateurs sur les objets de la base.
- •Prise en compte dans le schéma « évènements résultats » des actions d'un processus sur les tables de la base de données.
- •Attribution des droits aux utilisateurs ou groupes d'utilisateurs sur les objets de la base en fonction des tâches réalisées par un acteur.
2.2. Les progiciels au service des processus
Le système d'information contribue au bon déroulement des processus en fournissant un support sous la forme d'applications informatiques, de logiciels ou de progiciels.
- •Utiliser un progiciel pour participer aux processus de l'organisation.
- •Identifier les paramètres à vérifier ou à modifier dans les progiciels.
- •Interpréter et modifier un flux de travail (workflow).
- •Vérifier et exploiter la trace des opérations réalisées.
- •Progiciels métier : fonctionnalités, paramétrage, utilisation.
- •Progiciels de gestion intégrés : fonctionnalités, paramétrage, utilisation.
- •Flux de travail (workflow).
- •Traçabilité des opérations.
2.3.1 L'organisation d'une base de données
Une base de données relationnelle est un ensemble structuré de données accessibles via un système de gestion de base de données relationnelle (SGBDR).
- •Interpréter un schéma relationnel.
- •Vérifier les règles du modèle relationnel.
- •Adapter un schéma relationnel à un besoin d'évolution d'une base de données.
- •Collecte et sélection des données.
- •Dépendances fonctionnelles.
- •Modèle relationnel.
- •Normalisation des relations et schéma relationnel.
2.3.2 La manipulation des données de la base
Le système d'information doit fournir aux acteurs de l'organisation les moyens d'obtenir les informations dont ils ont besoin en s'assurant de leur actualité, de leur pertinence et de leur intégrité.
- •Écrire des requêtes d'extraction de données en réponse à un besoin d'information.
- •Écrire des requêtes de mise à jour de données.
- •Implémenter un schéma relationnel dans un SGBDR.
- •Extraire ou importer des informations d'une base de données.
- •Systèmes de gestion de bases de données relationnelles : tables et requêtes SQL.
- •Requêtes : projection, sélection, jointure, tri, regroupements, restriction sur les groupes, sous-requêtes, utilisation de fonctions.
- •Requêtes de mise à jour des données de la base.
- •Mise en place d'une contrainte d'intégrité référentielle.
- •Importation et exportation de données.
2.4.1 L'automatisation de la résolution des problèmes de gestion
Le tableur est un outil de productivité qui facilite la résolution de problèmes de gestion.
- •Automatiser des calculs en écrivant des formules.
- •Concevoir et modifier la structure d'un modèle de feuille de calcul.
- •Contrôler l'adéquation entre le contexte d'un problème de gestion et le modèle créé.
- •Mettre en place l'ergonomie d'une feuille de calcul.
- •Découverte du tableur : le classeur, la feuille de calcul, la cellule et les types de données.
- •Formules utilisant des fonctions logiques, de calculs appliqués aux nombres et aux dates, de recherche d'informations, et de manipulation de texte.
- •Éléments d'ergonomie (formatage des cellules, gestion de l'affichage, validation des données, formatage conditionnel et gestion des erreurs).
2.4.2. L'outil d'aide à la décision
Le tableur permet aux décideurs des organisations d'élaborer des modèles de calcul et de simulation.
- •Construire des modèles utiles pour la prise de décision.
- •Produire des tableaux ou des graphiques de synthèse des données pertinents.
- •Utiliser une macro-commande.
- •Échanger des données entre applications.
- •Tableaux et graphiques.
- •Opérations de tris croisés.
- •Agrégation et synthèse des données.
- •Macro-fonctions et fonctions personnalisées.
- •Exportation et importation de données.
2.4.3. L'audit d'une feuille de calcul
La conception d'un modèle de feuille de calcul nécessite de contrôler les formules, de vérifier les résultats et d'évaluer leur pertinence afin de produire une information fiable.
- •Exploiter les outils de contrôle des formules implémentées.
- •Concevoir des formules de contrôle de cohérence.
- •Concevoir un jeu d'essai de données afin de contrôler la vraisemblance des résultats produits par les formules d'une feuille de calcul.
- •Sécuriser le classeur, la feuille de calcul.
- •Outils d'audit du tableur.
- •Contrôle de la confidentialité et de l'intégrité des données d'une feuille de calcul.
- •Élément de sécurité de la feuille de calcul (protection de la feuille de calcul).
2.4.4. La programmation au service du tableur
Un programme est une suite finie et non ambiguë d'instructions à exécuter afin d'obtenir un résultat à partir de données fournies.
- •Interpréter un programme répondant à un problème de gestion.
- •Rédiger ou compléter le code d'une fonction ou d'une procédure.
- •Corriger ou modifier un programme afin de l'adapter à un nouveau problème de gestion.
- •Enregistrer une macro commande.
- •La programmation au sein d'un tableur.
- •Le modèle d'objets associé à un tableur.
- •Les familles d'instruction : affectation d'objets, de variables et de paramètres ; instructions d'entrée, de calcul, de cumul et de sortie ; tests (structures alternatives) simples et imbriqués ; boucles (structures itératives).
- •Les fonctions.
- •Les procédures.
Partie 3 - La sécurité et la fiabilité des systèmes d'information à l'ère de la communication numérique (30 heures)
3.1. Les aspects réglementaires sur l'utilisation des données et des logiciels
La collecte et le traitement des données par les organisations font l'objet d'une attention croissante de la part du législateur.
- •Identifier dans le système d'information les données assujetties à réglementation.
- •Vérifier la mise en œuvre des principaux textes réglementaires sur l'utilisation et la conservation des données.
- •Identifier les principales catégories de licences de logiciels.
- •La législation réglementant l'utilisation des données : rôle de l'autorité nationale de protection des données ; caractéristiques des données soumises à la législation ; obligations du responsable des traitements ; droits des personnes dont les données sont collectées.
- •Les différentes catégories de licences de logiciels.
3.2. La sécurité du système d'information
Les données constituent une ressource vitale pour les organisations, tant au plan opérationnel pour la gestion de ses processus, qu'au niveau stratégique pour la prise de décision.
- •Identifier et hiérarchiser les principaux risques liés à la sécurité du SI.
- •Identifier les mesures de protection à mettre en place.
- •Appliquer les procédures de sécurité.
- •Analyser la fiabilité des procédures et des traitements.
- •Prendre en compte la dimension humaine dans la gestion des risques.
- •Critères de la sécurité des systèmes d'information (disponibilité, intégrité/inaltérabilité, confidentialité, traçabilité, imputabilité et non répudiation).
- •Risques, menaces, vulnérabilités.
- •Responsabilité de la sécurité du SI.
- •Le rôle du facteur humain dans la sécurité du système d'information.
- •Outils et procédures de protection, de sauvegarde et de restauration de données.
3.3. Les échanges des données
Les nouvelles technologies ont permis de faciliter la communication entre les individus comme entre les organisations.
- •Analyser les différents formats d'échange de documents et apprécier leur interopérabilité.
- •Caractériser et apprécier une procédure d'échange de données informatisées.
- •Justifier le recours à la signature électronique et au certificat numérique.
- •Caractériser et exploiter les fichiers d'échange de données exigés par la législation en vigueur.
- •Interopérabilité des données.
- •Procédures d'échanges dématérialisées.
- •Langage à balises d'échange de données de gestion.
- •Principes et techniques de la signature électronique et du certificat numérique.
- •Documents électroniques légaux (factures, bulletins de salaire…).
COMPTABILITÉ
AXE 2 : GESTION COMPTABLE ET FINANCIÈRE · Niveau L : 170 heures – 14 ECTS
L'UE « comptabilité » a pour objectif la maîtrise des bases de la comptabilité nécessaires à la tenue de la comptabilité d'une organisation. L'analyse des différentes opérations et leurs enregistrements dans le système d'information comptable, doivent permettre d'acquérir les notions et mécanismes fondamentaux.
Partie 1 - Introduction (15 heures)
Présenter la comptabilité à travers son cadre normatif et juridique.
1.1 Histoire, définition et rôle de la comptabilité
Définir la comptabilité et ses rôles dans une perspective historique ; préciser son rôle social.
- •Distinguer les différentes dimensions de la comptabilité et exposer leurs liens avec la gestion.
- •Exposer les relations de la comptabilité avec l'économie et les branches du droit dont le droit comptable.
- •Approche historique de la comptabilité, et de ses relations avec l'économie et le droit.
- •Définition de la comptabilité et de ses rôles pour les différents utilisateurs.
- •Présentation et définition de la comptabilité budgétaire et de gestion ainsi que de la gestion financière.
1.2 Normalisation et réglementation comptables
Apprécier l'intérêt de la normalisation comptable, ses contraintes et ses contingences.
- •Identifier et hiérarchiser les sources de la réglementation comptable.
- •Justifier l'intérêt de la normalisation comptable.
- •Expliquer le rôle du recueil des normes comptables.
- •Normalisation : définition, acteurs, intérêts et limites.
- •Sources du droit comptable : directives européennes, lois et règlements, recueil des normes comptables.
- •Présentation du plan comptable général (PCG) : principes comptables, nomenclature et sa logique, systèmes de comptes (abrégé, de base, développé).
Partie 2 - Méthode comptable (20 heures)
Présenter les mécanismes et l'organisation comptable.
2.1 Mécanismes de la technique comptable
Identifier les flux et leur transcription dans la comptabilité.
- •Exposer et justifier les mécanismes constitutifs de la technique comptable.
- •Flux et stocks.
- •Distinction emplois et ressources.
- •Principe de la partie double.
- •Passage des flux aux comptes.
2.2 Organisation comptable
Comprendre les mécanismes permettant de passer des écritures comptables à une première approche des documents de synthèse.
- •Décrire le processus d'enregistrement des opérations comptables, depuis le journal jusqu'aux documents de synthèse.
- •Distinguer les opérations affectant le patrimoine (bilan) de celles affectant l'activité (compte de résultat).
- •Analyser les impacts de la tenue d'une comptabilité d'engagement sur les enregistrements comptables.
- •Passer de la balance aux documents de synthèse.
- •Structure du système d'information comptable (journal, grand-livre, balance et documents de synthèse).
- •Comptabilité d'engagement et comptabilité de trésorerie.
- •Classification comptable et typologie des comptes.
- •Inventaire permanent et inventaire intermittent.
Partie 3 - Analyse comptable des opérations courantes (50 heures)
Présenter les règles de comptabilisation des principales opérations courantes.
3.1 Opérations courantes réalisées avec les tiers
Comprendre les techniques comptables de base appliquées aux opérations économiques courantes.
- •Différencier les pièces justificatives comptables (factures…) des autres documents (devis, bons de commande, pro forma…).
- •Citer les différentes modalités de règlement des dettes et créances, les comptabiliser.
- •Expliquer le mécanisme de la TVA.
- •Évaluer et comptabiliser le montant de la TVA due ou du crédit de TVA.
- •Distinguer les emballages ayant la nature de charge et ceux ayant la nature d'immobilisation.
- •Évaluer et comptabiliser les transactions courantes dans les comptes individuels.
- •Evaluer et comptabiliser les opérations relatives au personnel et aux organismes sociaux.
- •Justifier l'intérêt du rapprochement bancaire, l'établir puis comptabiliser les écritures nécessaires.
- •Pièces justificatives comptables et autres documents.
- •Taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
- •Achats et ventes de biens et services comportant : réductions ; frais accessoires ; crédits et les règlements ; avances et acomptes ; emballages.
- •Achats et ventes en devises.
- •TVA sur opérations internationales (avec l'Union Européenne et le reste du monde).
- •Opérations relatives au personnel et aux organismes sociaux.
- •État de rapprochement bancaire.
3.2 Opérations courantes d'investissement et de placement
Comprendre les opérations d'investissement et de placement et leur comptabilisation.
- •Distinguer les charges des immobilisations.
- •Identifier la nature d'une immobilisation.
- •Justifier les règles d'entrée des immobilisations et des valeurs mobilières de placement dans le patrimoine de l'entité.
- •Évaluer et comptabiliser l'entrée des immobilisations incorporelles et corporelles dans le patrimoine de l'entité.
- •Évaluer et comptabiliser l'entrée des immobilisations financières et des valeurs mobilières de placement dans le patrimoine de l'entité ainsi que les revenus associés.
- •Définition et typologie des immobilisations.
- •Modalités d'entrée des immobilisations dans le patrimoine de l'entité (à titre onéreux, produites par l'entité, par voie d'échange et à titre gratuit) et valeurs associées.
- •Qualification des titres.
- •Typologie et modalités d'entrée des valeurs mobilières de placement dans le patrimoine.
- •Comptabilisation des revenus des immobilisations financières et des valeurs mobilières de placement.
3.3 Opérations courantes liées aux cessions d'immobilisations et de valeurs mobilières de placement
Comprendre les opérations concernant les cessions d'immobilisations et de valeurs mobilières de placement dans les comptes individuels.
- •Analyser les règles spécifiques de comptabilisation applicables aux cessions d'immobilisations et de valeurs mobilières de placement.
- •Évaluer et comptabiliser le prix de cession des immobilisations et des valeurs mobilières de placement cédées au cours de l'exercice.
- •Cession des immobilisations non financières.
- •Cession des immobilisations financières.
- •Cession des valeurs mobilières de placement.
3.4 Opérations courantes de financement
Connaître les sources de financement que peut mobiliser l'organisation.
- •Identifier les différents types de financement.
- •Élaborer les différents tableaux d'amortissement d'emprunts bancaires.
- •Analyser pour une modalité de financement donnée ses caractéristiques et en déduire ses avantages et inconvénients.
- •Comptabiliser les opérations de financement.
- •Modes de financement : capitaux propres ; emprunt bancaire et modalités de remboursement ; crédit-bail ; subventions d'investissement.
Partie 4 - Travaux d'inventaire (50 heures)
Présenter les règles de comptabilisation des principales opérations d'inventaire (écritures de régularisation, écritures de regroupement).
4.1 Opérations d'inventaire
Comprendre la finalité et les enjeux des opérations d'inventaire et leurs spécificités par rapport aux opérations courantes.
- •Expliquer la finalité et les enjeux des opérations d'inventaire.
- •Établir l'articulation entre les principes comptables et les opérations d'inventaire.
- •Évaluer et comptabiliser les différentes opérations d'inventaire.
- •Principes d'évaluation à l'inventaire.
- •Inventaire intermittent et variation des stocks.
- •Amortissements comptables des immobilisations.
- •Dépréciation des actifs.
- •Provisions.
- •Ajustement et rattachement des charges et des produits au résultat de l'exercice.
- •Sortie des immobilisations du patrimoine.
- •Sortie des valeurs mobilières de placement du patrimoine.
- •Évaluation et ajustement des actifs et des passifs en monnaie étrangère.
- •Solde des comptes de gestion soustractifs.
4.2 Détermination du résultat comptable
Comprendre les écritures de regroupement permettant la détermination du résultat.
- •Expliquer les mécanismes conduisant à solder les comptes de gestion et permettant la détermination du résultat.
- •Calculer et qualifier le résultat de l'exercice.
- •Comptabiliser les opérations de clôture des comptes de gestion.
- •Solde des comptes de charges.
- •Solde des comptes de produits.
- •Résultat de l'exercice : bénéfice ou perte.
4.3 Passage d'un exercice à l'autre
Comprendre la finalité des opérations d'inventaire par la mise en œuvre des procédures pour respecter la continuité entre exercices comptables ainsi que le principe d'intangibilité du bilan d'ouverture.
- •Expliquer les mécanismes de clôture et de réouverture des comptes de bilan.
- •Comptabiliser les opérations de clôture et de réouverture des comptes de bilan.
- •Formalités de clôture des comptes de bilan.
- •Formalités de réouverture des comptes de bilan.
Partie 5 - Comptabilité et environnement numérique (20 heures)
Analyser les apports et les contraintes de la dématérialisation des pièces comptables et de la numérisation sur l'organisation et le traitement de la comptabilité.
- •Exposer la réglementation en matière d'établissement, de dématérialisation et de conservation des factures et autres pièces comptables.
- •Expliquer les obligations légales relatives à l'établissement, la conservation et la transmission des fichiers informatisés obligatoires.
- •Utiliser un logiciel comptable ou un module comptable d'un progiciel de gestion intégré.
- •Identifier et analyser les impacts actuels de la dématérialisation et de la numérisation sur l'organisation comptable et l'évolution des pratiques comptables.
- •Proposer des modalités adaptées de sauvegarde et de confidentialité des données comptables, dans une situation donnée.
- •Informatisation de la comptabilité et droit comptable.
- •Authentification des données comptables.
- •Impact de la dématérialisation et de la numérisation sur l'organisation comptable et sur les contrôles à réaliser.
- •Fichiers informatisés obligatoires (fichier des écritures comptables, déclaration sociale nominative…).
- •Fonctions de base des logiciels comptables ou modules comptables d'un progiciel de gestion intégré.
- •Modalités pratiques de validation puis de clôture des écritures comptables et de passage d'un exercice à l'autre.
- •Sauvegarde et confidentialité des données comptables.
Partie 6 - Documents de synthèse (15 heures)
Comprendre les enjeux de l'établissement des documents de synthèse, en conformité avec les règles du PCG.
- •Établir et lire les documents de synthèse conformément aux dispositions du PCG.
- •Élaborer les principaux tableaux de l'annexe (immobilisations, amortissements, dépréciations et provisions).
- •Justifier l'utilisation des documents de synthèse dans le cadre de la communication financière et/ou de l'obtention d'un financement.
- •Documents de synthèse : bilan ; compte de résultat ; annexe.
- •Rôle des documents de synthèse.
- •Systèmes de présentation comptable des documents de synthèse.
COMPTABILITÉ APPROFONDIE
AXE 2 : GESTION COMPTABLE ET FINANCIÈRE · Niveau L : 170 heures – 14 ECTS
L'UE de « comptabilité approfondie », dans la continuité de l'UE de « comptabilité », vise à compléter et approfondir les notions comptables de base.
Partie 1 - Profession et normalisation comptable (15 heures)
Connaître les enjeux actuels de la comptabilité à travers la présentation de la profession comptable et de la normalisation comptable.
1.1 Profession comptable
Positionner le rôle de la profession comptable au sein du monde économique.
- •Identifier les modalités d'exercice de la profession, ses missions et ses responsabilités.
- •Expliquer les rôles des organisations professionnelles et le statut de leurs membres.
- •Appliquer les règles déontologiques à respecter par les experts-comptables et les commissaires aux comptes, dans une situation donnée.
- •Organisations professionnelles, leurs principaux rôles et leurs liens avec les régulateurs publics : ordre des experts comptables ; compagnie nationale des commissaires aux comptes ; haut conseil du commissariat aux comptes.
- •Diversité des statuts et des modalités d'exercice de la profession : expert-comptable ; commissaire aux comptes ; comptable salarié ; comptable public.
- •Principales missions de l'expert-comptable et du commissaire aux comptes.
- •Nature des responsabilités du comptable salarié, du comptable public, de l'expert-comptable et du commissaire aux comptes.
- •Notion d'éthique et de déontologie et principes fondamentaux de comportement à observer par la profession.
1.2 Normalisation comptable
Comprendre l'importance de la normalisation comptable et sa place dans une économie mondialisée.
- •Identifier les normalisateurs internationaux et nationaux, analyser leurs rôles.
- •Positionner le Plan comptable général (PCG) dans le contexte évolutif de la normalisation internationale.
- •Identifier les principes fondamentaux de la comptabilité et justifier le rôle d'un cadre conceptuel.
- •Citer les référentiels comptables applicables en France.
- •Normalisateurs internationaux et principaux rôles : « International Accounting Standards Board » (IASB) ; « International Public Sector Accounting Standards Board » (IPSASB).
- •Normalisateurs nationaux et principaux rôles : Autorité des normes comptables (ANC) ; Autorité des marchés financiers (AMF) ; Conseil de normalisation des comptes publics (CNOCP).
- •Principes comptables applicables en France pour les comptes individuels.
- •Notion de groupe et référentiels comptables applicables en France pour les comptes consolidés.
- •Définition et rôle d'un cadre conceptuel.
- •Comparaison du cadre français et du cadre conceptuel des « International Financial Reporting Standards » (IFRS) dont la notion de juste valeur et le principe de la prééminence de la réalité sur l'apparence.
Partie 2 - Actif (70 heures)
Identifier et comprendre les problèmes posés par la comptabilisation des actifs, les solutions apportées et leurs impacts.
2.1 Principes généraux
Connaître la définition de l'actif et les règles d'activation.
- •Caractériser les différentes catégories d'actif.
- •Exposer les conditions d'activation.
- •Exposer les principes d'évaluation des actifs.
- •Définition, catégories d'actif et conditions d'activation.
- •Principes d'évaluation des actifs à l'entrée et postérieurement à leur entrée.
2.2 Immobilisations corporelles et incorporelles
Définir les immobilisations corporelles et incorporelles et appliquer les règles de leur évaluation et de leur comptabilisation.
- •Identifier et distinguer les immobilisations corporelles et incorporelles.
- •Exposer et appliquer les règles d'inscription à l'actif, d'évaluation et d'enregistrement des immobilisations corporelles et incorporelles.
- •Évaluer et comptabiliser les opérations portant sur les immobilisations corporelles et incorporelles à l'entrée et postérieurement à leur entrée.
- •Analyser les conséquences d'un choix de comptabilisation, notamment sur la présentation des comptes annuels, dans une situation donnée.
- •Présenter les informations à fournir en annexe.
- •Principes d'évaluation des immobilisations corporelles et incorporelles à l'entrée et postérieurement à leur entrée : détermination de la valeur d'entrée et incorporation des frais et charges ; évaluation à l'inventaire (amortissement comptable, amortissement fiscal et dépréciation éventuelle) ; sortie des immobilisations et prise en compte des frais de cession ; comptabilisation des régularisations de TVA.
- •Opérations de location-financement.
- •Cas spécifique de la clause de réserve de propriété.
- •Cas spécifiques relatifs aux immobilisations corporelles : composants ; sinistres ; réévaluation libre.
- •Cas spécifiques relatifs aux immobilisations incorporelles : redevances annuelles ; opérations de recherche et développement ; brevets et marques ; logiciels et sites internet ; fonds commerciaux.
2.3 Stocks
Définir les stocks et mettre en œuvre les règles de leur évaluation et de leur comptabilisation.
- •Exposer et appliquer les règles d'inscription à l'actif, d'évaluation et d'enregistrement des stocks.
- •Évaluer et comptabiliser les opérations portant sur les stocks à l'entrée et postérieurement à leur entrée.
- •Analyser les conséquences d'un choix de comptabilisation notamment sur la présentation des comptes annuels, dans une situation donnée.
- •Présenter les informations à fournir en annexe.
- •Principes d'évaluation des stocks à l'entrée et postérieurement à leur entrée.
- •Cas spécifiques : quotas d'émission de gaz à effet de serre et instruments assimilés ; clause de réserve de propriété ; sinistres.
2.4 Actifs financiers
Définir les actifs financiers et appliquer les règles de leur évaluation et de leur comptabilisation.
- •Identifier et caractériser les différentes catégories d'actifs financiers.
- •Exposer et appliquer les règles d'inscription à l'actif, d'évaluation et d'enregistrement des titres.
- •Évaluer et comptabiliser les opérations portant sur les actifs financiers à l'entrée et postérieurement à leur entrée.
- •Analyser les conséquences d'un choix de comptabilisation, notamment sur la présentation des comptes annuels, dans une situation donnée.
- •Présenter les informations à fournir en annexe.
- •Définitions et catégories d'actifs financiers.
- •Principes d'évaluation des actifs financiers à l'entrée et postérieurement à leur entrée : détermination de la valeur d'entrée et incorporation des frais d'acquisition ; actions entièrement et partiellement libérées, actions gratuites ; évaluation à l'inventaire.
- •Cas de rachats par l'entité de ses propres actions et obligations.
- •Acquisition et cession de droits préférentiels de souscription et de droits d'attribution, de bons de souscription d'actions et d'obligations.
- •Obligations souscrites à l'émission, acquises ou vendues après leur émission.
Partie 3 - Passif (40 heures)
Identifier et comprendre les problèmes posés par la comptabilisation des passifs, les solutions apportées et leurs impacts.
3.1 Capitaux propres
Définir les capitaux propres et maîtriser les règles de leur évaluation et de leur comptabilisation.
- •Exposer et appliquer les règles relatives aux opérations de variation des capitaux propres des sociétés selon leur forme juridique.
- •Analyser les opportunités et les risques d'une modalité d'augmentation de capital, et/ou d'affectation du résultat.
- •Évaluer et comptabiliser les variations de capitaux propres dans les comptes individuels.
- •Analyser les conséquences d'un choix de comptabilisation, notamment sur la présentation des comptes annuels, dans une situation donnée.
- •Présenter les informations à fournir en annexe.
- •Variations du capital : apports initiaux ; augmentation de capital ; réduction de capital ; amortissement du capital ; traitement comptable des frais liés aux opérations sur le capital ; cas particuliers : apports partiellement libérés et leurs appels ultérieurs, versements anticipés et actionnaires retardataires ou défaillants, bons de souscription d'actions, droits préférentiels de souscription et droits d'attribution.
- •Affectation du résultat, y compris les cas particuliers du paiement des dividendes en actions et du versement d'acomptes sur dividendes.
- •Provisions réglementées : définition et principes de comptabilisation.
3.2 Passif externe
Définir les passifs externes et appliquer les règles de leur évaluation et de leur comptabilisation.
- •Caractériser les différentes catégories de passif.
- •Exposer et appliquer les conditions d'inscription au passif.
- •Évaluer et comptabiliser les opérations portant sur certains passifs à leur entrée et postérieurement à leur entrée.
- •Analyser les conséquences d'un choix de comptabilisation, notamment sur la présentation des comptes annuels, dans une situation donnée.
- •Présenter les informations à fournir en annexe.
- •Définition, catégories de passifs externes et conditions d'inscription : provisions, dettes, charges à payer, passifs éventuels.
- •Cas particuliers de provisions : provisions pour retraites et obligations similaires ; provisions pour restructuration ; limitation de la provision pour perte de change, coûts de démantèlement, d'enlèvement et de remise en état de site ; provisions pour gros entretien ou grandes révisions.
- •Engagements financiers et passifs financiers.
- •Emprunts obligataires, dans leur forme ordinaire, non convertibles, avec ou sans prime de remboursement : émission, service de l'emprunt, régularisations d'inventaire ; émission de bons de souscription d'obligations ; annulation par l'entité de ses propres obligations.
Partie 4 - Charges et produits (30 heures)
Appréhender l'importance de la notion de temps dans le processus comptable et la question de rattachement des charges et des produits au résultat de l'exercice.
- •Exposer et appliquer les traitements comptables relatifs au rattachement des charges et des produits.
- •Évaluer et comptabiliser les opérations citées et plus particulièrement celles se déroulant sur plusieurs exercices.
- •Analyser les conséquences d'un choix de comptabilisation, notamment sur la présentation des comptes annuels, dans une situation donnée.
- •Présenter les informations à fournir en annexe.
- •Abonnement des charges et des produits.
- •Évènements postérieurs à la clôture.
- •Contrats à long terme.
- •Dispositifs associant le personnel aux performances de l'entreprise.
- •Impôt sur les sociétés.
- •Aides aux entreprises : subventions, aides à l'emploi, abandons de créance.
- •Changements comptables.
Partie 5 - Entités spécifiques (15 heures)
Identifier et appliquer les adaptations des règles de comptabilisation aux associations et aux collectivités territoriales.
- •Exposer les spécificités propres aux associations et aux collectivités territoriales.
- •Citer les principales particularités comptables des associations et des collectivités territoriales.
- •Évaluer et comptabiliser les principales opérations.
- •Associations : cadre légal et réglementaire ; principales sources de financement et obligations d'information liées ; principales opérations comptables ; documents de synthèse.
- •Collectivités locales : cadre légal et réglementaire ; principe de séparation de l'ordonnateur et du comptable public et leurs fonctions ; notions de budget et d'équilibre budgétaire ; principales opérations comptables ; contrôle des comptes.
CONTRÔLE DE GESTION
AXE 2 : GESTION COMPTABLE ET FINANCIÈRE · Niveau L : 200 heures – 14 ECTS
Partie 1 - Le positionnement du contrôle de gestion et l'identification du métier (10 heures)
Le contrôle de gestion peut se définir comme un processus d'aide à la décision dans une organisation, permettant une intervention avant, pendant et après l'action.
- •Identifier le rôle et la place du contrôle de gestion en fonction des caractéristiques de l'organisation (taille, activité, environnement) et du type d'activité (production, service).
- •Distinguer les différentes définitions de la performance.
- •Caractériser la notion de pilotage.
- •Les notions de contrôle, contrôle stratégique et contrôle opérationnel.
- •Les notions de valeur, utilité, coût, pilotage et performance.
- •Le contrôle de gestion : définition, rôle et place par rapport aux autres domaines disciplinaires et aux autres formes de contrôle.
- •Les missions du contrôle de gestion.
- •Les utilisateurs du contrôle de gestion.
- •Le positionnement et la contingence du contrôle de gestion dans une organisation.
- •Les qualités attendues du contrôleur de gestion.
Partie 2 - La détermination et l'analyse des coûts comme réponse à différents problèmes de gestion (80 heures)
Le calcul de coûts permet de répondre à des obligations légales (évaluation des stocks et des productions immobilisées), mais il constitue également un des outils du pilotage d'une organisation.
2.1 La construction des modèles de coûts
Il s'agit d'appréhender les principales caractéristiques d'élaboration et de diffusion des informations produites par la comptabilité financière et de les retraiter afin de pouvoir les prendre en compte de façon pertinente en contrôle de gestion.
- •Identifier les coûts, marges et résultats à calculer.
- •Justifier l'existence des différences d'incorporation.
- •Justifier la nécessité d'adapter les périmètres de calcul de coûts à l'activité de l'entité et aux besoins d'informations des décideurs.
- •Analyser les liens entre la comptabilité financière et la comptabilité de gestion.
- •Rôles de la comptabilité de gestion.
- •Sources d'informations de la comptabilité de gestion.
- •Définition d'un coût, d'une marge, d'un résultat.
- •Typologie des coûts.
- •Réseau d'analyse comptable.
- •Produits et charges incorporés.
- •La comptabilité de gestion et le contrôle de gestion.
2.2 Le choix d'une méthode de calcul de coûts
Les coûts comme outils de gestion sont reliés à diverses utilisations, notamment évaluer les conditions d'exploitation, déterminer une tarification, segmenter un marché, en vue de préparer la prise de décision.
- •Calculer et interpréter des coûts, des marges et des résultats dans un contexte donné.
- •Apprécier les intérêts et limites des méthodes de calcul de coûts afin de choisir celle(s) adaptée(s) au contexte de gestion.
- •Calculer et interpréter des indicateurs du risque d'exploitation afin d'identifier des problèmes et de proposer des solutions de gestion adaptées.
- •Rédiger un argumentaire afin de conseiller le décideur.
- •Coûts complets calculés à partir du modèle des centres d'analyse.
- •Coûts complets calculés à partir du modèle à base d'activités.
- •Coûts partiels : direct, variable, marginal.
- •Coûts spécifiques pour : l'aide à la décision (abandon de produit, faire ou faire faire) ; l'évaluation de la profitabilité.
- •Prise en compte du niveau d'activité : l'imputation rationnelle des charges de structure.
- •Indicateurs du risque d'exploitation.
- •Seuil de rentabilité.
2.3 La prise en compte de données aléatoires
Il s'agit d'introduire l'aléa dans les modèles de contrôle de gestion en présentant les outils qui permettent de répondre à des problèmes de gestion en avenir aléatoire.
- •Calculer et interpréter une espérance et un écart sur type de ventes, coûts, marge et résultat, pour un ou plusieurs produits.
- •Identifier la loi de probabilité adaptée à une situation de gestion donnée puis calculer et interpréter les probabilités.
- •Déterminer et interpréter le seuil de rentabilité en avenir aléatoire.
- •Variables aléatoires discrètes et continues : fonctions de distribution et de répartition, espérance mathématique, variance et écart type.
- •Propriétés de l'espérance et de la variance pour le seul cas de variables aléatoires indépendantes.
- •Caractéristiques et modalités d'application des lois suivantes : binomiale, de Poisson, normale.
- •Approximation des lois.
Partie 3 - La gestion budgétaire (65 heures)
Le pilotage d'une organisation s'effectue souvent dans le cadre d'une organisation décentralisée et nécessite d'établir des prévisions, puis de les confronter à la réalité afin d'apprécier la performance.
3.1 La structuration de l'organisation et la gestion budgétaire
Il s'agit de montrer que la gestion budgétaire se calque sur la configuration structurelle d'une organisation et suit son évolution.
- •Distinguer et caractériser les différents centres de responsabilités.
- •Proposer des indicateurs associés à un centre de responsabilités pour en évaluer la performance.
- •Comparer plusieurs configurations budgétaires.
- •Centres de responsabilités : définition, typologie, objectifs, moyens et évaluation de la performance.
- •Budget par centres, par activité, par processus.
- •Rôles et place des différents acteurs : motivation, direction par objectifs, évaluation des performances individuelles et collectives.
- •Négociation d'objectifs au sein de l'organisation : communication descendante et communication ascendante.
3.2 Les outils et procédures de la gestion budgétaire
Les budgets constituent un mode de mise sous tension d'une organisation et permettent d'assurer une bonne maîtrise des délégations au niveau des entités locales lorsque le cadre global de la planification demeure pertinent.
- •Identifier une organisation budgétaire adaptée.
- •Déterminer et appliquer une méthode adaptée à des calculs de prévisions commerciales pour conseiller le décideur.
- •Élaborer et résoudre une programmation de la production à l'aide de la programmation linéaire ou de l'ordonnancement.
- •Déterminer le programme optimal d'approvisionnement en avenir certain et le stock optimal en avenir aléatoire.
- •Concevoir un budget des approvisionnements en tenant compte des solutions d'approvisionnement.
- •Déterminer et commenter une masse salariale prévisionnelle et ses évolutions.
- •Rédiger une note de synthèse sur la politique salariale.
- •Distinguer l'écart relatif à la production prévue de l'écart relatif à la production constatée, établir le lien entre les deux et commenter.
- •Rédiger une note de synthèse sur les écarts calculés.
- •Établir un bilan et un compte de résultat prévisionnel.
- •Les démarches et pratiques budgétaires.
- •Stratégie, planification, plans, programmes, budgets.
- •Les enjeux et limites de la budgétisation.
- •Les rôles des budgets dans l'organisation au regard de la stratégie adoptée.
- •Les outils de construction de budgets dans les domaines : commerciaux (segmentation de marchés, prévisions des ventes, politique de prix) ; productifs (optimisation, goulot d'étranglement, ordonnancement) ; des approvisionnements (modèles de gestion des stocks en avenir certain, modèles en avenir aléatoire, budgétisation des approvisionnements, implications du juste-à-temps) ; de la gestion du personnel (prévisions et analyse des variations, ou écarts, de la masse salariale).
- •Les procédures budgétaires pour mettre sous tension les acteurs.
- •Le contrôle budgétaire dans le cadre d'un centre de profit (analyse des écarts sur coûts, chiffre d'affaires, marge et résultat).
- •Le bilan et le compte de résultat prévisionnels.
Partie 4 - Les outils d'amélioration des performances (45 heures)
Mettre en œuvre des outils et des méthodes qui viennent en complément de ceux qui ont une orientation financière, en particulier pour améliorer la qualité et limiter les délais.
- •Identifier les avantages et les inconvénients du coût cible et mettre en œuvre cette méthode dans un contexte donné.
- •Exploiter les outils de gestion de la qualité.
- •Rédiger une note de synthèse sur la gestion de la qualité et identifier des solutions aux éventuels problèmes détectés.
- •Concevoir un tableau de bord de gestion.
- •Commenter un tableau de bord de gestion.
- •Performance : définition, formes.
- •Méthode des coûts cibles.
- •Analyse de la valeur.
- •Étalonnage concurrentiel (benchmarking), reconfiguration des processus (reengineering).
- •Coûts liés à la qualité et à la non qualité, coûts cachés.
- •Contrôle statistique de la qualité, estimation ponctuelle et par intervalle de confiance d'une moyenne, d'une proportion.
- •Outils de gestion de la qualité.
- •Rôles et modalités du reporting.
- •Tableaux de bord de gestion : objectifs, principes de conception (démarche, choix des indicateurs de performance), présentation, intérêts et limites.
ANGLAIS DES AFFAIRES
AXE 4 : COMMUNICATION ET ENVIRONNEMENT NUMÉRIQUE · Niveau L : 150 heures – 14 ECTS
Compétences attendues
- Comprendre et commenter, en anglais, des documents de la vie des affaires tels que des textes, graphiques, et tableaux tirés de revues ou d’un rapport annuel d’entreprise
- Rédiger une note de synthèse en français ou en anglais, à partir de documents en anglais concernant les thèmes ci-dessous
- Rédiger en anglais un document de travail
Thème 1 – L’entreprise
Thème 2 – Questions d’économie
COMMUNICATION PROFESSIONNELLE
AXE 4 : COMMUNICATION ET ENVIRONNEMENT NUMÉRIQUE · Niveau L : 60 heures – 12 ECTS
Cette unité d'enseignement vise à préparer l'insertion professionnelle des futurs diplômés. Elle repose à la fois sur : l'acquisition de méthodes de communication professionnelle écrite ou orale ; la mise en pratique de ces méthodes au travers d'un stage ; la prise de connaissance de la réalité des relations professionnelles dans les domaines étudiés au sein des unités composant le DCG ; la rédaction d'un rapport lié à ce stage ; la soutenance de ce rapport.
Partie 1 - L'information (20 heures)
Présenter les moyens d'acquisition et d'actualisation de l'information, en considérant la nature et la qualité des informations recherchées ainsi que le contexte dans lequel s'inscrit cette recherche.
1.1. La recherche d'informations
- •Identifier les besoins d'informations.
- •Répertorier les principales sources documentaires.
- •Évaluer la qualité d'une source documentaire.
- •Utiliser un outil de recherche d'informations.
- •Identification du besoin d'information : objectifs, contraintes techniques, financières et temporelles.
- •Nature et type des informations recherchées.
- •Caractéristiques des sources d'information et de leurs modes d'accès : documents et fichiers internes à l'organisation, bibliothèques, centres de documentation, banques de données, sites.
- •Critères de sélection d'une source documentaire : pertinence, fiabilité, coût et délai d'obtention des informations.
- •Outils de recherche de l'espace numérique de travail : mots clés, filtres, moteurs et annuaires de recherche.
1.2. La veille informationnelle
- •Mettre en œuvre des outils numériques de veille informationnelle.
- •Constituer et actualiser une documentation professionnelle.
- •Objectifs et champ d'application de la veille.
- •Outils numériques de veille informationnelle.
Partie 2 - La communication et le travail collaboratif (40 heures)
2.1 Les caractéristiques et enjeux d'une communication professionnelle
Il s'agit d'identifier les enjeux et les critères d'une communication professionnelle de qualité.
- •Identifier les enjeux de la communication professionnelle d'une organisation.
- •Évaluer la qualité d'une communication professionnelle.
- •Définition de la communication.
- •Composantes de la communication.
- •Objectifs de la communication.
- •Critères de qualité d'une communication professionnelle.
- •Stratégies d'argumentation.
2.2.1 La communication écrite professionnelle (fond et forme)
- •Produire des écrits professionnels internes à l'organisation ou dans le cadre des relations avec les partenaires.
- •Utiliser les écrits professionnels en fonction du contexte.
- •Communiquer sur un réseau social professionnel.
- •Typologies des documents : lettre, courriel, compte-rendu, rapport, procès-verbal, note de synthèse, lettre de motivation, CV, diaporama.
- •Conception, rédaction et présentation des écrits professionnels à l'aide d'outils adaptés.
- •Règles et bonnes pratiques dans la production et l'utilisation des écrits professionnels.
- •Règles et bonnes pratiques dans l'usage des réseaux sociaux professionnels.
2.2.2. La communication orale professionnelle (fond et forme)
- •Argumenter à l'oral.
- •Réaliser une présentation en utilisant un support numérique.
- •Se présenter (lors d'un entretien d'embauche ou lors d'échange avec un ou des partenaires).
- •Adapter sa communication au partenaire.
- •Gérer son temps de parole.
- •Respecter les codes de bonne conduite.
- •Techniques orales et argumentatives d'un exposé, d'une conférence ou d'une soutenance : organisation du discours ; gestion du temps, de l'espace, du corps, de l'auditoire ; traitement des questions posées.
- •Utilisation d'outils d'aide à la présentation.
- •Codes de bonne conduite.
2.3 Le partage et l'échange d'informations
Partage et échange d'informations s'effectuent dans un cadre organisé et réglementé afin de mettre à la disposition de chacun des acteurs les informations nécessaires à l'accomplissement de leurs missions.
- •Collaborer au sein d'un processus de production d'informations professionnelles.
- •Participer à une communication collaborative.
- •Partager des informations professionnelles.
- •Respecter les règles d'utilisation et de diffusion des productions existantes.
- •Outils de travail collaboratif.
- •Confidentialité et loyauté dans les échanges et les productions.
- •Plagiat, droit de copie.
Partie 3 - – Le stage (8 semaines minimum)
Le stage (ou l'activité professionnelle servant de référence) doit être accompli dans un cabinet d'expertise comptable ou dans les services comptables et financiers d'une entreprise, d'une collectivité publique ou d'une association. La durée du stage est d'au moins 8 semaines. Le stage a pour but : de permettre au candidat de prendre contact avec le monde professionnel ; d'observer le fonctionnement d'une organisation et de le rapprocher des connaissances acquises au travers des programmes des différentes unités d'enseignement et actualisées notamment par le biais d'une veille informationnelle ; d'appliquer les concepts et les méthodes décrites dans les parties 1 et 2 du programme de cette unité d'enseignement.
FONDAMENTAUX DU DROIT
Volume horaire : 150 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
Le programme de l’UE 1 porte une double volonté :
Les compétences propres au programme de l’UE 1 doivent pouvoir s’appuyer sur les compétences transversales suivantes, communes aux enseignements de l’axe juridique :
Ces compétences ne sont pas explicitement inscrites dans le programme de l’UE 1 mais sont indispensables pour l’aborder efficacement.
- •D’une part, articuler les programmes du DCG et du DSCG avec une approche par compétences et un niveau de qualification adaptés aux besoins des cabinets d’expertise comptable. Cela a impliqué une réflexion sur les chevauchements entre les référentiels du DCG et du DSCG, et sur la progressivité de la formation entre les diplômes et, au sein de chaque diplôme, entre les différentes UE juridiques. C’est pourquoi certains déplacements de contenu entre UE juridiques au sein du DCG ou entre UE juridiques du DCG vers l’UE1 du DSCG ont été menés, afin de gagner en cohérence sur la définition des compétences et donc sur les programmes.
- •D’autre part, renforcer l’adéquation du programme de l’UE1 avec les besoins des professionnels de la filière. Les compétences juridiques sont présentées comme étant au service du rôle de conseil de l’expertise comptable pour le pilotage des organisations, tant en matière de gestion que sur le plan comptable, fiscal ou des ressources humaines. Elles font partie des compétences servant le développement de la relation client, au centre des missions en cabinet d’expertise comptable ou en entreprise.
- •Analyser et interpréter une documentation juridique ;
- •Effectuer et exploiter une veille juridique ;
- •Résoudre une situation juridique en utilisant un raisonnement structuré.
Structure du programme
Le programme de l’UE1 comporte deux évolutions majeures :
L’UE 1 est ainsi structurée en trois grands blocs thématiques :
La répartition horaire entre les parties et sous-parties est donnée à titre indicatif.
- •Une introduction des compétences professionnelles qui forment l’architecture du nouveau programme (par exemple « Accompagner un entrepreneur individuel dans son activité » permettra d’« Évaluer les risques patrimoniaux liés à l’exercice d’une activité »). Dans ce contexte, les compétences ont été recentrées en trois grands axes et, si le nombre de compétences diminue en apparence, c’est notamment parce qu’elles ont été enrichies dans leur contenu pour devenir plus transversales et moins fragmentées (davantage de compétences de conseil plutôt que de compétences d’identification ; par exemple « Évaluer les conséquences du régime juridique applicable au couple sur le patrimoine » ou « Apprécier la portée d’un engagement contractuel »).
- •Dans le cadre de l’articulation entre les diplômes et de la recherche d’adéquation avec les besoins de la profession, cet approfondissement des compétences de l’UE1, qui nécessitera un accompagnement méthodologique des étudiants, est compensé par le glissement de certaines notions vers le programme de l’UE2 du DCG (le fonds de commerce et le bail commercial) ou de l’UE1 du DSCG (la majorité des contrats de l’entreprise).
- •Appréhender le contexte juridique en vigueur en droit privé (35 heures) ;
- •Qualifier la situation juridique du client (55 heures) ;
- •Appliquer le cadre juridique adapté à une situation professionnelle (60 heures).
Prérequis et prolongements
Aucun prérequis n’est nécessaire. L’étude de l’UE 1 fondamentaux du droit s’analyse comme le prérequis pour l’étude des autres UE juridiques du DCG (UE 2, UE 3, UE 4) et du DSCG (UE 1). Elle introduit un continuum dans la formation, avec un développement progressif des compétences entre le DCG et le DSCG.
Partie 1 – Appréhender le contexte juridique en vigueur en droit privé (35 heures)
1.1 Rechercher les règles applicables à la situation du client (15 heures)
- •Règle de droit et ses caractères
- •Limiter l'étude à la distinction règle de droit et morale pour comprendre l'utilité de la règle de droit.
- •Bloc de constitutionnalité
- •Bloc international (conventions et traités internationaux) et droit de l'Union européenne (traités, directives et règlements)
- •Bloc de légalité (lois et ordonnances), loi impérative et loi supplétive
- •Bloc règlementaire
- •Sources indirectes : usages professionnels, jurisprudence, doctrine
- •Procédure d'élaboration de la loi
- •Limiter l'étude à la reconnaissance d'une source de droit.
- •La jurisprudence du Conseil constitutionnel n'est évoquée que succinctement au moment de l'étude du contrôle de constitutionnalité.
- •Les procédés d'élaboration des normes internationales sont exclus.
- •Les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ne sont pas étudiés.
- •Le contrat et les sources négociées de droit français sont seulement cités dans la hiérarchie des normes.
- •Hiérarchie des normes
- •Contrôle de constitutionnalité de la loi
- •Contrôle de conventionnalité de la loi
- •Limiter l'étude à la capacité à placer une règle dans la hiérarchie.
- •Il s'agit de comprendre l'utilité pratique de la hiérarchie.
1.2 Déterminer le mode de résolution adapté à un litige (20 heures)
- •Juridictions de l'ordre administratif :
- –tribunal administratif, cour administrative d'appel, Conseil d'État
- –Juridictions de l'ordre judiciaire :
- –tribunal judiciaire, tribunal de proximité, tribunal de commerce, conseil de Prud'hommes, cour d'appel, Cour de cassation, tribunal de police, tribunal correctionnel, cour criminelle, cour d'assises
- ·Étude de l'impact d'une décision de la CEDH ou de la CJUE sur la résolution d'un litige de droit français (à l'exception des autres juridictions internationales)
- ·Compétences matérielle et territoriale des juridictions judiciaires
- ·Magistrats professionnels (siège, ministère public) et magistrats non professionnels
- •La présentation des juridictions administratives reste succincte : ni les modalités de saisine, ni la jurisprudence en tant que telle ne sont à étudier.
- •Les voies de recours sont limitées à l'appel et au pourvoi.
- •Le tribunal des conflits et sa jurisprudence ne sont pas étudiés.
- •Des extraits de la jurisprudence de la CEDH ou CJUE peuvent être mobilisés mais ni les modalités de saisine ni la jurisprudence de ces juridictions ne sont à étudier en tant que telles.
- •Conditions de l'action en justice :
- –intérêt à agir, qualité pour agir, capacité, délai de prescription de droit commun
- •Conciliation, médiation et arbitrage, transaction : définition, acteurs, mise en œuvre et issue
- •Avantages et inconvénients des différents modes de résolution envisageables
Partie 2 – Qualifier la situation juridique du client (55 heures)
2.1 Qualifier la personne juridique et ses biens (15 heures)
- •Définitions de la personne physique et de la personne morale
- •Naissance et décès des personnes physiques
- •Constitution et extinction des personnes morales
- •Le détail sur les personnes morales n'est pas à l'étude : il n'est pas demandé de connaître toutes les formes de personnes morales mais seulement l'existence des sociétés et des associations comme exemples de personnes morales.
- •La disparition ou l'absence des personnes physiques sont exclues.
- •Nom, domicile, patrimoine et nationalité
- •Droits patrimoniaux et droits extrapatrimoniaux
- •Biens meubles et biens immeubles.
- •Les conditions d'obtention de la nationalité ne sont pas à l'étude.
- •Les conditions de changement du nom sont exclues.
- •Les données personnelles sont exclues.
- •Capacité de jouissance et capacité d'exercice (majeur, mineur, personnes morales)
- •Actes d'administration, conservatoires, de disposition
- •Régimes de la tutelle et de la curatelle :
- –conditions d'ouverture et fonctionnement
- –Sanctions des actes accomplis en cas de défaut de capacité
- •Le cas du mineur est limité à l'administration légale uniquement.
- •La sauvegarde de justice, la curatelle renforcée, le mandat de protection future et l'habilitation familiale sont exclus.
- •L'identification du régime pertinent dans une situation donnée est exclue du champ d'étude.
2.2 Accompagner un entrepreneur individuel dans son activité (20 heures)
- •Intérêts et limites des théories du patrimoine au regard des droits des créanciers
- •La fiducie n'est pas à étudier.
- •Le commerçant de fait et ses conséquences ne sont pas à étudier.
- •Droit de gage général des créanciers
- •Créancier chirographaire et créancier privilégié
- •Protection patrimoniale de l'entrepreneur individuel (séparation des patrimoines, insaisissabilité)
- •Renonciation à la protection par l'entrepreneur individuel et formalisme associé
- •Définition du commerçant
- •Actes de commerce : régime juridique et différentes catégories
- •Obligations et responsabilités du commerçant
- •Définition et caractéristiques principales de l'artisan, de l'agriculteur, du professionnel libéral
- •Notion de profession réglementée
- •Les règles fiscales et sociales associées à chaque type d'entrepreneur individuel ne sont pas à étudier.
- •Liberté du commerce et de l'industrie et ses limites
- •Obligation d'immatriculation
- •Caractéristiques du statut du conjoint (collaborateur, salarié, associé) de l'entrepreneur individuel et conséquences juridiques associées
- •Étude comparative des masses de biens : mariage, PACS, concubinage
- •Bien propre, bien commun
- •Bien personnel, bien indivis
- •L'étude est limitée aux conséquences des régimes donc exclut l'étude de leur formation.
- •Pour les régimes matrimoniaux, le régime légal et la séparation de biens sont à l'étude à l'exclusion des autres régimes.
- •Pour le PACS, seul le régime légal séparatiste est à aborder.
- •Formalités de création d'une entreprise individuelle : pièces justificatives, procédure de télédéclaration, guichet unique
2.3 Déterminer l'étendue du droit d'une personne juridique sur ses biens (20 heures)
- •Attributs du droit de propriété
- •Caractères du droit de propriété
- •Acquisition de la propriété à titre onéreux (vente) et à titre gratuit (donation, legs, succession)
- •Date du transfert de propriété
- •Usufruit comme démembrement de la propriété : droits et obligations de l'usufruitier et du nu-propriétaire
- •Constitution de l'usufruit (usufruit légal ou contractuel)
- •Extinction de l'usufruit
- •Indivision en tant que mode de propriété à plusieurs
- •Les autres modes d'acquisition de la propriété (acquisition originaire, prescription acquisitive, apport en société…) ne sont pas à envisager.
- •Les régimes de la donation, de la succession et du legs ne sont pas à étudier.
- •La notion d'indivision n'est pas à étudier dans le détail.
- •La copropriété est exclue.
- •L'étude des baux est exclue.
- •Abus de droit
- •Existence de limites légales au droit de propriété
- •Le régime des limites légales n'est pas à connaître, simplement comprendre son existence et son intérêt grâce à un corpus documentaire.
- •Propriété littéraire et artistique, propriété industrielle
- •Brevet et marque : conditions de protection, procédure et effets de la protection
- •Droit d'auteur : nature de ce droit, conditions et effets de la protection
- •La licence d'exploitation n'est pas à étudier.
- •Le régime des inventions des salariés n'est pas à étudier.
- •L'étude des régimes de protection internationaux est exclue.
- •L'étude des ouvrages collectifs est exclue.
- •Se limiter au droit d'auteur (ne pas envisager les droits voisins du droit d'auteur).
- •Les noms de domaines sont exclus.
- •Action en contrefaçon
- •Action en concurrence déloyale
Partie 3 – Appliquer le cadre juridique adapté à une situation professionnelle (60 heures)
3.1 Accompagner le client dans ses relations contractuelles (20 heures)
- •Pourparlers, pacte de préférence, promesse unilatérale.
- •L'étude de l'action interrogatoire dans le pacte de préférence est exclue.
- •Conditions de validité du contrat :
- –consentement (offre, acceptation, vices du consentement), contenu licite et certain, capacité des parties
- –Principes régissant la forme du contrat (contrat consensuel / solennel / réel)
- –Durée du contrat
- –Autres grandes classifications du contrat : synallagmatique / unilatéral ; à exécution successive / instantanée ;
- –papier / électronique ; de gré-à-gré / d'adhésion
- –Nullité absolue et relative
- •La notion de contrat-cadre n'est pas à étudier.
- •En matière de nullité, la confirmation du contrat et l'action interrogatoire ne sont pas à étudier.
- •Obligations de moyens et obligations de résultat
- •Exécution du contrat dans le temps :
- –durée et renégociation
- –Paiement
- –Bonne foi
- –Liberté contractuelle et ses limites
- –Force obligatoire et l'effet relatif (opposabilité)
- •La promesse de porte-fort et la stipulation pour autrui sont exclues.
- •Clauses : limitative et exclusive de responsabilité ; pénale ; résolutoire ;
- •compromissoire ; attributive de compétence ; de réserve de propriété
- •Sanctions de l'inexécution : exception d'inexécution, exécution forcée en nature, réduction du prix, résolution, réparation liée à l'inexécution du contrat
3.2 Accompagner le client dans ses contrats courants (15 heures)
- •Conditions de validité et les principaux effets des contrats de vente, des contrats d'entreprise, et des contrats de consommation
- •Notion de consommateur, de professionnel et de non-professionnel
- •Dans le contrat d'entreprise, exclure l'étude de la sous-traitance.
- •Dans les contrats de consommation, exclure l'étude des ventes interdites.
- •L'étude des ventes règlementées se limitera aux ventes à distance et ventes hors établissement.
- •Garantie contre les vices cachés,
- •garantie d'éviction, garantie de conformité
- •Droit de rétractation
- •Clauses abusives
- •Abus de faiblesse, pratiques commerciales agressives ou trompeuses
- •Conditions de validité et principaux effets de certaines sûretés contractuelles (hypothèque, gage, nantissement, cautionnement)
- •Les sûretés non contractuelles ne sont pas étudiées.
3.3 Apprécier les conséquences des responsabilités civiles de l'entrepreneur individuel (15 heures)
- •Fonctions de la responsabilité pénale et de la responsabilité civile
- •Étude des possibilités de cumul des différents régimes de responsabilité
- •Responsabilité civile contractuelle et extracontractuelle
- •Fait générateur : manquement à une obligation contractuelle, du fait personnel, du fait des choses, du fait d'autrui
- •Préjudice réparable (classification, caractères)
- •Lien de causalité
- •Responsabilité du fait des produits défectueux
- •Trouble anormal du voisinage
- •Responsabilité environnementale (réparation du préjudice écologique)
- •L'étude de la responsabilité du fait d'autrui sera limitée à la responsabilité des commettants du fait de leurs préposés.
- •L'étude de la responsabilité spéciale du fait des bâtiments en ruines et du fait des animaux est exclue.
3.4 Établir la preuve des droits (10 heures)
- •Charge de la preuve
- •Objet de la preuve (acte ou fait juridique)
- •Modes de preuve et force probante de ces modes de preuve (présomptions, acte authentique, acte sous signature privée, copie fidèle et irréversible, témoignages, autres écrits, enregistrements ou vidéos)
- •Recevabilité des moyens de preuve
- •Le serment décisoire et le serment supplétoire sont exclus.
- •L'étude des actes contresignés par avocat est exclue.
DROIT DES AFFAIRES
Volume horaire : 150 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
Le programme de l’UE 2, droit des affaires, doit permettre à un collaborateur comptable débutant d’appréhender diverses situations juridiques rencontrées auprès de clients exploitant des activités économiques variées.
La présentation du programme s’appuie sur une approche par compétences qui témoigne d’une orientation résolument pragmatique, opérationnelle et contextualisée des savoirs.
Les candidats seront préparés à comprendre, analyser et appliquer le droit des affaires pour accompagner la vie des sociétés et autres groupements, mesurer les risques juridiques, adopter un raisonnement juridique structuré et applicable à des situations concrètes.
Son articulation avec les autres enseignements juridiques du DCG apporte une cohérence d’ensemble. Il prépare également à une montée en compétences progressive, en vue d’une poursuite d’études en DSCG.
Le programme de l’UE 2 s’appuie sur les compétences transversales suivantes, communes aux enseignements de l’axe juridique :
- •Analyser et interpréter une documentation juridique ;
- •Effectuer et exploiter une veille juridique ;
- •Résoudre une situation juridique en utilisant un raisonnement structuré.
Structure du programme
Le programme est découpé en 4 compétences :
La répartition horaire entre les parties et sous-parties est donnée à titre indicatif.
- •Appréhender le contexte juridique en droit des affaires (2 heures) ;
- •Qualifier le cadre juridique du client (48 heures) ;
- •Appliquer le cadre juridique adapté à une situation professionnelle (85 heures) ;
- •Apprécier la mise en œuvre de la responsabilité pénale appliquée aux affaires (15 heures).
Prérequis et prolongements
Le programme s’appuie sur les notions de droit commun des contrats, de responsabilité civile, de commerçant.
Partie 1 – Appréhender le contexte juridique en droit des affaires (2 heures)
- •Sources du droit des affaires.
- •Seront exclues les grandes évolutions historiques et économiques ayant donné naissance aux différentes formes sociétaires et associatives.
- •Ne seront abordées que les sources utiles à l'étude du programme de l'UE2.
- •L'influence du droit de l'Union européenne sur le droit des affaires ne sera abordée qu'à partir d'exemples.
Partie 2 – Qualifier le cadre juridique du client (48 heures)
2.1 Apprécier la validité du contrat de société (8 heures)
- •Définition du contrat de société
- •Conditions de validité en droit général des contrats (consentement, capacité, contenu)
- •Conditions de validité spécifiques au contrat de société (article 1832 du code civil et affectio societatis)
- •Régime juridique des apports : transfert de propriété, démembrement et formalités spécifiques (fonds de commerce, brevets, créances, biens immobiliers)
- •Influence du régime matrimonial sur les formalités et la revendication des titres sociaux vis-à-vis du conjoint
- •Capital social
- •Seuls le régime légal et celui de la séparation de biens seront étudiés.
- •Nullité non rétroactive
- •Société de fait
- •La distinction nullité absolue /nullité relative sera exclue.
- •La régularisation sera exclue
- •A chaque fois que la notion de société de fait est abordée dans le programme, la distinction société de fait / créée de fait n'est pas attendue en raison du manque de clarté de la jurisprudence.
2.2 Acquérir la personnalité juridique (10 heures)
- •Constitution de la société
- •Immatriculation
- •Acquisition de la personnalité morale
- •Formalités de publicité
- •Société en formation
- •Actes préparatoires
- •Démarrage de l'activité (actes non préparatoires et société de fait)
- •Reprise des actes
- •Responsabilité des associés, de la société vis-à-vis des tiers
- •La maîtrise de la distinction société de fait /société créée de fait n'est pas attendue.
- •Dénomination sociale
- •Siège social
- •Nationalité
- •Durée
- •Objet social
- •Capital social
- •Patrimoine
- •Capacité juridique : jouissance, exercice
- •Responsabilités civile, pénale, fiscale
- •Intérêt social distinct
- •Il est nécessaire de prendre en compte l'alinéa 2 de l'article 1833 du code civil dans la définition de l'intérêt social.
- •Société de fait / société créée de fait
- •Société en participation
- •La maîtrise de la distinction société de fait /société créée de fait n'est pas attendue.
2.3 Accompagner le fonctionnement de la société (16 heures)
- •Mandat social, représentant légal
- •Dirigeant de fait
- •Statut social du dirigeant : assimilé salarié, travailleur non salarié
- •Nomination, cessation des fonctions (décès, démission, révocation, interdiction)
- •Rémunération : décision, nature juridique
- •Pouvoirs vis-à-vis des tiers et des associés
- •Responsabilités civile, pénale, fiscale
- •Ne seront étudiés que les cas simples du gérant minoritaire et majoritaire.
- •Seront exclus les cas complexes comme la cogérance majoritaire, majoritaire avec le conjoint et les enfants mineurs.
- •La nature juridique de la rémunération se limitera au fait que ce n'est pas une convention réglementée ni un salaire.
- •Le contenu du régime social sera exclu (traité en UE 3 de DCG).
- •Seule la qualification « assimilé salarié » ou « travailleur non salarié » sera attendue sans étudier son contenu.
- •Droits politiques :
- –Droit à l'information
- –Droit de participer aux décisions collectives
- –Droit de vote
- –Droits financiers :
- –Droit aux dividendes
- –Droit sur les réserves
- –Droit au boni de liquidation
- –Droit au remboursement des apports
- ·Notion de bénéfice distribuable
- ·Droits patrimoniaux :
- –Cession
- –Transmission
- ·Obligation aux dettes et contribution aux pertes :
- –Responsabilité indéfinie et solidaire
- –Responsabilité indéfinie et conjointe
- –Responsabilité limitée aux apports
- •Les règles relatives à la location et au nantissement des parts sociales ou actions seront exclues.
- •Droits politiques :
- –Droit de vote
- –Abus de majorité, abus de minorité
- •Nomination d'un commissaire aux comptes
- •Durée du mandat
- •Missions
- •Prérogatives
- •Responsabilités civile et disciplinaire
- •Les missions seront énumérées mais ne seront pas développées.
2.4 Adapter la forme sociétaire aux demandes du client (6 heures)
- •Modalités de décision de la transformation
- •Commissaire à la transformation : désignation, rapport
- •Les autres rôles du commissaire à la transformation seront exclus.
- •Effets sur :
- –La personnalité juridique
- –Les contrats conclus par la société
- –Le mandat du dirigeant
- –La responsabilité des associés
- •Les effets sur le contrat de travail, les accords et conventions collectives ne seront pas étudiés.
2.5 Accompagner la disparition de la société (8 heures)
- •Causes de la dissolution
- •Étapes de la dissolution et de la liquidation
- •Nomination, rôles du liquidateur
- •Responsabilité civile du liquidateur :
- –Non-respect des opérations de liquidation
- –Non-paiement des créanciers avant la répartition des fonds aux associés
- –Retard injustifié dans la clôture de la liquidation
- –Engagement de sa responsabilité par le créancier
- •La responsabilité pénale du liquidateur sera exclue.
- •Les procédures collectives seront exclues.
- •Effets sur :
- –La personnalité morale
- –Le mandat social
- –Les droits des créanciers
- –Boni et mali de liquidation
- –Reprise des apports
Partie 3 – Appliquer le cadre juridique adapté à une situation professionnelle (85 heures)
3.1 Identifier les règles applicables à la gestion d'un fonds de commerce (7 heures)
- •Fonds de commerce : notion, composition
- •Les actes de commerce seront exclus (traités en UE 1 de DCG).
- •Contrat de bail commercial :
- –Conditions d'application des baux commerciaux
- –Déspécialisation
- –Droit au renouvellement
- –Révision du loyer
- –Fin du contrat
- •La distinction entre prorogation et renouvellement sera exclue.
3.2 Identifier la forme sociétaire adaptée à la situation du client (60 heures)
- •SNC (Société en nom collectif)
- •SARL (Société à responsabilité limitée) et sa forme unipersonnelle
- •SA (Société anonyme)
- •SAS (Société par actions simplifiée) et sa forme unipersonnelle
- •Dirigeant :
- –Nomination
- –Fin de mandat : démission, révocation, décès, arrivée du terme
- –Rémunération du dirigeant
- –Cumul mandat social – contrat de travail
- –Cumul des mandats sociaux
- –Pouvoirs
- –Responsabilités
- –Associés
- –Droits des associés :
- –Alerte
- –Poser des questions
- –Inscription de résolutions
- –Expertise de gestion
- –Cession d'actions ou de parts sociales
- –Agrément, préemption, inaliénabilité, exclusion
- –Obligation des associés : étendue de la responsabilité des associés
- ·Conventions : interdites, réglementées, libres, procédure de contrôle
- ·Obligations de dépôt et publication des comptes :
- –Dépôt des comptes annuels
- –Dépôt simplifié des comptes
- –Confidentialité : totale, partielle
- –Sanctions
- ·Conditions de validité spécifiques lors de la transformation de chaque forme juridique
- ·Causes de dissolution spécifiques à chaque forme juridique
- •Les sociétés cotées seront exclues.
- •Les pactes d'associés seront exclus (traités en UE 1 de DSCG).
- •Le droit de retrait des associés sera exclu.
- •Ne seront pas abordées les exceptions des cumuls avec les mandats détenus dans les sociétés filles et mères (traitées en UE1 de DSCG).
- •Société civile de droit commun : caractéristiques principales, utilité
- •Contexte libéral : société civile de moyens, société civile professionnelle, société d'exercice libéral
- •Contexte agricole : sociétés agricoles : groupement agricole d'exploitation en commun, entreprise agricole à responsabilité limitée
- •Contexte de l'économie sociale et solidaire : association (les conditions de l'activité économique d'une association seront abordées), sociétés coopératives
- •Leur fonctionnement sera exclu.
- •Les GIE et GEIE seront exclus (le GIE est traité en UE 1 de DSCG).
- •Les associations reconnues d'utilité publique ou agréées, les autres organismes à but non lucratif seront exclus (traités en UE 1 de DSCG).
- •Il s'agira pour le candidat de déterminer la forme juridique la plus adaptée aux besoins de son client.
3.3 Proposer des choix de financement adaptés aux besoins du client (18 heures)
- •Valeurs mobilières : actions, actions de préférence, parts sociales
- •Augmentation par apports nouveaux, incorporation des réserves, compensation de créances
- •Droits des associés : droit préférentiel de souscription, droit d'attribution
- •Prime d'émission
- •Intervention du commissaire aux comptes
- •Capitaux propres inférieurs à la moitié du capital social
- •Le crowdfunding et autres financements spécifiques seront exclus (traités en UE 1 de DSCG).
- •Le cas de rachat par l'entité de ses propres actions sera exclu (traité en UE 10 de DCG).
- •Le droit des créanciers sera exclu.
- •Le calcul de la prime d'émission sera exclu.
- •Emprunt obligataire
- •Contrat d'émission : remboursement, intérêts
- •Décision d'émission
- •Conditions d'émission
- •Masse des obligataires : création
- •Intervention du commissaire aux comptes
- •Ne seront pas étudiés les instruments financiers complexes notamment les OCA, ORA, BSA, BSPCE.
- •Les formalités à réaliser auprès de l'AMF seront exclues.
- •Le rachat par l'entité de ses propres obligations sera exclu.
- •Le fonctionnement de la masse des obligataires sera exclu.
- •Les effets des fusions sur les droits des obligataires seront exclus.
- •Opérations sur capital
- •Emprunt obligataire
- •Les modes de financement autres que les opérations sur capital et l'emprunt obligataire seront exclus.
Partie 4 – Apprécier la mise en œuvre de la responsabilité pénale appliquée aux affaires (15 heures)
4.1 Se repérer dans l'environnement pénal (5 heures)
- •Action civile, action publique
- •Opportunité des poursuites
- •Jugement, voies de recours
- •Peine prononcée (individualisation des peines)
- •Rôle des acteurs de la procédure pénale : magistrat du parquet, juge d'instruction
- •Principes directeurs du procès : procès équitable, présomption d'innocence, principe du contradictoire
- •Les officiers de police judicaire seront exclus.
- •Les procédures alternatives au procès seront exclues.
- •Auteur de l'infraction (personne physique et/ou personne morale)
- •Complice de l'infraction
- •La tentative d'infraction sera exclue.
4.2 Repérer les infractions dans une situation donnée (10 heures)
- •Délits :
- –D'abus de confiance
- –D'escroquerie
- –De faux et usage de faux
- –De recel
- –D'abus de biens et du crédit de la société
- –De distribution de dividendes fictifs
- –De présentation ou publication de comptes annuels ne donnant pas une image fidèle
- –De majoration frauduleuse des apports en nature
- •Infractions liées à l'exercice de la mission de contrôle du CAC :
- –Infractions commises par le CAC :
- ·Exercice illégal
- ·Violation du secret professionnel
- ·Confirmation d'informations mensongères
- ·Non révélation des faits délictueux
- –Infractions commises à l'égard du CAC :
- ·Obstacle au contrôle
- ·Défaut de désignation
- ·Défaut de convocation
- •La connaissance des numéros des articles sera exclue.
- •Le quantum des peines sera exclu.
DROIT SOCIAL
Volume horaire : 150 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
L’UE 3, droit social, a pour but de répondre aux exigences des professionnels de la filière en permettant aux personnes titulaires d’un DCG d’adopter un raisonnement juridique structuré et applicable à des situations concrètes et variées rencontrées en cabinet d’expertise comptable ou en entreprise. Il s’agit d’accompagner un employeur (en tant que client de l’expert-comptable ou en étant à ses côtés au sein d’une organisation) dans les différents aspects de la gestion de ses salariés.
Les compétences propres au programme de l’UE 3 doivent pouvoir s’appuyer sur les compétences transversales suivantes, communes aux enseignements de l’axe juridique :
Structure du programme :
Le nouveau programme a été établi en partant du référentiel d’activités professionnelles élaboré par le CNOEC. Il met davantage l’accent sur une approche par compétences professionnelles, en cohérence avec la volonté de professionnalisation du DCG.
Il se compose de trois grandes parties reprenant trois compétences essentielles en droit social :
De même, le nouveau programme propose l'étude croisée du droit du travail et du droit de la protection sociale sur les différents thèmes abordés. L’étude de la protection sociale n'est pas un objectif en soi mais vise essentiellement à donner à l'employeur une compréhension plus large de sa situation ou de celle du salarié.
De manière générale, l’ordre de présentation des notions dans le référentiel ne contraint pas la progression pédagogique de l'enseignant qui reste libre d'ordonner la présentation de ces notions de manière différente.
La répartition horaire entre les parties et sous-parties est donnée à titre indicatif.
- •Analyser et interpréter une ressource juridique ;
- •Effectuer une veille juridique et exploiter les informations issues de cette veille ;
- •Résoudre une situation juridique en utilisant un raisonnement structuré.
- •« appréhender le contexte juridique en vigueur en droit social » : le titulaire du DCG doit maîtriser le cadre juridique spécifique au droit social (champ d’application, acteurs, sources juridiques) ;
- •« qualifier la situation juridique du client » : le titulaire du DCG doit être capable de traiter les différents aspects d’une relation de travail classique, dans le cadre du contrat de travail de droit commun, c’est-à-dire le CDI à temps plein (règles juridiques encadrant la formation, l’exécution et la rupture du contrat de travail) ;
- •« appliquer le cadre juridique adapté à une situation professionnelle » : le titulaire du DCG doit maîtriser les règles spécifiques applicables à certaines situations pouvant impacter la relation de travail (recours à des contrats de travail atypiques ; marges de manœuvre dont l’employeur dispose pour faire varier le temps de travail ; règles relatives à la suspension du contrat de travail pour maladie, accident, maternité, paternité ; modalités de gestion d’un conflit collectif).
Prérequis et prolongements
L’étude de l’UE 3, droit social, s’inscrit dans le prolongement des autres UE juridiques du DCG (UE 1 et UE 2) : sources du droit, régime juridique d’un contrat, responsabilité, contentieux. La détermination de la norme applicable à une situation juridique est devenue une exigence essentielle en droit du travail du fait de la place croissante reconnue au droit négocié par les partenaires sociaux et de l’articulation complexe des normes issues des différents niveaux de négociation.
La nécessité d’introduire un continuum dans la formation, avec une montée en compétences entre le DCG et le DSCG, a également été prise en compte. Ainsi, les aspects sociaux liés aux procédures collectives, aux groupes de sociétés et aux restructurations d’entreprises sont désormais traités uniquement dans le cadre de l’UE 1 du DSCG.
Partie 1 – Appréhender le contexte juridique en vigueur en droit social (50 heures)
1.1 Maîtriser les spécificités du droit social (10 heures)
- •Définition du droit social : droit du travail et droit de la protection sociale
- •Caractères du droit du travail : dimension individuelle (protection du salarié), dimension collective
- •Critères de qualification du contrat de travail
- •Champ d'application du droit du travail
- •Pouvoir de requalification du juge
- •On distinguera le salariat d'autres situations de travail telles que le bénévolat et le recours à un prestataire de service, sans réaliser l'étude de ces statuts.
- •Principes fondateurs de la protection sociale :
- –unité, universalité, uniformité
- –Différents risques couverts
- –Différents régimes de protection sociale
- –Règles d'affiliation
- –La protection sociale complémentaire (obligatoire et facultative)
- •Il s'agit ici d'une présentation des différents régimes (général du salarié et assimilé salarié, agricole et indépendants), sans le détail de leur étude pour le régime agricole et celui des indépendants.
1.2 Apprécier le rôle des acteurs de la relation de travail (20 heures)
- •Syndicats : représentativité syndicale, section syndicale, délégué syndical et représentant de la section syndicale (mise en place, missions et moyens)
- •Comité social et économique (CSE) : mise en place, missions et moyens
- •Protection des membres du CSE et des syndicats : personnes protégées, moyens de protection, délits d'entrave
- •Information des représentants du personnel et base de données économiques, sociales et environnementales (BDESE)
- •L'étude de l'unité économique et sociale (UES) est exclue et étudiée en DSCG en UE 1.
- •Seule la définition de la BDESE sera abordée. On se limitera à lister les thématiques obligatoires.
- •Missions principales de l'inspection du travail et des inspecteurs du recouvrement (URSSAF)
- •Moyens d'action de l'inspection du travail et des inspecteurs du recouvrement (URSSAF)
- •Travail dissimulé
- •Contentieux civil du travail
- •Contentieux pénal du travail
- •Contentieux administratif du travail
- •Contentieux de la Sécurité sociale
- •L'étude de la procédure prud'homale se limite aux spécificités suivantes : paritarisme, conciliation préalable obligatoire, audience de départage, voies de recours.
1.3 Déterminer la règle applicable à une situation de travail (20 heures)
- •Sources du droit du travail et de la protection sociale : sources internationales et européennes, sources nationales étatiques et professionnelles et normes adoptées par l'employeur (règlement intérieur, usages, engagements unilatéraux).
- •Différents niveaux de négociation : accord national interprofessionnel (ANI), accord ou convention de branche et accord d'entreprise.
- •Règles de la négociation collective : adoption, révision, dénonciation, application, extension et élargissement des conventions et accords collectifs.
- •Articulation des normes conventionnelles entre elles et par rapport à la loi et aux autres sources du droit.
Partie 2 – Qualifier la situation juridique du client (70 heures)
2.1 Accompagner l'employeur dans la formation du contrat de travail (10 heures)
- •Recrutement : acteurs, restrictions à la liberté d'embauche, modalités de recrutement.
- •Formation du contrat de travail :
- –offre de contrat de travail et promesse unilatérale de contrat de travail • conclusion du contrat de travail • conditions de fond (consentement, capacité, contenu licite et certain) • conditions de forme
- –Formalités liées à l'embauche.
- –Obligations de l'employeur et du salarié.
- –Clauses spécifiques inscrites dans un contrat de travail : période d'essai, non-concurrence, dédit-formation, mobilité géographique, objectifs, exclusivité.
2.2 Accompagner l'employeur dans l'exécution du contrat de travail (45 heures)
- •Temps de travail effectif.
- •Durée du travail : durée légale, régime juridique des heures supplémentaires.
- •Congés et repos :
- –congés payés • jours fériés • repos (quotidien, hebdomadaire et dominical)
- •L'étude du régime des heures d'équivalence est exclue.
- •Le candidat doit être en mesure de citer des exceptions au repos dominical mais n'a pas à en connaître le régime.
- •Éléments de la rémunération : salaire de base, avantages en nature, gratifications bénévoles ou compléments de salaire, pourboires, indemnités et remboursement des frais professionnels.
- •Cadre légal et conventionnel de la rémunération : interdiction des discriminations, principe « à travail égal, salaire égal », égalité femme-homme, salaire minimum, interdiction des clauses d'indexation, transparence salariale.
- •Bulletin de salaire : mentions obligatoires et interdites, notions de salaire brut et de salaire net.
- •Règles encadrant la remise, la conservation et la force probante du bulletin de salaire.
- •Dispositifs de partage de la valeur :
- –participation des salariés aux résultats de l'entreprise • intéressement • prime de partage de la valeur • plans d'épargne salariale (modalités de mise en place et d'alimentation)
- •La méthode d'évaluation de l'index de l'égalité professionnelle est exclue.
- •Les plans d'épargne à connaître sont : le PEE (plan d'épargne entreprise), le PERECO (plan d'épargne retraite d'entreprise collectif).
- •Est uniquement attendue une présentation des avantages fiscaux et sociaux, sans que la connaissance des taux ni aucun calcul ne soient exigés.
- •Obligations de l'employeur :
- –financement de la formation • adaptation des salariés aux évolutions de l'emploi et du poste de travail • entretien professionnel
- –Plan de développement des compétences.
- –Mobilisation du compte personnel de formation ou d'un projet de transition professionnelle.
- –Validation des acquis de l'expérience.
- •Le règlement intérieur et ses adjonctions
- •Droit disciplinaire :
- –fautes et sanctions disciplinaires • garanties procédurales • contrôle judiciaire
- –Articulation entre le pouvoir de direction de l'employeur et les libertés et droits fondamentaux du salarié.
- –Articulation entre le pouvoir de direction de l'employeur et le principe de non- discrimination.
- –Articulation entre le pouvoir de direction de l'employeur et les notions d'harcèlement moral et sexuel.
- •Missions des acteurs de la santé au travail :
- –comité social et économique (CSE), commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT), service de santé au travail, médecin du travail, caisse primaire d'assurance maladie (CPAM).
- –Obligations de l'employeur et sanctions :
- –obligation générale de sécurité (étendue et mise en œuvre) • obligation générale d'information, de prévention et de formation (DUERP) • responsabilités civile et pénale
- ·Droits et obligations du salarié en matière de sécurité et de santé.
- •La liste exhaustive des attributions n'est pas attendue.
- •La caractérisation des infractions pénales n'est pas attendue.
- •Cas de modification du contrat de travail.
- •Cas de modification des conditions de travail.
- •Le télétravail peut être abordé ici à titre d'exemple sans que son régime juridique ne soit à connaître.
- •Le cas particulier de la modification du contrat de travail par un accord de performance collective est à étudier.
2.3 Accompagner l'employeur dans la rupture du contrat de travail (15 heures)
- •Le licenciement pour motif personnel : faits fautifs et non fautifs, procédure.
- •Le licenciement pour motif économique :
- –caractérisation du motif économique, obligations de l'employeur, procédures de licenciement individuel et collectif.
- –Les autres modes de rupture du contrat de travail : démission, prise d'acte de la rupture, rupture conventionnelle, force majeure, résiliation judiciaire, départ et mise à la retraite.
- –Les effets de la rupture du contrat de travail.
- •Seule une étude du contrat de sécurisation professionnelle (CSP) et du congé de reclassement à partir d'une documentation est attendue.
- •Le chômage total : les conditions d'attribution de l'allocation de retour à l'emploi (ARE) et la durée d'indemnisation.
- •Protection de la vieillesse : droits à pension de retraite de base et complémentaire, et prestations
- •Les modalités de calcul de l'ARE sont exclues.
- •Les règles du cumul emploi/retraite sont exclues.
Partie 3 – Appliquer le cadre juridique adapté à une situation professionnelle (30 heures)
3.1 Adapter le type de contrat de travail à une situation donnée (8 heures)
- •Légalité du motif de recours et régime juridique des contrats suivants :
- –Contrat à durée déterminée (CDD)
- –Contrat de travail temporaire (CTT)
- –Contrat de travail à temps partiel
- –Notions sur les autres contrats :
- –Contrat de portage salarial
- –Contrats en alternance (apprentissage et professionnalisation)
- –CDI de chantier ou d'opération
- •Les contrats aidés ne sont pas étudiés.
- •Tous les motifs de recours au CDD sont étudiés mais l'étude de son régime juridique se limite aux cas du remplacement d'un salarié et de l'accroissement temporaire d'activité.
- •L'étude des contrats en alternance se limite aux relations entre l'employeur et l'alternant. Les aides à l'alternance et les relations avec le centre de formation ne sont pas étudiées.
- •L'étude du CDI de chantier se limite à son intérêt par rapport au CDI de droit commun et par rapport au CDD.
3.2 Appréhender les règles relatives à l'accident, la maladie, la grossesse (8 heures)
- •Principaux effets de la suspension du contrat de travail pour les parties.
- •Étude de la suspension du contrat de travail liée à la réalisation d'un risque non professionnel (maladie et accident non professionnels, maternité, paternité, accueil de l'enfant) ou professionnel (accident du travail, accident de trajet et maladie professionnelle).
- •Prise en charge des risques professionnels et non professionnels par l'employeur et la protection sociale.
- •Faute inexcusable ou intentionnelle de l'employeur et son incidence pour l'employeur et le salarié.
- •L'étude des congés d'adoption et d'éducation des enfants n'est pas attendue.
3.3 Adapter les règles relatives au temps de travail (5 heures)
- •Travail de nuit.
- •Aménagement du temps de travail.
- •Activité partielle.
- •Conventions de forfait en heures et en jours.
3.4 Accompagner l'employeur dans le traitement d'un conflit collectif (5 heures)
- •Grève et mouvement illicite.
- •Effets de la grève.
- •Exercice anormal du droit de grève et ses conséquences juridiques.
- •« Lock-out ».
- •Règlement des conflits collectifs non contentieux (protocole de fin de grève et procédures légales).
3.5 Accompagner l'employeur dans l'évolution de sa situation juridique (4 heures)
- •Modification de la situation juridique de l'employeur.
- •Conséquences juridiques sur la relation de travail.
- •Seuls les cas légaux de transfert d'entreprise sont à connaître. Pour l'étude éventuelle des autres cas, une documentation sera fournie.
- •L'impact du transfert sur les institutions représentatives du personnel (IRP) ou sur l'intéressement et la participation n'est pas à étudier.
DROIT FISCAL
Volume horaire : 150 heures
Objectifs et structure du programme
Prérequis et prolongements
Le programme s’appuie sur la connaissance des notions fondamentales du droit des affaires (contrats, responsabilités, entreprises, sociétés), ainsi que sur la maîtrise des écritures et principes de base de la comptabilité.
Les compétences acquises dans cette UE constituent le socle nécessaire pour appréhender le référentiel de compétences de l’UE 1 du DSCG qui concerne la thématique de la TVA, la mécanique fiscale globale en environnement international et au sein des groupes de sociétés.
Partie 1 – Accompagner le contribuable dans son environnement fiscal (25 heures)
1.1 Se repérer et agir dans le contexte fiscal français (20 heures)
- •Les principales sources.
- •La hiérarchie des sources supranationales et internes.
- •Les lois de finances.
- •L'éthique en matière fiscale.
- •L'étude des conventions internationales est exclue.
- •En matière d'éthique, seuls les principaux cadres légaux internes sont mentionnés à titre d'illustration (code général des impôts (CGI), livre des procédures fiscales (LPF), loi Sapin II (2016) et loi relative à la lutte contre la fraude fiscale (2018)).
- •Pour chaque impôt et taxe :
- –- le champ d'application ;
- –- les personnes imposables et la territorialité ;
- –- l'assiette et le principe de liquidation ;
- –- les modalités de paiement.
- –Les impôts de l'activité : impôt sur les sociétés (IS), impôt sur le revenu (IR), taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
- –Les impôts du patrimoine : taxe foncière, taxe d'habitation, impôt sur la fortune immobilière (IFI), contribution économique territoriale (CET).
- –Les taxes : taxe sur les salaires, taxe sur les émissions de CO2 des véhicules de tourisme, taxe d'apprentissage.
- –Les prélèvements sociaux.
- –Les droits d'enregistrement.
- •Tous les impôts et taxes identifiés dans cette partie impliquent l'étude des évolutions de chaque notion en fonction des dénominations et décisions des lois de finances.
- •L'étude exclut le champ des entités publiques et des associations.
- •Le calcul en lui-même n'est pas systématiquement réalisé.
- •L'étude du processus complet de l'impôt est allégée lorsqu'il constitue un item ultérieur du référentiel.
- •Concernant les droits d'enregistrement, il convient de se limiter au cas d'une cession d'immeuble non soumise à TVA et d'un fonds de commerce.
- •La structure et les rôles de l'administration fiscale au niveau central.
- •La structure et les rôles de l'administration fiscale au niveau local.
- •Les échanges avec l'administration fiscale.
- •Le contrôle fiscal : les principaux types de contrôle, les droits et obligations du contribuable, les caractéristiques et composantes de la proposition de rectification et les voies de recours.
- •L'étude se focalise sur le Service des impôts des entreprises (SIE) et le Service des impôts des particuliers (SIP), et leur statut de partenaires de proximité.
- •L'étude du rescrit est exclue.
- •Le contrôle fiscal : sont étudiés les contrôles sur pièces, l'examen de la comptabilité et la vérification de la comptabilité.
- •Les recours amiables et contentieux dans le contexte de la fiscalité des entreprises sont abordés.
1.2 Aider le contribuable à organiser son environnement fiscal (5 heures)
- •Le rôle de l'agenda fiscal.
- •La détermination des échéances fiscales.
- •Les conséquences du non-respect des échéances.
- •L'objet est d'appréhender l'importance de l'agenda et d'en compléter un partiellement construit.
- •L'agenda se limite aux échéances de TVA (Déclaration de chiffre d'affaires trimestrielle et/ou mensuelle), d'impôt sur les sociétés (IS) ainsi qu'une taxe supplémentaire au maximum.
- •Pour l'étude de l'impact financier du non-respect des délais de dépôt et de règlement des obligations fiscales : se limiter aux cas de la TVA et de l'IS.
- •Les sources documentaires fiables.
- •La sélection et la mise en forme de l'information pertinente.
- •Il convient de faire référence à des sources documentaires officielles et à de la documentation professionnelle.
Partie 2 – Conduire les obligations fiscales du cycle d'exploitation d'une entreprise (95 heures)
2.1 Conduire le processus de la TVA dans le cadre des différents régimes d'imposition (30 heures)
- •Le mécanisme de la valeur ajoutée.
- •Les opérations imposables et exonérées.
- •Les opérations hors du champ d'application.
- •Les opérations imposables sur option.
- •Les personnes imposables.
- •Les règles de territorialité.
- •Il convient de faire la distinction entre assujettis soumis ou exonérés et non assujettis.
- •La base imposable et les taux en vigueur.
- •Les opérations internes de livraison de biens (LB) et de prestations de service (PS) : fait générateur et exigibilité, droit commun et option pour la TVA d'après les débits.
- •Les opérations internationales sur les biens en régime intracommunautaire (livraisons intracommunautaires - LIC, vente à distance) et en régime tiers (export).
- •Les opérations intracommunautaires sur les prestations de services matériellement localisables.
- •Les opérations particulières : les cessions de biens usagés, les livraisons à soi-même (LASM) et les locations d'immeubles nus à usage professionnel.
- •La TVA sur les opérations immobilières :
- –cessions et régularisations.
- •L'étude n'aborde pas les points suivants :
- –les opérations de consignation et de déconsignation d'emballages ;
- –l'autoliquidation sur la sous-traitance des travaux immobiliers ;
- –le régime des prestations immatérielles en environnement international ;
- –le régime des personnes bénéficiant du régime dérogatoire (PBRD), le régime de la TVA sur les transports internationaux de voyageurs et de biens.
- –Dans le cadre du régime intra-communautaire, les dérogations suivantes sont étudiées :
- –les prestations de service sur immeuble ;
- –les locations de moyens de transport de courte durée.
- •Les conditions de fond et de forme du droit à déduction.
- •Les opérations exclues totalement ou partiellement du droit à déduction.
- •Les cas de régularisation de TVA.
- •Les régularisations de TVA suite à un changement d'affectation et à un changement de régime ne sont pas étudiées.
- •Concernant les régularisations globales, l'étude se limite aux immobilisations et aux incidences sur le cédant mais n'aborde pas celles sur le cessionnaire.
- •Les régimes partiels : cas des redevables partiels et des assujettis partiels.
- •Les coefficients de déduction (provisoire et définitif).
- •Les régularisations annuelles et globales.
- •La mise en œuvre du coefficient de déduction est réalisée dans un contexte comprenant un secteur soumis à TVA et un secteur non soumis à TVA (hors champ ou exonéré).
- •Les différents régimes d'imposition et les options.
- •Les conditions d'application du régime réel normal et ses obligations.
- •La liquidation mensuelle et trimestrielle.
- •Le solde de TVA, les modalités de recouvrement et la gestion des crédits de TVA.
- •Les imprimés fiscaux.
- •La connaissance des seuils de chiffre d'affaires n'est pas attendue.
- •La structure de la déclaration est maitrisée.
- •La justification de différents montants à partir d'une analyse des opérations de la période est attendue.
- •Les différentes options en matière de TVA pour réaliser des simulations et en mesurer les impacts.
- •Un document synthétique structuré, à partir d'une simulation, peut être demandé.
- •L'objectif est d'identifier les conséquences de l'option à plusieurs niveaux : organisation du travail, collecte de données, trésorerie.
2.2 Déterminer le résultat imposable dans le cadre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et mesurer les impacts sur l'entité et les personnes physiques liées (30 heures)
- •Le champ d'application du régime des BIC.
- •Les différents régimes d'imposition.
- •Sont abordés la nature de l'activité, les personnes physiques et morales concernées et les options.
- •Le passage du résultat comptable au résultat fiscal dans le cadre d'une entreprise individuelle avec analyse :
- –- des produits imposables et non imposables ;
- –- des charges déductibles et non déductibles ;
- –- des écarts de conversion actif et passif (ECA et ECP) ;
- –- des plus ou moins-values professionnelles, fonction de leur qualification à court et long termes (CT/LT).
- •Les abandons de créances ne sont pas étudiés.
- •Les amortissements différés sont étudiés dans le cas d'un amortissement linéaire mais également dans le cas d'un amortissement dégressif (en fournissant tous les montants d'amortissement pour que l'analyse de l'amortissement irrégulièrement différé (AID) soit facilitée. Le rattrapage de l'amortissement différé par système d'étalement n'est pas abordé. L'étude des provisions réglementées se limite aux amortissements dérogatoires et à la provision pour hausse de prix. Pour cette dernière, il n'est pas attendu la maitrise de la formule de calcul. Concernant les régimes particuliers relatifs aux plus ou moins-values, l'étude se limite aux régimes des titres, des produits de la propriété industrielle (sans faire calculer le ratio nexus) et des indemnités sur sinistres. Le cas des cessions de contrat de crédit-bail mobilier n'est pas abordé. Les régimes d'exonération des plus-values des PME ne sont pas abordés (cession ou transmission). Il n'est pas fait ici mention de la gestion des déficits car la thématique est développée dans le point 2.4.
- •Les spécificités du passage du résultat comptable au résultat fiscal dans un cadre sociétaire.
- •La détermination du résultat fiscal dit « commun », au niveau de la société.
- •La détermination de la quote-part du résultat fiscal imposable au niveau des associés.
- •La détermination de la quote-part de plus- value à long terme (PVLT) imposable de chaque associé.
- •Il n'est fait pas fait ici mention de la gestion des déficits car la thématique est développée dans le point 2.4.
2.3 Déterminer le résultat imposable dans le cadre de l'impôt sur les sociétés (IS) et mesurer les impacts sur l'entité et les personnes physiques liées (25 heures)
- •Le champ d'application de l'IS (personnes morales imposables de droit et sur option).
- •La territorialité de l'IS.
- •Le régime réel normal sert de référence à l'étude.
- •Concernant les règles de territorialité, l'étude se limite aux grands principes applicables.
- •Le traitement des conventions internationales n'est pas attendu.
- •Les règles d'imposition des produits et retraitements extra-comptables qui en découlent.
- •Les règles de déductibilité des charges et les retraitements extra-comptables qui en découlent.
- •L'imposition des produits et la déductibilité des charges constatées et calculées :
- –l'étude de l'imposition des produits concerne les produits de toute nature y compris les produits financiers en provenance des sociétés soumises à l'IR comme des sociétés soumises à l'IS (avec ou sans application du régime des sociétés-mères et filiales) ;
- •Les plus et moins-values professionnelles et leurs règles d'imposition.
- •Le régime des titres d'OPCVM : les retraitements extra-comptables relatifs aux écarts d'évaluation à l'inventaire et lors des cessions des titres.
- –pour le régime des sociétés-mères et filiales, l'étude n'aborde pas les dividendes provenant de sociétés étrangères.
- •Il convient d'insister particulièrement sur l'étude des charges présentant des retraitements extra-comptables spécifiques par rapport au régime de l'IR, notamment :
- –les rémunérations des dirigeants ;
- –l'application de la règle de non-cumul concernant les frais de déplacement ;
- –les rémunérations des administrateurs ;
- –l'abandon de créances à caractère financier (seulement le cas où un seul associé participe à l'abandon) et avec comme limite les conséquences pour l'entreprise qui abandonne la créance ;
- –les intérêts des comptes courants d'associés ;
- –le mécanisme de limitation de la déduction des charges financières nettes (instauré dans le cadre d'une directive européenne) n'est pas évoqué.
- –Il convient d'étudier la plus-value sur expropriation/ sinistre.
- –Pour les produits de cession/concession de brevets, il n'est pas demandé le calcul du ratio nexus.
- •L'IS brut, l'impôt sur les plus-values et assimilées, l'imputation des crédits d'impôt, l'IS net.
- •Les imprimés fiscaux de détermination du résultat fiscal (RF), des plus-values (PV) et du suivi des plus-values à court terme et long terme.
- •La gestion des réductions et crédits d'impôts.
- •Le résultat net comptable.
- •Les acomptes d'IS et le solde d'IS.
- •Les contributions additionnelles ou exceptionnelles d'IS, le dernier acompte pour les très grandes entreprises ne sont pas abordés.
- •Les spécificités du calcul des acomptes applicables à certains types d'entreprises ne sont pas abordées.
- •Il ne sera pas abordé d'échéancier avec des déficits N-1 et N-2.
- •L'étude des imprimés fiscaux sert à calculer et à vérifier l'impôt sur les sociétés et à analyser la situation fiscale du client.
2.4 Accompagner la prise de décision en matière d'imposition des bénéfices (BIC/IR et IS) (10 heures)
- •La gestion du déficit BIC.
- •L'impact de l'imputation du déficit sur le revenu global du foyer fiscal.
- •L'étude se focalise sur les déficits de la catégorie des BIC (excluant les déficits sur les bénéfices non commerciaux (BNC) et les bénéfices agricoles (BA).
- •Le régime du report en avant du déficit.
- •L'option pour le report en arrière du déficit.
- •L'imprimé fiscal « report en arrière des déficits ».
- •Concernant les modalités de report en arrière du déficit, les cas étudiés n'incluent pas de bénéfices dont l'imposition a été acquittée par des crédits ou réductions d'impôts.
- •Les modalités d'imposition des résultats fiscaux IR et IS
- •L'impact des revenus des dirigeants en matière d'imposition personnelle.
- •L'étude de situations nécessitant un arbitrage.
- •L'étude comprend les salaires, les dividendes, les intérêts des comptes courants d'associés, la rémunération des administrateurs.
- •La notion d'arbitrage se limite aux salaires et dividendes.
Partie 3 – Conduire les obligations fiscales de la personne physique et de sa famille (30 heures)
3.1 Conduire le processus de l'impôt sur le revenu (20 heures)
- •Les caractéristiques de l'IR.
- •Les règles de territorialité.
- •Les critères de définition du domicile fiscal.
- •Les différents revenus catégoriels et leur principe d'imposition.
- •Le contribuable.
- •Les personnes rattachées de droit.
- •Les personnes rattachées sur option.
- •Le quotient familial et son impact.
- •Les conventions internationales ne sont pas étudiées.
- •Les revenus des activités professionnelles salariées ou assimilées : les traitements et salaires, la rémunération des dirigeants.
- •Les revenus des activités professionnelles non salariées : BIC, bénéfices non commerciaux (BNC), bénéfices agricoles (BA).
- •Les revenus non professionnels : revenus de capitaux mobiliers, revenus des locations à usage d'habitation.
- •Le cas particulier des locations meublées non professionnelles (LMNP).
- •Le calcul du dividende imposable est réalisé en tenant compte de la CSG déductible.
- •Le calcul du bénéfice agricole imposable est limité au régime micro-BA.
- •Sont étudiés les revenus des locations nues et meublées (LMNP uniquement).
- •Les plus-values immobilières.
- •Les plus-values mobilières.
- •La taxe sur les plus-values immobilières élevées est exclue.
- •Les plus-values sur les biens meubles ne sont pas étudiées.
- •Les déficits catégoriels.
- •Les charges déductibles du revenu brut global.
- •La déclaration des revenus.
- •Les modalités d'imputation des déficits catégoriels sont abordées à partir d'une documentation fiscale. Le candidat n'a pas à les connaître.
- •Pour illustrer le passage des revenus nets catégoriels au revenu imposable, il convient de se limiter à deux exemples de déficits catégoriels et de charges déductibles.
- •Le quotient familial.
- •Le calcul de l'impôt brut.
- •Le mécanisme du plafonnement du quotient familial.
- •Les réductions et crédits d'impôt.
- •Le calcul de l'impôt net (hors contributions supplémentaires).
- •Les conséquences des options possibles exercées par le contribuable.
- •Simulations du calcul de l'impôt dû à l'aide d'outils adaptés (simulateur de l'administration, tableur) dans différents contextes.
- •La déclaration d'IR.
- •Il convient de se limiter aux conditions de rattachement des enfants majeurs célibataires au foyer fiscal des parents.
- •Le calcul de la décote est exclu.
- •La présentation des réductions et des crédits d'impôts sera limitée aux cas les plus courants (frais de scolarité, cotisations syndicales, dons aux œuvres d'intérêt général…).
- •Il convient d'analyser l'incidence des options offertes au contribuable au niveau des revenus nets catégoriels et au niveau de la structure de son foyer fiscal.
- •Les revenus nets catégoriels intégrés à la simulation sont : les traitements et salaires (TS), les revenus fonciers (RF) et les revenus de capitaux mobiliers (RCM).
- •Il convient également de réaliser les calculs d'IR à l'aide d'un simulateur.
- •La complétion et l'exploitation d'une déclaration renseignée sont attendues afin de vérifier l'impôt et d'analyser la situation fiscale du client.
- •Le champ d'application du prélèvement à la source.
- •Les modalités du prélèvement à la source :
- –retenues à la source et acomptes.
- –Les modalités de régularisation de l'impôt sur le revenu.
- •Sont concernés par l'étude : les traitements et salaires (TS), les revenus fonciers (RF) et les revenus des activités professionnelles non salariées.
3.2 Identifier les prélèvements sociaux (5 heures)
- •Les PS sur revenus d'activité.
- •Les PS sur les revenus du capital.
- •Les PS sur les plus-values professionnelles et non-professionnelles.
- •Les PS sur les revenus de remplacement ne sont pas abordés.
- •Une documentation fiscale est fournie afin de justifier les calculs.
- •Les modalités de recouvrement.
- •L'étude du recouvrement des PS se limite aux traitements et salaires, aux revenus des capitaux mobiliers et aux plus-values.
3.3 Identifier et évaluer la charge fiscale liée au patrimoine de la personne physique (5 heures)
- •Le champ d'application : personnes imposables et détermination du foyer fiscal.
- •L'étude de la territorialité en la matière n'est pas attendue.
- •L'assiette.
- •Les éléments du patrimoine exonérés.
- •Le ratio immobilier est fourni. Le candidat doit être en mesure de l'expliciter.
- •Le traitement des biens professionnels est étudié lorsque le contribuable est entrepreneur individuel ou dirigeant de sociétés imposables à l'IR et à l'IS.
- •Les dettes déductibles.
- •Le barème et le calcul de l'impôt.
- •Le plafonnement.
- •Le calcul de la décote n'est pas abordé.
- •La déclaration et le paiement.
ÉCONOMIE CONTEMPORAINE
Volume horaire : 165 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
La culture économique et la compréhension du monde économique sont des clés essentielles pour appréhender l’environnement dans lequel évoluent les organisations et les particuliers, clients des cabinets comptables.
Le programme a pour objectif d’aborder les thèmes fondamentaux d’économie sur les plans microéconomique et macroéconomique afin de sensibiliser les étudiants au fonctionnement de notre économie et aux enjeux contemporains.
Le référentiel doit permettre l’acquisition de cinq grandes compétences professionnelles :
Les compétences propres au programme de l’UE 5 doivent aussi pouvoir s’appuyer sur les compétences transversales suivantes, notamment partagées avec l’UE 7 :
Structure du programme :
Sept compétences thématiques sont abordées reprenant les grands domaines de l’économie (les fondements de la science économique, le fonctionnement des marchés, le financement de l’économie, les enjeux de la croissance économique et de la régulation publique, la gestion des déséquilibres sociaux et les enjeux de la mondialisation des économies).
Le programme comprend les sept parties suivantes :
1. Appréhender les fondements de la science économique
2. Comprendre le fonctionnement des marchés
3. Identifier les opérations de financement de l’activité économique
4. Identifier les enjeux de la croissance économique
5. Analyser la régulation publique
6. Analyser les déséquilibres sociaux et leur régulation
7. Identifier les effets et les enjeux de la mondialisation des économies
La répartition horaire entre les parties et sous-parties est donnée à titre indicatif.
Prérequis : aucun
- •Expliquer les principes qui sous-tendent la microéconomie ;
- •Décrire les structures de marché dans lesquelles les entreprises opèrent ;
- •Expliquer l’impact des décisions en matière de coûts et de prix dans un contexte économique ;
- •Expliquer l’impact des environnements réglementaires et politiques ;
- •Connaître les facteurs économiques pertinents ayant un impact sur un secteur ou une entreprise.
- •Exploiter des documents de nature variée (statistiques, presse spécialisée, multimédia…) ;
- •Synthétiser et présenter de l’information de nature économique ;
- •Développer une culture économique actualisée visant à comprendre les enjeux auxquels les organisations font face, notamment par le biais d’une veille informationnelle ;
- •Analyser des situations et décisions économiques ;
- •Élaborer une argumentation à partir d’une problématique donnée, en mobilisant le vocabulaire spécifique adapté ainsi que les concepts et les illustrations nécessaires (factuelles ou théoriques) ;
- •Débattre en construisant des arguments.
Partie 1 – Appréhender les fondements de la science économique (16 heures)
1.1 Identifier l'objet de la science économique (6 heures)
- •Le concept de science économique.
- •Les différents agents économiques et leurs fonctions principales.
- •La détermination de la valeur ajoutée.
- •La répartition primaire des revenus.
- •La tertiarisation de l'économie et la désindustrialisation.
- •Limiter son approche de la science économique à une science de la rareté conformément à l'école néoclassique. D'autres approches seront abordées au point
- •1.2.
- •Reprendre les 5+1 secteurs institutionnels en se limitant à leurs fonctions principales (production, consommation finale, importation, exportation).
- •Définir et reprendre le mode de calcul de la valeur ajoutée en privilégiant l'approche par la production.
1.2 Expliquer les principaux faits de l'histoire économique à partir des grands courants de pensée (10 heures)
- •Les grands faits économiques.
- •Les grands courants économiques.
- •Repérer les évènements charnières suivants : les révolutions industrielles, la crise de 1929 et la relance des années 1930, les « Trente glorieuses » et la « crise » des années 1970, le retour du libéralisme dans les années 1980.
- •Décrire les grands courants de la pensée économique qui s'y développent (théories libérales, marxiste, keynésienne).
Partie 2 – Comprendre le fonctionnement des marchés (25 heures)
2.1 Étudier les dynamiques de marché concurrentiel (9 heures)
- •Le marché : rôle et fonctionnement (loi de l'offre et de la demande).
- •Le cadre normatif de la concurrence pure et parfaite (Walras, Pareto).
- •L'analyse dynamique de la concurrence (Schumpeter).
- •La concurrence imparfaite et le pouvoir de marché.
- •Les analyses mathématiques ne seront pas attendues.
- •L'étude du rôle et du fonctionnement du marché sera limitée aux comportements des acteurs face aux variations de prix (demande décroissante du prix, offre croissante du prix, élasticités).
- •Seront présentées les 5 conditions de la concurrence pure et parfaite et l'optimum de Pareto.
- •Les notions de « price taker/price maker » et de pouvoir de marché seront mises en avant.
- •Il s'agira juste de repérer les situations de concurrence imparfaite. L'impact sur l'équilibre de marché de la concurrence imparfaite sera étudié au point 2.2.
2.2 Étudier le fonctionnement des marchés en concurrence imparfaite et leur régulation (7 heures)
- •La modification de l'équilibre en situation de concurrence imparfaite par rapport à la situation de concurrence pure et parfaite.
- •La régulation de la concurrence dans le cadre national et européen.
- •Les marchés contestables (Baumol).
- •L'analyse mathématique des équilibres n'est pas demandée.
- •Il faudra se limiter aux cas des monopoles, oligopoles et situations de concurrence monopolistique.
- •Il s'agira de justifier et commenter des décisions de régulation de la concurrence à partir de cas concrets.
2.3 Repérer l'existence de défaillances de marché et leurs modalités de régulation (9 heures)
- •Les externalités (Marshall, Pigou, Coase).
- •Les biens privés/biens collectifs/biens communs (Hardin, Ostrom).
- •Les asymétries d'information.
- •Il s'agira de présenter rapidement les différentes défaillances de marché et les mécanismes de régulation à partir de situations concrètes.
Partie 3 – Identifier les opérations de financement de l'activité économique (16 heures)
3.1 Identifier les agents du système financier et leurs comportements (7 heures)
- •Les agents à capacité de financement et l'épargne des ménages (définition, formes, motifs et déterminants).
- •Les agents à besoin de financement (entreprises et État) et les déterminants de l'investissement des entreprises et de l'État.
- •Seules les principales formes de l'épargne (financière/non financière) et les principaux déterminants (revenu, âge, inflation, taux d'intérêt, fiscalité, incertitude) sont attendus.
- •L'investissement sera rapidement défini avec ses différentes formes.
- •Les déterminants de l'investissement des entreprises (demande anticipée/effective, profits attendus, taux d'intérêt, situation financière des agents) sont attendus.
- •Les déterminants de l'investissement public ne sont pas attendus.
3.2 Distinguer les circuits de financement de l'économie (9 heures)
- •Les circuits de financement (interne /externe, direct / indirect).
- •L'intermédiation financière.
- •Définition et fonctions économiques de la monnaie.
- •Les mécanismes de la création monétaire par les banques.
- •Les différents types de marchés de capitaux.
- •Il s'agit de savoir repérer les différents circuits de financement (finance directe/finance indirecte, financement interne/externe).
- •L'intermédiation financière concernera la collecte de dépôts et l'offre de crédit par transformation des échéances ou création monétaire.
- •Seront distingués rapidement les marchés financiers, monétaires, dérivés et des changes. Le détail du fonctionnement de chacun de ces marchés ne sera pas abordé mais sera réalisé dans le cadre de l'UE 6.
- •L'analyse des modalités de financement sera réalisée dans le cadre de l'UE 6.
- •La politique monétaire sera analysée ultérieurement (partie 5). La définition, les fonctions de la monnaie et les mécanismes de la création monétaire seront étudiés dans le cadre du financement intermédié.
Partie 4 – Identifier les enjeux de la croissance économique (23 heures)
4.1 Mesurer la croissance économique et ses limites (7 h)
- •La notion de produit intérieur brut (PIB).
- •Les mesures du PIB selon les 3 approches (par la production, les revenus, les dépenses).
- •Le PIB en valeur, en volume, taux de croissance économique.
- •Les rôles et limites du PIB.
- •Les indicateurs alternatifs :
- –IDH et autres indicateurs de développement humain et durable.
- •Dans la mesure du PIB selon l'approche par les dépenses (l'équilibre emplois/ressources), il faudra distinguer les dépenses de consommation finale des ménages de celle des APU.
- •L'IDH sera présenté tout en indiquant que d'autres indicateurs, notamment environnementaux, existent (sans rentrer dans le détail des calculs).
4.2 Expliquer les déterminants de la croissance économique (8 heures)
- •Le rôle des facteurs de production (capital, travail, ressources naturelles).
- •Le rôle du progrès technique (ou de la productivité globale des facteurs) dans le processus de croissance (Schumpeter, Solow, théories de la croissance endogène).
4.3 Présenter les finalités, limites et enjeux de la croissance économique (8 heures)
- •Les finalités de la croissance.
- •Les limites de la croissance économique.
- •Le développement durable : croissance verte, croissance inclusive.
- •Les soutenabilités faibles et fortes de la croissance.
- •L'apparition de logiques économiques différentes :
- –économie circulaire, ESS (économie sociale et solidaire), économie des fonctionnalités.
- •Les alternatives aux modèles de croissance soutenue comme l'ESS, l'économie des fonctionnalités et l'économie circulaire seront présentées à partir d'illustrations.
Partie 5 – Analyser la régulation publique (35 heures)
5.1 Présenter les rôles de l'État et les différents niveaux de l'action publique (10 heures)
- •Les fonctions de l'État (Musgrave).
- •Les organes nationaux de l'action publique.
- •L'Union Européenne (définition et fonctionnement).
- •Les principes de proportionnalité et de subsidiarité.
- •Le budget de l'État.
- •Le déficit public et la dette publique.
- •Les organes de l'action publique nationale à présenter sont les suivants :
- –administrations (centrale, Sécurité sociale), collectivités locales, autorités administratives indépendantes.
- –Le processus de décentralisation sera rapidement présenté.
- –Présenter le budget de l'État reviendra à identifier le niveau et la structure des dépenses publiques d'une part et des prélèvements obligatoires d'autre part.
5.2 Caractériser des politiques économiques et leurs impacts (10 heures)
- •Les objectifs de la politique économique.
- •L'inflation, la déflation, la désinflation.
- •Les typologies des politiques économiques :
- –conjoncturelle/structurelle, offre/demande.
- –La politique de demande :
- –instruments de relance budgétaire ; effets et limites (Keynes, Friedman, nouvelle économie classique).
- ·La politique d'offre :
- –instruments, effets et limites (théories de la croissance endogène).
- ·Les justifications et limites de l'intervention de l'État (Wagner, Keynes, approches libérales).
- •Les objectifs de la politique économique sont ceux du carré magique de Kaldor :
- –la croissance économique, le plein-emploi des facteurs de production, la stabilité des prix et l'équilibre extérieur auxquels s'ajoute la transition écologique.
- –Il s'agira de définir dans le cadre de l'objectif de stabilité des prix du carré magique de Kaldor, les concepts d'inflation, déflation et désinflation en identifiant les causes de l'inflation et de la déflation à partir de situations réelles.
- –Les politiques économiques seront distinguées à partir d'exemples concrets.
5.3 Analyser des politiques économiques conjoncturelles et structurelles dans un cadre européen (15 heures)
- •La soutenabilité de la dette publique.
- •L'encadrement des politiques budgétaires nationales par l'UE.
- •Les objectifs de la politique monétaire.
- •Les outils des politiques monétaires conventionnelles (taux directeurs) et non conventionnelles (quantitative easing).
- •Le système européen de banques centrales (SEBC).
- •La typologie des politiques structurelles nationales.
- •Les politiques structurelles de l'Union Européenne en lien avec le budget de l'UE.
- •L'articulation de la politique environnementale entre les États membres et l'UE.
- •La notion de soutenabilité devra rapidement être explicitée par les paramètres à prendre en compte (niveau de la dette, solde budgétaire, taux d'intérêt et croissance), ainsi que par le comportement des marchés financiers.
- •L'encadrement des politiques budgétaires nationales par l'UE abordera le Pacte de Stabilité et de Croissance, la règle d'or et le semestre européen.
- •Il s'agira d'insister sur l'indépendance de la Banque Centrale Européenne (BCE) et l'objectif en matière d'inflation.
- •Il faudra distinguer les politiques conventionnelles et non conventionnelles qui pourront être abordées en se concentrant sur les taux directeurs et l'assouplissement quantitatif (quantitative easing).
- •La politique monétaire conventionnelle sera analysée à travers les canaux de transmission de l'intérêt et du change.
- •A partir d'exemples concrets, l'objectif sera de présenter les effets attendus des politiques structurelles au niveau national.
- •Les grands postes de dépenses et de recettes du budget de l'UE seront à présenter rapidement avec des illustrations de programmes de l'UE (la politique agricole commune (PAC), la politique de cohésion, la politique en faveur de l'innovation, le « green deal » ...).
Partie 6 – Analyser les déséquilibres sociaux et leur régulation (26 heures)
6.1 Analyser le marché du travail et ses déséquilibres (10 heures)
- •Le marché du travail et la formation du salaire.
- •Indicateurs sur l'emploi et le chômage.
- •Le chômage conjoncturel/structurel et le chômage classique/keynésien.
- •Les effets de la révolution numérique sur l'emploi et l'organisation du travail (Schumpeter, Sauvy).
- •Les indicateurs suivants seront présentés : emploi (taux d'emploi, taux d'activité, sous-emploi, emplois vacants) et chômage (chômage au sens du BIT et du Ministère du travail, taux de chômage, halo du chômage).
- •Le chômage conjoncturel/structurel et le chômage classique/keynésien seront présentés à partir des analyses néoclassique et keynésienne du chômage.
- •L'étude des effets de la révolution numérique sur l'emploi et l'organisation du travail devra mettre en évidence le développement de nouvelles formes de travail (travail indépendant, télétravail …) et la polarisation du marché du travail.
6.2 Analyser les politiques sociales face aux déséquilibres sur le marché du travail (6 heures)
- •Les fondements théoriques des politiques de l'emploi.
- •Les politiques de l'emploi :
- –mesures actives et passives.
- –La flexibilité du marché du travail : formes et enjeux.
- •Il est attendu une présentation des approches néoclassique et keynésienne en matière de politiques de l'emploi.
- •Il s'agira d'illustrer les différentes politiques mises en œuvre.
- •Il s'agira de distinguer flexibilité interne/externe, quantitative/qualitative.
6.3 Analyser les politiques de redistribution face aux risques sociaux et aux inégalités sociales (10 heures)
- •Les enjeux de la répartition primaire des revenus.
- •Les inégalités sociales :
- –formes, origines et mesure (Piketty).
- –La pauvreté : définition et mesures.
- –Les risques sociaux.
- –La justification économique de la lutte contre les inégalités et sa contestation.
- –La redistribution : objectifs, formes, instruments.
- –Les modèles de protection sociale.
- •L'analyse de la répartition primaire mettra en avant les inégalités avant la redistribution et l'absence de revenus pour une catégorie de la population.
- •La mesure des inégalités sociales s'appuiera sur les fractiles, la courbe de Lorenz et l'indice de Gini. Elle pourra donner lieu à une étude comparative dans le temps et dans l'espace.
Partie 7 – Identifier les effets et les enjeux de la mondialisation des économies (24 heures)
7.1 Apprécier les transformations du commerce mondial (10 heures)
- •La régionalisation des échanges.
- •La polarisation du commerce international.
- •La balance des transactions courantes.
- •Les firmes multinationales, la fragmentation des chaînes de valeur mondiales.
- •Les investissements directs à l'étranger (IDE).
- •Il s'agira de présenter les différentes dimensions de la mondialisation (internationalisation, transnationalisation, globalisation financière et globalisation de l'information).
- •Seront interprétés les soldes de la balance (compte) des transactions courantes et du taux (ou degré) d'ouverture.
- •La régionalisation sera étudiée à partir du cas de l'UE.
- •Les IDE seront définis avec la présentation des principaux pays d'accueil et destinataires, ainsi que les avantages et limites attendus de ces IDE.
- •Seront présentées la fragmentation des chaînes de valeur mondiales et sa potentielle remise en question.
7.2 Analyser les politiques commerciales et d'attractivité (9 heures)
- •Le libre-échange : définition, principales théories (Ricardo, Heckscher-Ohlin-Samuelson, Lassudrie-Duchêne, Krugman), conséquences.
- •Le protectionnisme :
- –définition, modalités, principales théories (List, Kaldor, Krugman, Amin), conséquences.
- –Les politiques d'attractivité et de compétitivité.
- •Seront présentés les avantages et limites du libre-échange sur le bien-être, les inégalités, l'environnement.
- •Les politiques commerciales (libre échange vs protectionnisme), d'attractivité et de compétitivité devront être analysées au minimum à partir du cas de l'Union
- •Économique et Monétaire (UEM).
7.3 Comprendre la gouvernance mondiale et ses limites (5 heures)
- •Les biens publics mondiaux et la coopération internationale.
- •La gouvernance du commerce mondial par l'Organisation Mondiale du Commerce (multilatéralisme) : organisation, principes et remise en question.
- •La gouvernance financière face aux risques systémiques.
- •La gouvernance environnementale face aux enjeux de durabilité.
- •Pour l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) seront abordés sa définition, ses principes et exceptions. Une présentation rapide de l'Organe de règlement des différends (via une illustration par un exemple de conflit géré) sera faite ainsi que les problèmes de gouvernance et points de blocages.
- •En s'appuyant sur le point 7.1, la régionalisation sera vue comme une remise en question du rôle de l'OMC avec la mise en avant de la montée en puissance du bilatéralisme (accords commerciaux préférentiels (ACP) et régionaux (ARP)).
- •L'exposé des gouvernances financière et environnementale s'appuiera sur des illustrations.
FINANCE D'ENTREPRISE
Volume horaire : 150 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
L’UE 6, finance d’entreprise, du Diplôme de Comptabilité et de Gestion (DCG) vise à former des professionnels capables de maîtriser les outils financiers, d'analyser les états financiers et de prendre des décisions. Elle a pour objet de permettre au titulaire du DCG de disposer d’une démarche et des outils nécessaires pour réaliser une analyse de la situation d’une organisation et disposer d’éléments d’aide à la prise de décision.
Cette unité d’enseignement devra, notamment, permettre le développement de compétences spécifiques :
;
Les compétences développées permettront aux étudiants de comprendre les enjeux financiers et extra-financiers des entreprises, de gérer les risques financiers et de contribuer à la performance économique des organisations.
- •Exploiter une documentation financière (qu’elle soit chiffrée ou non) et analyser des données variées afin de réaliser un diagnostic financier et extra-financier
- •Analyser et interpréter les résultats financiers pour en tirer des conclusions pertinentes, permettant de formuler des recommandations adaptées aux objectifs de l’organisation ;
- •Concevoir des outils financiers adaptés facilitant ainsi la prise de décision dans un environnement complexe ;
- •Rédiger un argumentaire clair et structuré, capable de justifier les décisions financières proposées.
Structure du programme
Le référentiel de l’UE 6, finance d’entreprise » s’organise autour de quatre grandes thématiques interdépendantes qui structurent l’analyse et la gestion financière d’une entreprise :
1. Le diagnostic financier et extra-financier constitue le point de départ de toute décision financière. Il permet d’évaluer la situation économique et financière d’une organisation à travers l’analyse de ses états financiers, de sa rentabilité, de ses risques et de sa structure financière. Cette approche intègre également des dimensions extra-financières, notamment en lien avec la performance durable et les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).
2. La politique d’investissement vise à mesurer la pertinence des décisions d’investissement à partir d’une analyse des flux financiers prévisionnels. Elle repose sur des outils de valorisation et des critères de sélection financière et extra-financière, intégrant ainsi des enjeux de durabilité dans la stratégie d’allocation des ressources.
3. La politique de financement explore les différentes sources de financement disponibles et leur impact sur l’équilibre financier de l’entreprise. Elle analyse les coûts des financements, les structures de capital et le rôle des marchés financiers, tout en tenant compte des nouvelles formes de financement responsable, comme le financement vert.
4. La gestion de la trésorerie s’attache à anticiper et optimiser les flux financiers de court terme afin d’assurer la liquidité de l’entreprise.
Partie 1 – Diagnostiquer la situation financière et extra-financière à partir des comptes sociaux (62 heures)
1.1 Mettre en œuvre une démarche de diagnostic financier et extra-financier (4 heures)
- •Définition du diagnostic financier et extra- financier d'une entreprise.
- •Définition et articulation des états financiers : bilan, compte de résultat et annexe.
- •Comparaison dans le temps.
- •Comparaison des données de l'entreprise à celles de son secteur.
- •Intérêts et limites des informations fournies.
- •Il est attendu de l'étudiant la prise en compte de l'environnement (opportunités et risques) pour bien comprendre les enjeux du diagnostic réalisé.
1.2 Analyser l'activité (12 heures)
- •Les soldes intermédiaires de gestion :
- –présentation et retraitements.
- –La valeur ajoutée : signification et répartition.
- –La capacité d'autofinancement.
- •Les retraitements sont limités au crédit-bail, personnel intérimaire et participation des salariés. Les retraitements sont à effectuer au niveau des SIG et de la CAF.
1.3 Appréhender la rentabilité et les risques (10 heures)
- •Le compte de résultat différentiel
- •Les charges variables, les charges fixes.
- •La rentabilité économique.
- •Les indicateurs du risque d'exploitation (seuil de rentabilité et point mort Limites de connaissances et précisions : Il est attendu de savoir lire, établir et utiliser un compte de résultat différentiel. Le bilan financier sera fourni en préalable au diagnostic financier. Il n'est pas attendu de l'étudiant de savoir construire le bilan financier.
- •d'exploitation, marge et indice de sécurité d'exploitation, levier opérationnel ou d'exploitation).
- •La rentabilité financière.
- •L'effet de levier financier.
- •La solvabilité.
- •L'autonomie financière (ratio d'endettement).
- •La liquidité générale, la liquidité réduite et la liquidité immédiate (fonds et besoin en fonds de roulement financiers).
1.4 Étudier la structure financière (8 heures)
- •L'équilibre fonctionnel du bilan.
- •Le fonds de roulement net global.
- •Le besoin en fonds de roulement (exploitation et hors exploitation).
- •La trésorerie nette.
- •Les retraitements du bilan fonctionnel.
- •Il est attendu de savoir faire le retraitement du crédit-bail.
- •Les effets escomptés non échus (EENE) ne sont plus à traiter dans le programme.
1.5 Exploiter les tableaux de flux (14 heures)
- •Le tableau de flux de fonds et les tableaux de flux de trésorerie.
- •Les retraitements pour l'élaboration des tableaux de flux.
- •Les flux de trésorerie d'activité, d'exploitation, d'investissement, de financement.
- •L'ETE (excédent de trésorerie d'exploitation) ou l'ITE (insuffisance de trésorerie d'exploitation).
- •La capacité à supporter le coût de la dette, solvabilité.
- •La capacité à financer les investissements.
- •Il n'est pas attendu de savoir construire le tableau de flux de trésorerie, mais de savoir analyser ce tableau de manière approfondie.
- •Il est attendu de savoir calculer un ETE (excédent de trésorerie d'exploitation) ou une ITE (insuffisance de trésorerie d'exploitation).
- •La trame du tableau des emplois et des ressources (anciennement le tableau de financement) est fournie.
1.6 Interpréter les ratios (8 heures)
- •Les ratios d'activité.
- •Les ratios de profitabilité.
- •Les ratios de rentabilité.
- •Les ratios de faillite (solvabilité, endettement, liquidité).
- •Les ratios de rotation.
- •Les ratios d'investissement.
- •Les ratios de structure.
1.7 Intégrer le contexte de performance durable (6 heures)
- •Diagnostic financier : démarche, outils.
- •Démarche extra-financière.
- •Performance durable.
Partie 2 – Concevoir la politique d'investissement (34 heures)
2.1 Appréhender la valeur et le temps (6 heures)
- •La valeur présente (ou valeur actuelle) et la valeur future.
- •Le taux d'actualisation et le taux de capitalisation.
- •La capitalisation et l'actualisation en temps discret.
- •Intérêts simples et intérêts composés.
- •Les annuités : définition et détermination.
- •Taux d'intérêt nominal et taux d'intérêt réel.
- •L'évaluation d'un actif par actualisation des flux futurs.
- •Le taux de rendement actuariel.
- •Les taux d'intérêt nominal et réel seront pris en compte dans un contexte inflationniste.
2.2 Gérer le besoin en fonds de roulement d'exploitation (10 heures)
- •L'approche normative du besoin en fonds de roulement (d'exploitation).
- •Le niveau moyen du besoin en fonds de roulement d'exploitation décomposé en coefficient de structure et de délai d'écoulement.
- •Les actions sur les postes clients, fournisseurs et stocks.
2.3 Analyser les projets d'investissement (12 heures)
- •La typologie des investissements.
- •Les paramètres financiers et comptables caractérisant un investissement.
- •Le choix d'un taux d'actualisation en fonction du coût du capital pour un projet.
- •Les critères financiers de sélection (valeur actuelle nette y compris VAN globale, taux de rentabilité interne y compris TIR global, délai de récupération du capital investi actualisé, indice de profitabilité).
- •Les critères de sélection non financiers.
2.4 Évaluer la performance des investissements durables (6 heures)
- •Les critères de sélection extra-financiers :
- –- Les objectifs de développement durable (ODD) ;
- –- Éligibilité et alignement à la taxonomie verte ;
- –- Critères ESG.
- •La théorie du Donut de Kate Raworth (2017) peut être mobilisée.
- •Il s'agit d'intégrer la transition écologique dans la décision d'investissement :
- –dans l'analyse des flux de trésorerie (coût supplémentaire, subvention, réduction des risques futurs) ;
- –dans le taux d'actualisation (financement bancaire moins cher et plus facile).
Partie 3 – Optimiser la politique de financement (36 heures)
3.1 Identifier les acteurs du financement (4 heures)
- •Les acteurs du financement intermédié et les apporteurs de capitaux :
- –- Les intermédiaires financiers (emprunt bancaire, emprunt obligataire, lending crowdfunding) ;
- –- Les acteurs modifiant la structure de capital de l'entreprise (augmentation de capital, business angels, acteurs du private equity, equity crowdfunding, fonds d'investissement) ;
- –- Les associés de l'entreprise (compte courant d'associés) ;
- –- Les acteurs du « financement vert » (ADEME, organismes de certification etc.)
3.2 Optimiser les modes de financement (4 heures)
- •L'autofinancement.
- •Le financement par emprunt bancaire.
- •Le financement par emprunt obligataire classique.
- •Le financement par augmentation de capital.
- •Le financement par crédit-bail.
- •Le financement participatif.
- •Les financements verts.
- •Les subventions et les financements publics (Bpifrance).
3.3 Arbitrer les coûts de financement (12 heures)
- •Le coût des capitaux propres, évalué par actualisation du dividende (constant ou en progression) ou par le MEDAF.
- •Le financement par emprunt bancaire avec construction d'un tableau d'amortissement (in fine, annuité constante, amortissement constant).
- •Le financement par emprunt obligataire classique (in fine).
- •Le financement par crédit-bail.
- •Le coût du capital pour l'entreprise et sa relation avec le taux requis par les actionnaires.
- •L'incidence du niveau d'endettement et du risque de faillite sur le coût du capital (théorie du compromis et théorie du financement hiérarchique).
- •Pour l'augmentation de capital, il est attendu de l'étudiant de savoir calculer les modalités financières de l'opération et de connaître les effets pour les actionnaires. Les aspects juridiques liés notamment aux droits préférentiels de souscription et aux droits d'attribution ne sont pas attendus.
- •Il n'est pas attendu une démonstration du MEDAF mais une compréhension conceptuelle de la rentabilité exigée par les actionnaires, compte tenu d'une rentabilité minimum sur le marché (taux sans risque) et complétée par une prime de risque pondérée par une mesure du risque de l'entreprise. Il est attendu uniquement une application de la formule du MEDAF : Kc = rf + c . (Rm – rf) 𝛽𝛽
3.4 Étudier les marchés financiers (8 heures)
- •Le marché financier : définition, organisation et présentation des différentes catégories de titres, indices boursiers.
- •Les composantes du marché financier.
- •Les relations entre taux actuariel de marché,
- •taux nominal et valeur de marché des titres.
- •Le cours boursier des actions et des obligations.
3.5 Concevoir le plan de financement (8 heures)
- •Les objectifs du plan de financement.
- •Le plan de financement présenté sur une durée de trois à cinq ans.
- •Les différentes modalités d'équilibrage de la trésorerie à moyen terme.
Partie 4 – Gérer la trésorerie à court terme (18 heures)
4.1 Prévoir la gestion de trésorerie (6 heures)
- •L'établissement des prévisions de trésorerie.
- •L'élaboration d'un budget de trésorerie à un horizon de quelques mois avec prise en compte de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
- •Les dates de valeur et la gestion de trésorerie au quotidien ne sont plus au programme. Les jours de valeur seront exclus des calculs de coût de financement.
- •La construction du plan de trésorerie n'est pas demandée, mais uniquement son interprétation.
4.2 Optimiser le financement des déficits de trésorerie de court terme (6 heures)
- •Les principales modalités de financement à court terme des soldes déficitaires de trésorerie : lettre de change, affacturage, une remise à l'escompte, crédit de trésorerie, découvert
- •Les coûts des différentes modalités de financement, notamment les agios (intérêts et commissions)
- •Il est attendu du candidat une compréhension fine des mécanismes et des solutions liés à la gestion de la trésorerie à court terme pour aider le dirigeant ou gérant d'entreprise à minimiser ses coûts de financement.
4.3 Optimiser le placement des excédents de trésorerie (6 heures)
- •Les produits bancaires (comptes à terme fixes ou variables ; OPCVM ; NEU CP ; bons du Trésor).
- •L'espérance et l'écart-type de la rentabilité de l'action.
- •Le risque de marché et le risque diversifiable.
- •Le référentiel se centre uniquement sur les produits financiers proposés par les établissements de crédit.
- •Pour mettre en évidence l'intérêt de la diversification, le calcul du risque d'un portefeuille titre n'est pas attendu.
MANAGEMENT DES ORGANISATIONS
Volume horaire : 200 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
L’UE 7, management des organisations, du DCG a pour objectif de fournir aux titulaires du DCG des clés de compréhension du fonctionnement, des problématiques et des particularités des organisations qu’ils auront à accompagner en tant que professionnels de la filière expertise-comptable. Ce programme réformé intègre notamment les enjeux actuels autour de la durabilité, du développement de l’Intelligence Artificielle (IA) et des risques.
Les compétences à mobiliser en UE 7 sont des compétences de repérage, caractérisation, explication et analyse de situations de management pour tout type d’organisations, reflétant la diversité des contextes professionnels que les titulaires du DCG rencontreront. Si elles portent sur les trois niveaux complémentaires du management (management stratégique, organisationnel et opérationnel), un accent particulier est mis sur la compréhension du comportement humain, c’est-à-dire le niveau organisationnel, en tant que préalable indispensable à l’exercice des fonctions managériales. Enfin, l’UE 7 donne une première vision d’ensemble du management des organisations, comme socle de toute poursuite d’études en master de gestion (DSCG ou autre).
L’UE 7 vise également à développer des compétences transversales, notamment partagées avec l’UE 5 :
Structure du programme :
Le programme est découpé en 4 parties permettant de découvrir les différentes facettes du management et sa nécessaire cohérence d’ensemble :
La répartition horaire entre les parties et sous-parties est donnée à titre indicatif.
- •Exploiter des documents de nature variée (presse spécialisée et généraliste, multimédia, documents statistiques, …) ;
- •Développer et exploiter une culture managériale actualisée visant à comprendre les problématiques des organisations ;
- •Caractériser et analyser des situations et décisions managériales ;
- •Élaborer une argumentation en mobilisant le vocabulaire spécifique adapté ainsi que les concepts et illustrations nécessaires (factuelles ou théoriques).
- •Partie 1 : Expliquer le contexte et les enjeux du management des organisations (40h)
- •Partie 2 : Expliquer le management stratégique (30h)
- •Partie 3 : Expliquer le management organisationnel (80h)
- •Partie 4 : Expliquer le management opérationnel (50h)
Partie 1 – Expliquer le contexte et les enjeux du management des organisations (40 heures)
1.1 Délimiter les objectifs et les périmètres du management (10 heures)
- •Action collective, organisation.
- •Buts /objectifs.
- •Performance/performance globale.
- •Management.
- •Management stratégique, organisationnel, opérationnel.
- •Manager, entrepreneur, dirigeant.
- •Rôles et fonctions d'un manager, d'un dirigeant (Fayol, Drucker, Mintzberg) et d'un entrepreneur (Schumpeter).
1.2 Présenter les facteurs de contingence influençant le management (15 heures)
- •Formes d'organisations, spécificités et problématiques associées : organisations privées à but lucratif ou non lucratif, organisations publiques, organisations de l'ESS ; organisations marchandes et non marchandes.
- •Il ne s'agit pas de connaître tous les types d'organisations et toutes leurs spécificités, mais d'être en mesure de déduire de l'étude des caractéristiques d'une organisation donnée ses spécificités qui peuvent représenter des atouts, mais aussi des contraintes à prendre en compte dans le cadre du management (ex : en termes d'accès aux financements, d'agilité, de statut des ressources humaines, …).
- •Caractéristiques des organisations en lien avec les facteurs de contingence internes :
- –forme et type, finalité, raison d'être, but, métier, ressources, périmètre d'activité (sectoriel et géographique).
- –Caractéristiques de l'environnement actuel :
- –mondialisation, complexité, incertitude, risque, durabilité, digitalisation, Intelligence
- ·Artificielle, concurrence.
- ·Contingence du management, approche systémique de l'organisation.
- ·Théorie évolutionniste (Nelson & Winter).
- •Les problématiques managériales actuelles sont nombreuses et évolutives : le candidat doit donc être en mesure de relever n'importe quelle problématique managériale, notamment celles étudiées dans la suite du programme (liées à la qualité, à l'innovation, aux risques, à la durabilité et à l'IA).
- •Une approche par les opportunités de marché, les besoins non couverts, les raisons propres à l'entrepreneur, les valeurs et les coûts, peut être mobilisée pour justifier la création d'une organisation donnée sans être restrictive et sans nécessiter de référence théorique particulière.
1.3 Analyser la prise en compte par une organisation des parties prenantes et des enjeux de durabilité (15 heures)
- •Parties prenantes, responsabilité sociétale de l'entreprise, critères ESG, matrice de matérialité.
- •Les théories des parties prenantes (Freeman, Clarkson, Mitchell).
- •Critères d'influence d'une PP (pouvoir, légitimité, urgence).
- •Gouvernance, types de gouvernance.
- •Théorie de l'agence (Jensen et Meckling).
- •Formes de prise en compte des parties prenantes.
- •Risque, management du risque.
- •Écoblanchiment (greenwashing), blanchiment social (socialwashing).
- •Approches éthique vs. utilitariste des PP et Limites de connaissances et précisions :
- –Critères ESG/matrice de matérialité : il s'agit uniquement de comprendre ces termes rencontrés de plus en plus fréquemment dans les rapports de gestion. Une matrice de matérialité doit pouvoir être comprise et exploitée sans que sa construction ne soit attendue.
- –L'analyse de la gouvernance n'est pas attendue. Seule sa caractérisation l'est.
- –Toute typologie de prise en compte des parties prenantes est envisageable sans qu'aucune ne soit spécifiquement attendue. On peut par exemple distinguer la surveillance, le partage d'information, la consultation, la concertation, la gouvernance partenariale.
- –Seuls les grands principes du management du risque sont abordés (processus, critères d'analyse d'un risque - fréquence/gravité, grandes catégories de prise en compte : évitement/prévention/réduction de l'impact/ acceptation…).
- •de la RSE.
- •On se contente de différencier l'approche éthique de l'approche utilitariste des parties prenantes et de la RSE, sans approfondir les théories et auteurs associés.
Partie 2 – Expliquer le management stratégique (30 heures)
2.1 Conduire un diagnostic stratégique à l'aide des outils d'analyse adéquats (20 heures)
- •La démarche stratégique.
- •Environnement.
- •Macro/micro-environnement.
- •Industrie/filière.
- •Outils de l'analyse du macro- environnement : PESTEL.
- •Outils de l'analyse concurrentielle : analyse de Porter (« 5+1 forces »).
- •Outils de l'analyse technologique : cycle de vie de la technologie, typologie des technologies.
- •Outils de l'analyse organisationnelle :
- –diagnostic des ressources et des compétences.
- –Outils de l'analyse des activités : chaîne de valeur interne et globale (Porter), activités principales et de soutien.
- –SWOT, facteurs clés de succès, compétences distinctives.
- •L'étude de la démarche stratégique permet uniquement de positionner le diagnostic stratégique.
- •Le diagnostic de l'industrie et de la filière est à intégrer dans le diagnostic du micro-environnement.
- •Il n'est pas attendu à ce niveau une mobilisation des outils des autres UE (notamment contrôle de gestion) pour réaliser le diagnostic stratégique. Les outils d'analyse à mobiliser sont systématiquement indiqués : la sélection des outils n'est exigible qu'au niveau DSCG. Il existe différentes typologies de technologies, aucune n'est spécifiquement attendue mais chaque candidat doit être en mesure d'en mobiliser au moins une pertinente.
- •Les apports et les limites du diagnostic stratégique et de ses outils peuvent être abordés sans être attendus (approfondissement en DSCG).
2.2 Expliquer les choix stratégiques d'une organisation (10 heures)
- •Stratégie et niveaux des stratégies.
- •Stratégies d'ensemble (corporate) :
- •La présentation de la stratégie se limite au premier niveau de la stratégie d'ensemble et de domaine, sans rentrer dans les sous-types
- •spécialisation, diversification.
- •Stratégies de domaine (business) :
- –stratégies génériques de Porter.
- –Domaine d'activité stratégique.
- –Avantage concurrentiel.
- –Théorie de l'avantage concurrentiel (Porter) et approche fondée sur les ressources et compétences (RBV).
- –Théorie des coûts de transaction (Coase et Williamson).
- –Modes de croissance : interne, externe, conjointe.
- •(ex : le type de diversification n'est pas à identifier).
- •Tous les auteurs de l'approche fondée sur les ressources n'ont pas à être connus mais il faut pouvoir prendre appui sur certains d'entre eux (ex : Penrose, Prahalad et Hamel, Wernerfelt, Barney et Grant, ...).
Partie 3 – Expliquer le management organisationnel (80 heures)
3.1 Comprendre les comportements humains et analyser les modes d'animation (25 heures)
- •Intégration des postulats sur la place de l'humain dans les pratiques managériales :
- –école classique, école des relations humaines, approche sociologique.
- –Comportements individuels : personnalité, émotions, intérêts personnels, rôles sociaux et attentes de rôles, motivation, implication, satisfaction.
- –Dynamique de groupe (Lewin), phénomènes d'influence au sein des groupes restreints.
- –Modes d'animation : culture organisationnelle, communication, styles de direction (Lewin, Likert, Blake et Mouton), confiance.
- –Conflits (de l'émergence à la résolution) (Follett).
- –Crise, résilience organisationnelle.
- •Le socle de base théorique est :
- –École classique : Taylor, Weber, Fayol ;
- –École des relations humaines : toute référence théorique pertinente est acceptable sans rechercher l'exhaustivité (ex : Mayo, Mc Gregor, Maslow, Alderfer, …).
- –Approche sociologique : l'individu comme acteur social (Crozier et Friedberg).
- –On identifie les principaux facteurs explicatifs du comportement humain, sans les détailler tous (par exemple, il ne s'agit pas de lister tous les types de personnalités).
- –L'analyse de la motivation (principales théories de contenu et de processus) et de l'implication est à maîtriser. Toute référence théorique pertinente est acceptable, sans rechercher l'exhaustivité (ex : Herzberg, Maslow, Vroom, Adams ; Thévenet, Etzioni, …).
- –Le principe des phénomènes d'influence est à évoquer sans nécessairement l'approfondir : les différents types de phénomènes d'influence ne sont pas attendus.
- –La confiance renvoie ici au management par la confiance (et non au management de la confiance).
3.2 Caractériser et analyser la structure d'une organisation (25 heures)
- •Caractéristiques d'une structure : division du travail/spécialisation des tâches, modes de coordination, degré de centralisation, degré de formalisation.
- •Types de structures : entrepreneuriale, fonctionnelle, divisionnelle, matricielle, réseau, projet ou adhocratique.
- •Intrapreneuriat.
- •Facteurs de contingence structurelle internes et externes.
- •Les théories de la contingence structurelle.
- •Afin d'identifier et caractériser la structure d'une organisation, les configurations organisationnelles de Mintzberg peuvent être mobilisées sans être exigées.
- •Les analyses de la contingence structurelle doivent mobiliser des références théoriques, par exemple les travaux de Woodward, de Burns et Stalker, de Lawrence et Lorsch, de Chandler, la synthèse de Mintzberg, etc.
3.3 Analyser une décision (15 heures)
- •Décision et processus de décision.
- •Typologies de décisions : stratégique, tactique, opérationnelle/programmable, non programmable/individuelle et collective.
- •Facteurs explicatifs de la décision : biais
- •Les différents types de biais cognitifs ne sont pas attendus.
- •cognitifs, facteurs organisationnels, facteurs environnementaux,facteurs informationnels, ou encore liés aux processus décisionnels.
- •Recours à l'IA et au numérique dans le processus décisionnel.
- •Modèles de processus de décision : modèle rationnel « IMC » (Simon), modèle de la poubelle (Cohen, March, Olsen), modèle comportemental (Cyert et March).
3.4 Analyser le pouvoir d'un individu (15 heures)
- •Pouvoir, autorité, leadership, légitimité.
- •Sources du pouvoir, formes d'autorité (Weber), zones d'incertitude (Crozier et Friedberg)
- •Enracinement, harcèlement, influence et soumission
- •On n'attend pas les théories liées à l'enracinement.
- •Le harcèlement est abordé comme risque lié à l'exercice du pouvoir. L'angle juridique n'est pas attendu en UE 7.
Partie 4 – Expliquer le management opérationnel (50 heures)
4.1 Caractériser et analyser chaque activité opérationnelle (35 heures)
- •Activités opérationnelles : marketing et vente, production, logistique, approvisionnement, communication (interne et externe, non commerciale), recherche et développement, gestion des ressources humaines, finance et contrôle de gestion, système d'information.
- •Principales missions, démarches et outils de Limites de connaissances et précisions :
- –On se limite à une sensibilisation aux activités opérationnelles d'une organisation, notamment savoir les identifier à partir des missions exercées. Différentes approches de structuration peuvent être retenues pour les caractériser sans qu'aucune ne soit spécifiquement attendue. Il en va de même pour les moyens (démarches et outils) servant à cette caractérisation. L'exhaustivité n'est donc pas attendue concernant les moyens et outils mobilisables. Il s'agit plutôt de comprendre le fonctionnement des
- •chaque activité opérationnelle :
- –fondamentaux/ tendances actuelles.
- –Risques des activités opérationnelles.
- –Prise en compte des spécificités des services au niveau de chaque activité opérationnelle.
- •activités opérationnelles et d'exercer son esprit critique vis-à-vis des moyens mis en œuvre par une organisation donnée, compte tenu du contexte.
4.2 Analyser la contribution des activités opérationnelles à la création de valeur (15 heures)
- •Outil de caractérisation du modèle économique Canvas.
- •Exemples de problématiques managériales :
- –prise en compte de la qualité, de l'innovation, des risques, de la durabilité, de l'IA dans les activités opérationnelles.
- •L'analyse de la chaîne de valeur d'une organisation s'appuie sur le modèle de Porter étudié dans le point 2.1, en intégrant les différentes approches de la valeur mais sans nécessiter en UE 7 une analyse détaillée des coûts.
- •Modèle économique Canvas : il s'agit uniquement de savoir interpréter un modèle Canvas.
SYSTÈMES D'INFORMATION DE GESTION
Volume horaire : 200 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
Dans un contexte où les systèmes d’information (SI) jouent un rôle central dans la gestion des organisations, la technologie constitue un levier stratégique pour optimiser la prise de décision, renforcer l’efficacité opérationnelle et améliorer les dispositifs de contrôle. En tant qu’outil d’aide à la décision, elle doit permettre d’améliorer la qualité et la réactivité des choix réalisés au sein des organisations tout en garantissant la transparence des processus.
Toutefois, cette transformation numérique doit s’accompagner d’une vigilance accrue quant aux enjeux de sécurité, de protection des données et de conformité réglementaire. Utiliser la technologie de manière éthique en tant qu’outil permettant d’améliorer la prise de décision et de promouvoir l’efficacité et les contrôles au sein des organisations constitue donc un enjeu fondamental pour les différents acteurs concernés.
- •En outre, la profession comptable étant en constante évolution, ce programme intègre les nouvelles thématiques auxquelles elle est confrontée, notamment la durabilité en lien avec l’empreinte environnementale des systèmes d’information – ainsi que les outils émergents, tels que l’intelligence artificielle. Il vise à sensibiliser les étudiants à ces enjeux et à leur impact sur la profession, sans pour autant exiger une maîtrise approfondie de leur mise en œuvre.
Structure du programme
L’architecture de ce référentiel s’appuie sur une progression logique depuis la compréhension des fondements des systèmes d’information jusqu’à l’analyse de ses enjeux les plus contemporains.
- •La première partie, « Le système d’information dans son environnement », pose les bases conceptuelles en définissant les ressources, les acteurs et l’infrastructure du SI, tout en interrogeant les choix organisationnels nécessaires à son adaptation. Elle constitue un socle indispensable à la maîtrise des rôles et fonctions du SI.
- •La deuxième partie, « La gestion des données du système d’information », permet de développer des compétences techniques d’analyse, de structuration et de manipulation de l’information via les bases de données et le tableur. Cette partie met l’accent sur la qualité, la fiabilité et l’usage raisonné des données dans un objectif de gestion, voire de pilotage, tout intégrant la programmation et l’automatisation des traitements.
- •La troisième partie, « Le système d’information et la performance des processus », met en évidence le rôle central du SI dans l’optimisation des processus organisationnels. Elle permet de modéliser les processus, d’établir les liens entre processus et données ainsi que d’explorer l’usage des progiciels métiers et l’impact des technologies émergentes sur le fonctionnement des organisations et leur métier.
- •Enfin, la quatrième partie, « La sécurité et la durabilité du système d’information », répond à la nécessité croissante d’une approche responsable et sécurisée des SI. Elle traite à la fois des enjeux juridiques et réglementaires, des risques liés à la cybersécurité et de la prise en compte de la durabilité environnementale dans la gestion des ressources numériques.
Partie 1 – Comprendre le système d'information dans son environnement (30 heures)
1.1 Appréhender le rôle du système d'information dans les organisations (6 heures)
- •Donnée, information, connaissance
- •Critères de qualité de l'information :
- –accessibilité, exactitude, actualité, pertinence, exhaustivité
- –Système d'information
- –Les fonctions du système d'information :
- –collecter, traiter, stocker, diffuser et sécuriser
- ·Rôles du système d'information :
- –opérationnel, tactique et stratégique
- ·Nature et rôle des ressources interreliées du système d'information : matérielles, logicielles, données et procédures
- •Savoir distinguer les notions de donnée, d'information et de connaissance, mais pas celles de compétence.
- •La fonction du SI qui vise à le sécuriser est simplement introduite ici, pour être détaillé dans le thème 4.
- •Les notions telles que l'alignement stratégique ou la gouvernance des SI, qui peuvent être utilisées comme illustration du rôle stratégique, n'ont pas vocation à être détaillées ni maîtrisées.
- •Les niveaux du SI, les sous-systèmes, les procédures de contrôle de la qualité d'une information ne sont pas à aborder.
1.2 Identifier les acteurs du système d'information (4 heures)
- •Rôles, compétences et responsabilités des acteurs :
- –- Acteurs internes :
- –utilisateurs des progiciels et des applications directeur et gestionnaires des systèmes d'information chefs de projets développeurs d'applications responsable des infrastructures informatiques
- ·Data Scientist
- ·Date Analyst responsable de la sécurité du système d'information
- ·- Acteurs externes :
- –utilisateurs et partenaires (clients, fournisseurs, etc.) entreprises de services du numérique éditeurs de logiciels
- ·Interaction des gestionnaires des systèmes d'information avec les autres responsables et utilisateurs
- •L'ensemble des profils métiers du SI issus de la nomenclature du Cigref n'a pas à être abordé. Seuls les emplois listés sont nécessairement connus.
- •Se limiter à l'identification des rôles, compétences générales et responsabilités des principaux acteurs, sans entrer dans le détail des fiches de poste, des compétences techniques avancées.
- •Se limiter à une compréhension générale des interactions entre les gestionnaires des systèmes d'information et les autres acteurs, sans analyse approfondie des processus organisationnels ou des modèles de gouvernance de SI.
1.3 Comprendre l'infrastructure technique du système d'information au service de l'organisation (6 heures)
- •Infrastructure technique
- •Composants matériels et réseaux : mémoire et puissance de calcul du SI permettant son fonctionnement
- •Systèmes d'exploitation
- •Rôle des protocoles
- •Virtualisation
- •Réseaux publics et privés : internet/ intranet/ extranet
- •Architecture client/serveur
- •Modalités d'accès au réseau
- •L'étude des ressources matérielles étudiées portera sur les moyens d'accès aux SI (postes de travail fixes ou mobiles, tablettes, smartphones, terminaux, etc.), périphériques, serveurs et matériels d'interconnexion réseau.
- •Se limiter à la compréhension du rôle des serveurs (annuaire, messagerie, Web, antivirus, DHCP, DNS) ainsi qu'à des exemples d'usage, sans étude du fonctionnement technique détaillé de ces serveurs.
- •Se limiter à la compréhension du rôle des protocoles (HTTP, HTTPS, TCP/IP) ainsi qu'à des exemples d'usage, sans étude du fonctionnement technique détaillé de ces protocoles.
- •Se limiter à la compréhension générale du concept de client/serveur et les rôles respectifs des composants, illustré par des exemples simples.
1.4 Appréhender les solutions informatiques du système d'information (6 heures)
- •Solutions informatiques utilisées en l'état ou développées
- •Introduction aux notions de gestion de projet numérique : cahier des charges, maîtrise d'œuvre, maîtrise ouvrage
- •Localisation des données et des applications
- •Interopérabilité des données
- •Formats d'échange
- •Langage à balises d'échange de données de gestion
- •Documents électroniques légaux (factures, bulletins de salaire…)
- •Procédures d'échanges dématérialisées
- •Se limiter à la compréhension de l'usage courant de l'espace numérique de travail, sans attendre de compétences techniques avancées ou de paramétrage approfondi des outils.
- •La localisation des données et des applications inclut l'informatique en nuage.
- •Il s'agit de réaliser une introduction à la gestion de projet pour acquérir le vocabulaire nécessaire au DSCG. Cette introduction sera limitée à la connaissance du vocabulaire de base (cahier des charges, maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'œuvre), sans développement sur les méthodes de gestion de projet (cycle en V, Agile, etc.).
- •Se limiter à l'étude du XML concernant le langage à balises d'échange de données.
- •Se limiter à l'étude d'exemples courants et simples de procédure d'échange dématérialisée (exemple : facture électronique, DSN), sans couvrir l'ensemble des processus métiers.
1.5 Comprendre les choix organisationnels liés au système d'information, nécessaires pour s'adapter à son environnement (8 heures)
- •Audit du système d'information.
- •Internalisation et externalisation du système d'information.
- •La transition numérique des organisations.
- •Urbanisation du système d'information.
- •Contrats de prestations de services.
- •Se limiter à la compréhension des objectifs et des grandes étapes d'un diagnostic ou d'un audit du système d'information, sans approfondir les méthodologies d'audit détaillées ni les outils techniques utilisés par les auditeurs spécialisés.
- •Se limiter à l'identification des principaux enjeux, opportunités et risques liés à la transition numérique, sans approfondir les démarches de conduite du changement ni les référentiels ou méthodologies spécifiques (type ITIL, CMMI, etc.) étudiés en DSCG.
- •Se limiter à une compréhension générale de la notion d'urbanisation du système d'information, sans décrire les démarches d'urbanisation qui seront étudiées en DSCG. Il s'agit d'inscrire le processus de transition numérique dans une démarche rationnelle, celle de l'urbanisation.
- •Se limiter à l'analyse des clauses spécifiques courantes dans un contrat de prestations de services informatiques.
Partie 2 – Gérer des données du système d'information (110 heures)
2.1 Structurer et manipuler des données via les bases de données (45 heures)
- •Modèle relationnel, relation
- •Clé primaire
- •Clé étrangère
- •Dépendances fonctionnelles
- •Normalisation des relations et du schéma relationnel
- •Collecte et sélection des données
- •La normalisation étudiée se limitera à la 3e forme normale, il n'est pas attendu de savoir distinguer 1re, 2e et 3e forme normale, mais d'être capable de dire si un schéma relationnel est normalisé ou non et de le justifier.
- •Systèmes de gestion de bases de données relationnelles : tables et requêtes SQL
- •Requêtes d'interrogation des données de la base : projection, sélection, jointure, tri, regroupements, restriction sur les groupes, sous-requêtes, utilisation de fonctions
- •Requêtes de mise à jour des données de la base
- •Contrainte d'intégrité référentielle
- •Exportation de données
- •Les instructions SQL à utiliser devront respecter le SQL-92. Donc l'interrogation des données est réalisée notamment à partir des instructions
- •SELECT, FROM, WHERE, INNER JOIN, LEFT JOIN, RIGHT JOIN, GROUP BY, HAVING, ORDER BY. Les autres types de JOIN n'ont pas à être connus.
- •Les requêtes de mise à jour portent sur des données des tables et non sur la structure de la base de données.
2.2 Traiter des données via le tableur pour résoudre des problèmes de gestion et aider à la décision (65 heures)
- •- Découverte du tableur : classeur, feuille de calcul, cellule et types de données.
- •Formules utilisant des fonctions logiques, de calculs appliqués aux nombres et aux dates, de recherche d'informations et de manipulation de texte
- •Éléments d'ergonomie (formatage des cellules, gestion de l'affichage, validation des données, formatage conditionnel et gestion des erreurs)
- •Les compétences professionnelles liées à l'écriture de formules passent par la maîtrise de l'utilisation des fonctions avancées du tableur pour répondre à un problème de gestion dans des conditions optimales d'ergonomie et de sécurité.
- •Le candidat doit pouvoir assurer la maintenabilité d'une feuille de calcul notamment en recourant à des plages dynamiques et en facilitant la modification de valeurs de paramètres.
- •Plages dynamiques
- •Cellules de paramètres
- •Nommage de cellule et de plage de cellules
- •Tableaux et graphiques de synthèse
- •Opérations de tris croisés
- •Agrégation et synthèse des données
- •Importation de données
- •Outils d'audit du tableur
- •Jeu d'essai
- •Contrôle de la confidentialité et de l'intégrité des données d'une feuille de calcul
- •Élément de sécurité de la feuille de calcul (protection de la feuille de calcul)
- •Limiter à la conception manuelle de jeux d'essai simples pour vérifier la cohérence des résultats produits, sans aborder des méthodes formelles de test logiciel ni des approches d'automatisation des tests.
- •Programmation au sein d'un tableur
- •Macro-commande (fonction, procédure)
- •Modèle d'objets associé à un tableur
- •Familles d'instructions :
- •Se limiter à la mise en œuvre des concepts de base de la programmation en langage VBA appliquée au tableur, en exploitant uniquement les objets fondamentaux (classeur, feuille, colonne, ligne, plage, etc.), sans aborder la création ou l'utilisation de classes personnalisées.
- •Se limiter à la conception et à la mise au point de programmes simples
- •affectation de valeurs, d'objets, de variables et de paramètres instructions d'entrée, de calcul, de cumul et de sortie tests (structures alternatives) simples et imbriqués boucles (structures itératives)
- •visant à automatiser des tâches ou à résoudre des problèmes de gestion courants, sans entrer dans le développement d'applications complexes ni l'optimisation avancée du code VBA.
Partie 3 – Analyser le système d'information au regard de la performance des processus (30 heures)
3.1 Étudier les processus de l'organisation (15 heures)
- •Notion de processus
- •Typologie des processus : métiers, de support, de pilotage
- •Représentation d'un processus sous forme d'un diagramme BPMN (diagramme de collaboration)
- •Respecter la typologie AFNOR des processus :
- –Processus métiers / de réalisation / opérationnels
- –Processus de support / de soutien
- –Processus de pilotage / de management
- –Respecter la norme BPMN 2.0. Se limiter à l'étude des concepts de base d'un diagramme de collaboration : processus, sous-processus, activités, flux, évènements, passerelles, piscines, couloirs, artefacts (commentaire et regroupement).
- •Identification des actions élémentaires à réaliser sur les données des tables d'une base de données (création, lecture, mise à jour et suppression) dans le cadre d'un processus.
- •Attribution des droits aux utilisateurs ou Limites de connaissances et précisions :
- –La représentation de ces actions élémentaires (création, lecture, mise à jour, suppression de données) en BPMN n'est pas attendue
- –Se limiter à l'identification des droits fondamentaux attribuables aux utilisateurs ou groupes d'utilisateurs sur les objets de la base (droits de lecture, écriture, modification, suppression), sans entrer dans les concepts
- •groupes d'utilisateurs sur les objets de la base en fonction des tâches réalisées par un acteur.
- •avancés de sécurité.
- •L'attribution des droits à l'aide d'un langage informatique n'est pas attendue.
3.2 Comprendre la contribution des progiciels à la performance des processus (7 heures)
- •Progiciels métier (dont PGI) :
- –fonctionnalités, paramétrage, utilisation
- –Flux de travail (workflow).
- –Contribution du système d'information à la qualité des processus notamment grâce au workflow
- –Traçabilité des opérations sur les données
- •Pas de modélisation du workflow, seulement interprétation et/ou mise en œuvre dans le progiciel.
3.3 Comprendre l'apport des technologies émergentes au service de la performance (8 heures)
- •Types d'IA
- •Gestion de la relation client (chatbot, analyse comportement...)
- •Détection de fraudes
- •Modification des processus et transformation des métiers
- •Machine learning
- •No-code
- •Assistance aux utilisateurs
- •Blockchain
- •Internet des objets (IoT)
- •Data Analyse, Data science
- •Se limiter au rôle et à l'impact sur la performance du SI de chacune des technologies émergentes (liste non exhaustive), ainsi qu'à des exemples d'usage de ces technologies. Leur fonctionnement technique n'a pas à être détaillé.
Partie 4 – Appréhender les défis du système d'information en termes de règlementation, sécurité et durabilité (30 heures)
4.1 Respecter la réglementation sur l'utilisation des données et des outils numériques (8 heures)
- •Législation réglementant l'utilisation des données :
- –rôle de l'autorité nationale de protection des données caractéristiques des données soumises à la législation (notions de DCP, données sensibles) obligations du responsable des traitements droits des personnes dont les données sont collectées
- –Droits associés aux différentes catégories de licences
- –Règlement de l'Union Européenne sur l'utilisation de l'intelligence artificielle (IA Act)
- •Les autorités participant à la réglementation et sa mise en œuvre peuvent être évoquées ainsi que les sanctions encourues, mais les compétences sont axées sur les droits et les obligations qui en découlent.
- •Il s'agit de sensibiliser aux menaces pesant sur les données renseignées dans un outil d'intelligence artificielle.
- •Se limiter à l'identification des droits généraux associés aux catégories courantes de licences logicielles, sans entrer dans l'analyse juridique des contrats de licence complexes.
4.2 Garantir la sécurisation du système d'information et des échanges de données (14 heures)
- •Critères de la sécurité des systèmes d'information (disponibilité, intégrité/inaltérabilité, confidentialité, traçabilité, imputabilité et non répudiation, Limites de connaissances et précisions : Les différents types de chiffrement n'ont pas à être présentés. Se limiter à la compréhension des principes fondamentaux de la sécurité des systèmes d'information. S'appuyer sur l'aspect fonctionnel des outils et non leur technicité
- •authenticité)
- •Principes de la signature électronique et du certificat numérique
- •Risques, menaces, vulnérabilités
- •Responsabilité de la sécurité du SI
- •Rôle du facteur humain dans la sécurité du système d'information
- •Outils et procédures de protection, de sauvegarde et de restauration de données
- •Se limiter à la compréhension de la répartition des responsabilités générales (direction, DSI, utilisateurs).
4.3 Découvrir la durabilité (8 heures)
- •Différents impacts : positifs et négatifs
- •Empreinte écologique
- •Pratiques relatives à l'énergie, aux matériels, aux comportements, aux données.
- •Réglementation : loi REEN (Réduction de l'Empreinte Environnementale du Numérique)
- •Comprendre les enjeux de la durabilité numérique et l'impact de la loi
- •REEN sur les pratiques des entreprises, mais sans détailler les aspects techniques (comme les infrastructures informatiques) ou juridiques (inutile de connaître les sanctions précises en cas de non-respect, ni les normes de certification environnementale).
- •Se limiter à une approche qualitative des impacts positifs (dématérialisation réduisant certains déplacements, réduction de la consommation de papier, ...) et négatifs (surconsommation énergétique, multiplication des terminaux, ...), sans analyse quantitative ni modélisation d'impact global.
- •Se limiter à la connaissance et à la proposition de bonnes pratiques concrètes dans les domaines de la gestion de l'énergie, des choix et gestion des matériels, des comportements numériques responsables sans entrer dans l'analyse du cycle de vie complet des équipements ni dans l'évaluation environnementale technique (bilan carbone, etc.).
COMPTABILITÉ
Volume horaire : 170 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
L’UE 9 a pour objectif la maîtrise des bases de la comptabilité nécessaires à la tenue et la révision comptables d’une organisation.
L’analyse des différentes opérations et de leurs enregistrements dans le système d’information comptable doit permettre d’acquérir les notions et mécanismes fondamentaux par le développement des compétences énoncées.
Structure du programme
Le programme met l’accent sur 6 compétences fondamentales :
1. Comprendre l’écosystème comptable : il s’agit de situer la comptabilité dans son cadre juridique, économique et professionnel.
2. Appréhender la méthode comptable : l’objectif ici est d’être en mesure de comprendre les mécanismes fondamentaux de la technique comptable.
3. Analyser comptablement des opérations courantes : il s’agit de maitriser (comprendre, connaitre, enregistrer, contrôler et analyser) les enregistrements comptables des opérations courantes notamment les opérations d’achat, de vente, de règlement, d’investissement et de financement.
4. Opérer les régularisations liées aux opérations d’inventaire : il s’agit de maitriser les ajustements comptables nécessaires à la clôture des comptes.
5. Établir les comptes annuels et cerner les enjeux de leur diffusion : l’objectif est ici de comprendre les enjeux de l’établissement et la diffusion des documents de synthèse.
6. Analyser les impacts de l’évolution technologique sur l’organisation comptable.
La répartition horaire entre les parties et sous-parties est donnée à titre indicatif.
Prérequis et prolongements
L’UE 9 est la première étape de la formation relative à la comptabilité. Elle ne nécessite donc aucun prérequis. Ses compétences sont centrées sur l’information financière relative aux comptes sociaux.
Les compétences en comptabilité seront développées dans le cadre de l’UE 10 dédiée à la comptabilité approfondie. Les restructurations et les comptes de groupe relèvent de l’UE 4 du DSCG.
Partie 1 – Comprendre l'écosystème comptable : Présenter la comptabilité à travers son cadre normatif et juridique (20 heures)
1.1 Définir la comptabilité et identifier ses rôles dans une perspective historique (5 heures)
- •Approche historique de la comptabilité, et de ses relations avec l'économie et le droit
- •Définition de la comptabilité et de ses rôles pour les différents utilisateurs
- •Le candidat doit être capable d'énoncer les différents aspects de la comptabilité afin de construire une définition adaptée au cadre juridique français.
- •Il doit également être en mesure d'expliquer les différentes fonctions et les différents rôles de la comptabilité et de sa communication.
- •Il s'agit pour le candidat :
- –de justifier que la comptabilité est une branche spécifique du droit au même titre que les autres branches du droit ;
- –d'expliquer les relations qui existent ente la comptabilité et l'économie, mais aussi entre la comptabilité et le droit (droit fiscal, droit des sociétés et droit social) ;
- –de citer les différents partenaires de l'entreprise et leurs besoins d'information.
1.2 Positionner la profession comptable au sein du monde économique (10 heures)
- •Diversité des statuts et des modalités d'exercice de la profession :
- –Expert-comptable
- –Commissaire aux comptes
- –Professionnel du chiffre salarié (contrôleur de gestion, Directeur administratif et financier, ...)
- –Comptable public
- –Principales missions de l'expert-
- •Il s'agit pour le candidat d'appréhender la diversité et l'évolution des métiers exercés par les professionnels de la comptabilité et plus particulièrement par la mise en évidence de l'expansion des missions de conseil (pour l'expert-comptable) et de durabilité.
- •Le candidat doit être capable d'identifier les organisations encadrant les pratiques des professionnels et leurs domaines de compétences.
- •À partir d'un contexte professionnel, le candidat doit être capable d'analyser une situation et de se prononcer sur l'existence ou non d'un problème déontologique. Cette analyse s'appuiera sur un ou des extraits des codes de déontologie.
- •comptable et du commissaire aux comptes.
- •Ministère de tutelle (experts comptables et commissaires aux compte)
- •Nature des responsabilités du professionnel du chiffre salarié, du comptable public, de l'expert- comptable et du commissaire aux comptes.
- •Organisations professionnelles, leurs principaux rôles et leurs liens avec les régulateurs publics :
- –Ordre des Experts Comptables
- –Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes
- –Haute Autorité de l'Audit
- –Notion d'éthique et de déontologie et principes fondamentaux de comportement à observer par la profession.
1.3 Reconnaître l'intérêt de la normalisation et de la réglementation comptable (5 heures)
- •Normalisation : définition, acteurs, intérêts et limites
- •Sources du droit comptable :
- –directives européennes, lois et règlements, recueil des normes comptables, autres textes professionnels (doctrine, jurisprudence, recommandations, .... )
- –Présentation du plan comptable
- •L'étude se limite aux normes applicables pour les comptes individuels.
- •Au regard de la connaissance des savoirs associés, le candidat doit être capable :
- –de citer et de hiérarchiser les sources du droit comptable ;
- –d'expliciter la normalisation comptable française ;
- –de préciser les objectifs les enjeux et les limites de la normalisation comptable française.
- •général (PCG) : principes comptables et autres règles fondamentales, nomenclature et logique
- •L'étude se limite aux normes applicables pour les comptes individuels.
- •Au regard de la connaissance des savoirs associés au thème, le candidat doit pouvoir
- •:
- –caractériser le recueil des normes comptables françaises publié par l'Autorité des normes comptables et de rappeler son contenu ;
- –caractériser le plan comptable général, justifier son élaboration ;
- –citer son contenu ;
- –expliquer la logique et la finalité économique des différentes classes de comptes ;
- –citer et expliciter les principes comptables du recueil de normes comptables (image fidèle, régularité et sincérité, prudence, continuité d'exploitation, spécialisation des exercices, non-compensation, permanence des méthodes)
- –citer et expliciter les autres règles fondamentales (indépendance des exercices, coût historique, intangibilité du bilan d'ouverture, non-compensation, importance relative) afin de justifier leur importance.
Partie 2 – Appréhender la méthode comptable : Présenter les mécanismes et l'organisation comptable (20 heures)
2.1 Identifier les flux et les transcrire dans la comptabilité en utilisant les mécanismes de la technique comptable (5 heures)
- •Flux et stocks
- •Distinction emplois et ressources.
- •Principe de la partie double.
- •Passage des flux aux comptes.
- •À partir d'un contexte professionnel, le candidat doit pouvoir analyser comptablement les échanges qu'une entité effectue avec son environnement. La mise en évidence de ces échanges doit permettre aux candidats de définir un flux, d'identifier les différents flux et d'opérer la distinction entre flux et stocks.
- •Le candidat doit également être capable pour un flux donné :
- –de justifier sa nature ;
- –d'identifier l'emploi et la ressource afin d'expliquer le mécanisme fondamental de la partie double et celui de la réciprocité des comptes ;
- –de procéder à la transcription des flux dans les comptes du PCG et d'expliquer les termes de débit et de crédit.
- –Les comptes du PCG d'utilisation facultative ne sont pas exigés (sauf pour ce qui concerne les comptes de TVA).
2.2 Appréhender l'organisation comptable permettant de passer des écritures à une première approche des comptes annuels (15 heures)
- •Structure du système d'information comptable (journal, grand-livre, balance et comptes annuels)
- •Définition d'un actif et d'un passif
- •Comptabilité d'engagement et comptabilité de trésorerie
- •Classification comptable et typologie des comptes
- •Les enregistrements comptables sont à réaliser dans le cadre d'un journal unique.
- •À partir d'un contexte professionnel, il s'agit pour le candidat :
- –d'identifier et de définir la pièce comptable support de l'enregistrement ;
- –de justifier le choix de l'organisation comptable à mettre en place pour l'enregistrement des opérations ;
- –de citer et de distinguer les livres comptables obligatoires (livre journal et grand livre) ainsi que les documents facultatifs (grands livres auxiliaires, balance générale et balances auxiliaires) nécessaires pour l'élaboration.
- •Le candidat doit être capable de distinguer, lors des enregistrements, les comptes affectant le bilan (comptes de classe 1 à 5) des comptes affectant le compte de résultat (comptes de classe 6 et 7).
- •Le candidat doit également être capable de définir un actif et un passif.
- •Le candidat doit non seulement connaître les règles comptables du Plan Comptable
- •Général (PCG) relatives aux savoirs associés au thème, mais, pouvoir également :
- –expliquer la différence entre la comptabilité d'engagement et la comptabilité de trésorerie ;
- –maîtriser les écritures comptables qui découlent du choix d'appliquer une comptabilité d'engagement.
- •Sur la base d'un contexte professionnel, il s'agit pour le candidat, à partir des comptes du grand livre classés par ordre croissant de numérotation :
- –de justifier la nécessité de procéder à l'arrêté des comptes ;
- –d'établir l'instrument de contrôle et de gestion que représente la balance ;
- –de présenter le bilan et le compte de résultat.
Partie 3 – Analyser comptablement des opérations courantes : Présenter les règles de comptabilisation des principales opérations courantes (60 heures)
3.1 Traduire en comptabilité les opérations courantes réalisées avec les tiers (30 heures)
- •Pièces justificatives comptables et autres documents
- •Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
- •Achats et ventes de biens et services comportant :
- –Réductions
- –Frais accessoires
- –Crédits et les règlements
- –Avances et acomptes
- –Emballages
- –Lettrage des dettes et créances avec leur règlement
- –Achats et ventes en devises
- –TVA sur opérations internationales (avec l'Union Européenne et le reste du monde)
- –Opérations relatives au personnel et aux organismes sociaux
- –État de rapprochement bancaire
- •À partir de la description d'opérations effectuées par une entité, il peut être demandé aux candidats de distinguer les pièces comptables qui conduisent à constater des droits et/ou des obligations chiffrées, générées par l'activité économique de l'entité, de celles qui ne conduisent à aucun enregistrement lors de leur réception ou émission.
- •Le candidat doit connaître les règles comptables du PCG relatives aux savoirs associés concernant le dénouement des flux réels qui avaient entrainé lors de leur comptabilisation l'ouverture de comptes de créances et de dettes, et ce même, s'il y avait eu une entrée ou une sortie de trésorerie le même jour (opération au comptant).
- •Le candidat doit être capable, à partir d'un contexte professionnel de citer les moyens de règlement permettant de solder les comptes de créances et de dettes (règlement en espèces, par chèque et carte de crédit, par virement et assimilés, par l'exploitant, par lettre de change relevé magnétique) et de maitriser leur enregistrement comptable.
- •Le transit par les comptes de chèques et de CB à encaisser n'est pas attendu.
- •L'étude des lettres de change se limite à la lettre de change relevé magnétique.
- •Le candidat doit pouvoir restituer les mécanismes simples en matière de TVA aussi bien pour les opérations (livraisons de biens et prestations de services) réalisées :
- –en France ;
- –avec l'Union Européenne ;
- –avec le reste du monde.
- –Dans tous les cas, les numéros d'identification intracommunautaire auront été échangés.
- –L'étude se limite aux principes généraux.
- –N'est pas exigée des candidats la connaissance des opérations spécifiques relevant de l'UE 4 du DCG notamment :
- –les prestations de services intracommunautaires ;
- –les régularisations de TVA ;
- –les redevables et assujettis partiels.
- •À partir d'un contexte professionnel, le candidat doit pouvoir :
- –qualifier les opérations simples ;
- –calculer la TVA due ou le crédit de TVA au titre d'une période ;
- –maitriser l'enregistrement comptable de la déclaration et le paiement de la
- –TVA le cas échéant.
- –La compétence visant à remplir une déclaration de TVA n'est pas exigée. En revanche le candidat doit être capable de lire une déclaration de TVA simple pour la comptabiliser.
- •L'étude des emballages ne porte que sur les acquisitions et les cessions relatives aux emballages perdus et aux emballages récupérables (identifiables ou non) ;
- •les consignations et restitution d'emballages consignés ;
- •les défauts de restitution d'emballages.
- •À partir d'un contexte professionnel, le candidat doit non seulement pouvoir identifier et classer les emballages utilisés dans le cadre des échanges commerciaux d'une entité, mais également il doit être capable de comptabiliser toutes les informations relatives aux emballages portées sur la facture initiale et sur la facture d'avoir.
- •Les bonis-malis sur emballages sont exclus du programme.
- •Il n'est pas attendu du candidat d'appliquer de la TVA lors de la consignation des emballages.
- •Le candidat doit connaître les règles comptables du PCG relatives aux savoirs associés qui concernent les achats et ventes de biens et services en France et les achats et ventes de biens à l'étranger.
- •Ces opérations qui donnent lieu à l'établissement de factures exigent des candidats, la maîtrise de l'ensemble des écritures qui en résultent. Le candidat doit à ce titre, non seulement être capable de définir les mentions (y compris les mentions légales obligatoires) qui figurent sur une facture initiale ou sur une facture d'avoir (réductions à caractères commercial et financier, frais accessoires, avances et acomptes, retour sur achats et sur ventes, emballages, TVA, modalités de règlement, y compris les règlements en devises), mais également être capable de maitriser l'enregistrement comptable de ces opérations de gestion courante.
- •L'étude des opérations en devises se limite aux opérations dont le règlement a lieu sur le même exercice comptable.
- •Le candidat connaît les règles du PCG relatives aux charges de personnel.
- •À partir d'un contexte professionnel, il est capable d'indiquer les éléments constitutifs du salaire brut, de calculer le montant du salaire net avant impôt sur le revenu et du net payé.
- •Il doit également être en mesure de déterminer le coût total du personnel pour l'employeur et de comptabiliser les opérations relatives à la paie au titre d'un mois.
- •Le candidat doit pouvoir comptabiliser les avances, les acomptes et les saisies sur salaire ainsi que le prélèvement à la source.
- •Il n'est pas attendu du candidat :
- –de citer les contrats de travail ;
- –d'indiquer les taux nécessaires aux calculs des différentes cotisations sociales ainsi que les bases de calcul ;
- –d'établir une fiche de paie ;
- –de maîtriser ou comptabiliser les aides à l'emploi, les taxes assises sur les salaires, les avantages en nature, les remboursements de frais et les congés payés.
- •Le candidat doit non seulement connaître l'objectif et l'utilité d'un état de rapprochement bancaire, mais également, être capable dans un contexte professionnel donné, de procéder à l'établissement de ce document extra-comptable, de contrôler sa cohérence, puis de procéder aux écritures comptables qui résultent du rapprochement du compte banque de l'entreprise avec celui de l'entreprise à la banque.
3.2 Analyser les opérations d'investissement et de placement et les traduire en comptabilité (10 heures)
- •Définition et typologie des immobilisations
- •Modalités d'entrée des immobilisations dans le patrimoine de l'entité (acquises à titre onéreux et produites par l'entité) et valeurs associées
- •Qualification des titres
- •Typologie et modalités d'entrée des valeurs mobilières de placement dans le patrimoine
- •Principales caractéristiques des actions, parts sociales et obligations
- •Comptabilisation des revenus des immobilisations financières et des valeurs mobilières de placement
- •À partir d'un contexte professionnel le candidat doit être capable d'expliquer que la distinction entre charges et immobilisations s'opère à partir de la notion de consommation de l'avantage économique lié à l'actif associée au critère de durée.
- •Le candidat doit pouvoir identifier les immobilisations corporelles et incorporelles à partir des définitions du PCG.
- •Il doit être capable de citer, de définir et de justifier les règles d'entrée des immobilisations et des valeurs mobilières de placement dans le patrimoine de l'entité.
- •Les entrées par voie d'échange et à titre gratuit sont exclues du programme.
- •À partir d'un contexte professionnel, le candidat doit pouvoir :
- –rappeler les différentes valeurs retenues par le PCG à la date d'entrée des immobilisations incorporelles et corporelles acquises à titre onéreux et produites dans le patrimoine de l'entité ;
- –expliciter la définition de ces différentes valeurs ;
- –maitriser l'enregistrement comptable des factures matérialisant l'entrée de ces actifs dans le patrimoine de l'entité.
- –Les candidats devront connaître l'intégration de la TVA dans le coût d'acquisition des véhicules de tourisme.
- –L'étude du coût d'acquisition se limite au prix d'achat, aux coûts directement attribuables et à l'option relative aux droits de mutation, honoraires, frais d'actes et commissions (les autres options relèvent de l'UE10).
- –La comptabilisation des immobilisations par composant n'est pas attendue.
- •À partir d'un contexte professionnel, il peut être demandé aux candidats :
- –de distinguer une action ou part sociale d'une obligation ;
- –d'énoncer et de préciser les quatre catégories de titres proposées par le PCG ;
- –de rappeler les modalités d'évaluation des immobilisations financières et des valeurs mobilières de placement lors de leur entrée dans le patrimoine de l'entité ;
- –d'identifier la nature des revenus liées à la détention de ces actifs financiers ;
- –de maitriser l'enregistrement comptable des factures matérialisant l'entrée de ces actifs dans le patrimoine de l'entité et les revenus de ces titres.
- –L'étude se limite aux actions et parts sociales entièrement libérées, aux obligations acquises à l'émission et à leurs revenus encaissés.
3.3 Analyser les opérations concernant les cessions d'immobilisations et de valeurs mobilières de placement les traduire en comptabilité (10 heures)
- •Cession des immobilisations non financières
- •Cession des immobilisations financières
- •Cession des valeurs mobilières de placement
- •Le candidat doit non seulement connaître les règles comptables du PCG relatives aux savoirs associés au thème, mais également pouvoir évaluer et comptabiliser, au cours de l'exercice, les opérations portant sur les cessions des différentes immobilisations et sur les valeurs mobilières de placement, qui figurent dans le patrimoine de l'entité.
- •Le candidat doit être capable de traiter la gestion du portefeuille de titres avec les méthodes « PEPS » et « coût moyen pondéré ».
- •Les cessions d'obligations sont exclues de l'UE 9.
3.4 Apprécier et traduire en comptabilité certaines sources de financement que peut mobiliser l'organisation (10 heures)
- •Modes de financement :
- –Emprunt bancaire classique (et modalités de remboursement)
- –Crédit-bail
- –Compte de l'exploitant
- –Compte courant d'associé
- –Affacturage
- –Escompte des lettres de change relevé magnétiques
- •Le candidat doit être capable de citer et de présenter quelques moyens de financement dont peuvent disposer les entreprises.
- •Les autres modes de financements non cités (financement par capitaux propres, emprunt obligataire, subvention, autofinancement, désinvestissement, crowdfunding, ...) relèvent des UE 6 du DCG ou UE 2 du DSCG.
- •Le candidat doit, à partir d'un contexte professionnel, être capable pour chaque mode de financement étudié, de présenter ses principales caractéristiques.
- •Le candidat doit aussi être capable :
- –d'élaborer les différents tableaux d'amortissement d'emprunts bancaires ;
- –de maitriser l'enregistrement comptable des opérations de financement relatives aux emprunts bancaires, au crédit-bail, au compte de l'exploitant, au compte courant d'associé, à l'affacturage et à l'escompte des lettres de change magnétiques.
Partie 4 – Opérer les régularisations liées aux opérations d'inventaire : Présenter les règles de comptabilisation des principales opérations d'inventaire (écritures de régularisation, écritures de regroupement) (50 heures)
4.1 Cerner la finalité et les enjeux des opérations d'inventaire et leurs spécificités par rapport aux opérations courantes (40 heures)
- •Principes d'évaluation à l'inventaire
- •Inventaire intermittent et variation des stocks
- •Amortissements comptables des immobilisations
- •Dépréciation des actifs
- •Provisions
- •Ajustement et rattachement des charges et des produits au résultat de l'exercice
- •Sortie des immobilisations du patrimoine
- •Sortie des VMP du patrimoine
- •Le candidat doit être capable d'exposer les raisons qui ont conduit le législateur à imposer aux entités de mettre en œuvre les travaux d'inventaire.
- •Il doit pouvoir expliquer les enjeux de ces opérations.
- •Il doit également être en mesure d'énoncer et d'expliquer les principes comptables et les autres règles fondamentales liés aux travaux de fin d'exercice comptable et qui entrainent les écritures d'inventaire
- •Le candidat doit être capable, dans un contexte professionnel donné, de procéder aux évaluations préalables à la comptabilisation des opérations d'inventaire.
- •Le candidat doit non seulement connaître les règles comptables du PCG relatives aux savoirs associés mais également maitriser les écritures comptables qui concernent :
- –les stocks à l'inventaire en application de la technique de l'inventaire intermittent ;
- –les amortissements comptables ;
- –les dépréciations et les reprises ;
- –les provisions et les reprises ;
- –l'ajustement des charges et des produits ;
- –les sorties d'éléments d'actif.
- –Le candidat doit être capable de traiter la gestion du portefeuille de titres ou des stocks avec les méthodes « PEPS » et « coût moyen pondéré ».
- –Le candidat doit être capable de distinguer une provision d'une dette ou d'une charge à payer.
- –Sont exclus du programme :
- –la réalisation de fiches de stocks ;
- –toutes les modifications du plan d'amortissement initial ;
- –le calcul et l'enregistrement des amortissements dérogatoires sur les actifs ;
- –les différences de conversion actif et passif ainsi que les provisions pour pertes de change (l'étude des opérations en devises se limite aux opérations pour lesquelles le règlement a lieu sur le même exercice comptable).
- ·Pour les stocks, il convient de se placer dans le cadre d'un inventaire intermittent.
- ·Seules les provisions pour litiges, amendes et pénalités sont étudiées.
4.2 Déterminer le résultat, clôturer et réouvrir les comptes (10 heures)
- •Solde des comptes de charges
- •Solde des comptes de produits
- •Résultat de l'exercice : bénéfice ou perte
- •Au regard de l'indépendance des exercices, le candidat doit être capable, à partir d'un contexte professionnel, d'expliquer la nécessité de solder les comptes de produits et de charges ouverts durant l'exercice et à la date d'inventaire, d'exposer les modalités de détermination du résultat selon le système classique et dans les comptabilités informatisées.
- •La connaissance des règles comptables et des savoirs associés au thème doit lui permettre de procéder au calcul, à la qualification du résultat et aux enregistrements comptables conduisant aux écritures de regroupement (ou de reclassement).
- •Le solde des comptes de gestion soustractifs de réduction est exclu du programme.
- •Formalités de clôture des comptes de bilan
- •Formalités de réouverture des comptes de bilan
- •Au regard des principes comptables et des autres règles fondamentales, le candidat doit pouvoir, à partir d'un contexte professionnel, expliquer la nécessité de la transition entre les exercices.
- •La connaissance des règles comptables et des savoirs associés au thème doit lui permettre de procéder aux enregistrements comptables conduisant à la clôture des comptes de bilan et du journal et à leur réouverture, et à la contre-passation des écritures de régularisation.
Partie 5 – Etablir les comptes annuels et cerner les enjeux de leur diffusion : Comprendre les enjeux de l'établissement et la diffusion des documents de synthèse (10 heures)
- •Comptes annuels :
- –Bilan
- –Compte de résultat
- –Annexe
- –Rôle des comptes annuels
- –Obligations de publication
- –Plaquette comptable et liasse fiscale
- •À partir d'une situation professionnelle et de la connaissance des règles du PCG relatives aux savoir associés, le candidat doit être en mesure :
- –d'énoncer les principes généraux d'établissement des comptes annuels qui forment un tout indissociable ;
- –d'expliquer le rôle de chaque document ;
- –d'établir les comptes annuels conformément aux dispositions du PCG ;
- –d'élaborer les principaux tableaux de l'annexe (valeur brute, amortissements, dépréciations, provisions).
- •Le candidat doit cerner l'importance et les principales modalités du dépôt et de la publication des comptes annuels.
- •Le candidat doit faire le lien entre la taille de l'entreprise et l'étendue des obligations de dépôt des comptes annuels.
- •Le détail des seuils et obligations sera fourni dans une base documentaire.
- •Le candidat doit également pouvoir citer d'autres documents de diffusion de l'information financière (plaquette comptable communiquée par l'expert-comptable à son client, liasse fiscale).
Partie 6 – Analyser les impacts de l'évolution technologique sur l'organisation comptable : Comprendre les effets des changements numériques (10 heures)
- •Informatisation de la comptabilité et droit comptable
- •Authentification des données comptables
- •Impact de l'évolution technologique sur l'organisation comptable et sur les contrôles à réaliser
- •Fichiers informatisés obligatoires (fichier des écritures comptables, Limites de connaissances et précisions : Concernant les factures et autres pièces comptables, le candidat doit expliciter : les modalités d'établissement (manuel ou informatisé) ; les délais de conservations (comptables, juridiques et fiscaux) ; la réglementation en matière de facture électronique ; la signature électronique.
- •déclaration sociale nominative, liasse fiscale, déclaration de TVA)
- •Sauvegarde et confidentialité des données comptables
- •À partir d'une documentation fournie au candidat, il peut lui être demandé de répondre à des questions relatives à l'établissement, la conservation et la transmission des fichiers informatisés obligatoires (fichier des écritures comptables, déclaration sociale nominative, liasse fiscale, déclaration de TVA, …).
- •Il n'est pas attendu du candidat de connaître le périmètre de contrôle des fichiers informatisés obligatoires et les sanctions encourues pour non-respect des obligations légales. Cependant, si ces informations lui sont fournies, il doit pouvoir les exploiter.
- •A partir d'une situation professionnelle, le candidat doit être en mesure de décrire les différentes étapes à mettre en œuvre dans l'outil pour saisir, corriger, valider ou clôturer les écritures comptables.
- •Il ne peut pas être demandé au candidat de connaitre l'utilisation spécifique d'un outil particulier.
- •Il peut être attendu du candidat notamment :
- –d'identifier les impacts de ces pratiques au sein des différentes entités (notamment les contrôles à mettre en œuvre)
- –d'énumérer les avantages et inconvénients de l'évolution technologique ;
- –d'expliquer les conséquences pour les différentes parties prenantes.
- •Le candidat doit connaître, dans une situation donnée :
- –les supports de conservation et d'archivage des données utilisées (dans un environnement dématérialisé) ;
- –l'importance de la confidentialité au regard de la sensibilité des données personnelles.
COMPTABILITÉ APPROFONDIE
Volume horaire : 170 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
Dans la continuité de l’unité d’enseignement de comptabilité, l’unité d’enseignement de comptabilité approfondie vise à compléter et approfondir les notions comptables de base. À ce titre, elle doit permettre :
L’objectif de l'UE 10 est de permettre aux étudiants d’acquérir une autonomie professionnelle dans le traitement des opérations comptables en développant leur capacité à mobiliser seuls les règles, d’analyser une situation comptable, de choisir les traitements appropriés, de les mettre en œuvre avec rigueur et de les justifier.
Dans un environnement technologique évolutif, ce référentiel intègre des compétences de contrôle pour chaque thème, en se centrant sur les notions complexes fondamentales. Il est attendu de pouvoir comptabiliser les opérations listées dans ce référentiel car il s’agit d’un préalable indispensable au développement de la compétence de contrôle.
- •d’avoir une vision complète du cadre comptable français, tout en percevant sa contingence ;
- •de présenter les solutions apportées aux difficultés rencontrées lors de diverses opérations.
Structure du programme
Ce référentiel se compose de 6 parties qui peuvent être abordées dans un ordre différent de celui présenté et qui peuvent faire l’objet d’une étude combinée.
La première partie présentera le cadre normatif qui s’applique aux comptes individuels français, en positionnant le PCG dans son contexte. Elle mettra notamment en avant les principes comptables et autres règles fondamentales applicables en France, qui pourront ensuite être mobilisés dans les parties suivantes pour justifier les traitements comptables appliqués.
La deuxième partie sera consacrée à l’analyse et au traitement comptable des transactions relatives à l’actif. La troisième partie sera consacrée à l’analyse et au traitement comptable des transactions relatives au passif. Ces deux parties permettront d’identifier et de comprendre les problèmes posés par la comptabilisation des actifs et passifs, les solutions apportées et leurs impacts.
La quatrième partie sera consacrée à l’analyse et au traitement comptable des transactions relatives aux charges et produits. Elle vise à appréhender l’importance de la notion de temps dans le processus comptable et la question du rattachement et de la classification des charges et des produits au résultat de l’exercice.
La cinquième partie abordera la cohérence globale des documents de synthèse. Son objectif est de mesurer l’impact des écritures comptables sur le bilan et le compte de résultat et d’apprécier l’importance de l’annexe, être capable de compléter les principaux tableaux y figurant et contrôler l’information présentée.
Partie 1 – Positionner le PCG dans le contexte évolutif de la normalisation internationale (10 heures)
- •Normalisateur international et principaux rôles :
- –« International Accounting Standards Board » (IASB)
- –Normalisateurs nationaux et principaux rôles :
- ·Autorité des normes comptables (ANC)
- ·Autorité des marchés financiers (AMF)
- ·Principes comptables et autres règles fondamentales applicables en France pour les comptes individuels
- ·Notion de groupe et référentiels comptables applicables en France pour les comptes consolidés
- ·Comparaison des cadres français et internationaux (International Financial Reporting Standards - IFRS) à partir de la notion de juste valeur et du principe de la prééminence de la réalité sur l'apparence
- •La présentation des normalisateurs portera sur leurs principaux rôles, sans détailler leur fonctionnement.
- •Les principes comptables du recueil des normes comptables doivent être maîtrisés (image fidèle, régularité et sincérité, comparabilité et continuité d'activité, prudence, permanence des méthodes) ainsi que les autres règles fondamentales comptables qui sont :
- –la non compensation ;
- –le coût historique ;
- –l'importance relative ;
- –l'indépendance (ou séparation) des exercices ;
- –l'intangibilité du bilan d'ouverture.
- –La notion de groupe ne sera abordée que pour justifier l'existence de comptes consolidés et de référentiels spécifiques.
- –Les référentiels applicables aux comptes consolidés seront cités sans détailler les procédures d'adoption des normes.
- –L'objectif n'est pas d'étudier en profondeur le cadre conceptuel des IFRS mais de présenter les principales différences d'orientation sur la base de la notion de juste valeur et du principe de prééminence de la réalité sur l'apparence.
Partie 2 – Assurer le traitement comptable des transactions relatives à l'actif (70 heures)
2.1 Comprendre et appliquer les principes généraux relatifs aux actifs (5 heures)
- •Définition, catégories d'actifs et conditions d'activation
- •Principes d'évaluation des actifs à l'entrée et postérieurement à leur entrée
- •Sont présentées les règles applicables uniquement à l'évaluation des actifs :
- –acquis à titre onéreux ;
- –produits par l'entité.
2.2 Analyser, évaluer, comptabiliser et contrôler les immobilisations corporelles et incorporelles (40 heures)
- •Principes d'évaluation des immobilisations corporelles et incorporelles à l'entrée et postérieurement à leur entrée :
- –détermination de la valeur d'entrée et incorporation des frais et charges évaluation à l'inventaire (amortissement comptable, amortissement fiscal, amortissement dérogatoire et dépréciation éventuelle) sortie des immobilisations et prise en compte des frais de cession
- •L'étude portera sur les actifs acquis à titre onéreux ou produits par l'entité.
- •Dans le cas où l'opération est exonérée de TVA ou comporte de la TVA non déductible ou auto-liquidée, cela sera précisé dans le contexte. Le montant des régularisations de TVA sera fourni.
- •Seule la constitution initiale de la provision pour coût de démantèlement, d'enlèvement et de remise en état est étudiée (sans actualisation).
- •Les règles fiscales d'amortissement seront fournies.
- •comptabilisation des régularisations de
- •TVA
- •Cas spécifique de la clause de réserve de propriété
- •Cas spécifiques relatifs aux immobilisations corporelles :
- –composants sinistres réévaluation libre
- –Cas spécifiques relatifs aux immobilisations incorporelles :
- –opérations de recherche et développement brevets et marques solutions informatiques fonds commerciaux
- ·Opérations de location-financement
- •En cas d'amortissement dégressif, le plan d'amortissement fiscal sera fourni. Il ne sera pas demandé de justifier les calculs de l'amortissement dégressif.
- •L'étude de la dépréciation des immobilisations inclut l'incidence de la dépréciation comptable sur le plan d'amortissement comptable. Le montant de la valeur d'usage est fourni.
- •Le traitement à appliquer pour les frais de cession sur immobilisations est précisé dans le sujet d'examen.
- •En plus de la présentation des traitements applicables aux composants de première et de seconde catégories, l'étude des composants inclut le cas des composants de première catégorie non identifiés à l'origine.
- •L'étude des sinistres, en plus du traitement comptable des biens détruits, intègre le traitement à appliquer aux biens non détruits faisant l'objet d'une réparation. Les conséquences comptables des règles fiscales d'imposition de la plus-value découlant de l'opération ne seront pas abordées.
- •L'étude du fonds commercial ne porte que sur les montants inscrits dans ce poste et les règles générales d'amortissement et de dépréciation. Le candidat doit ainsi appréhender la nature de ce poste sans qu'il ne lui soit demandé d'identifier les différents éléments qui peuvent y être inscrits.
- •Seuls les cas de dépréciation du fonds commercial non rattaché à d'autres actifs seront étudiés.
- •L'étude des opérations de location-financement porte sur les points suivants :
- –divergences de traitements entre les règles du PCG et les normes IFRS et justification de ces positions ;
- –traitement comptable applicable aux opérations de crédit-bail mobilier et immobilier dans les comptes individuels, de la mise en place du contrat jusqu'à la levée de l'option.
- –En ce qui concerne les conséquences comptables des règles fiscales, seul sera abordé l'amortissement dérogatoire en cas de levée de l'option du crédit-bail immobilier. Les règles fiscales d'amortissement seront fournies.
2.3 Analyser, évaluer, comptabiliser et contrôler les stocks (10 heures)
- •Principes d'évaluation des stocks à l'entrée et postérieurement à leur entrée
- •Cas spécifiques :
- –quotas d'émission de gaz à effet de serre et instruments assimilés clause de réserve de propriété sinistres
- •Pour le cas spécifique des quotas d'émission de gaz à effet de serre et instruments assimilés, les écritures comptables demandées au candidat portent exclusivement sur les quotas d'émission de gaz à effet de serre.
2.4 Analyser, évaluer, comptabiliser et contrôler les actifs financiers (15 heures)
- •Définitions et catégories d'actifs financiers
- •Principes d'évaluation des actifs financiers à l'entrée et postérieurement à leur entrée :
- –détermination de la valeur d'entrée et incorporation des frais d'acquisition actions entièrement et partiellement libérées, actions gratuites évaluation à l'inventaire
- –Cas de rachats par l'entité de ses propres actions et obligations.
- –Obligations souscrites à l'émission, acquises ou vendues après leur émission.
- –Acquisition, obtention et cession de droits préférentiels de souscription (DPS) et droits d'attribution (DA).
- •Ne seront abordées que les opérations courantes portant sur des titres non hybrides.
- •La règle fiscale relative aux frais d'acquisition des titres de participation sera fournie.
- •L'évaluation des titres à l'inventaire s'attache à présenter les règles de détermination de la valeur actuelle par catégorie de titres ainsi que les principes généraux de calcul de la dépréciation, dans un contexte normal.
- •L'étude des cas de rachats par l'entreprise de ses propres actions porte sur les comptes d'actif utilisés.
- •La valeur comptable des DPS ou DA cédés sera fournie.
Partie 3 – Assurer le traitement comptable des transactions inhabituelles ou complexes relatives au passif (40 heures)
3.1 Analyser, évaluer, comptabiliser et contrôler les capitaux propres (20 heures)
- •Variations du capital :
- –apports initiaux augmentation de capital réduction de capital traitement comptable des frais liés aux opérations sur le capital
- •Les règles de libération du capital seront fournies.
- •L'étude porte sur des sociétés ayant émis des actions ordinaires.
- •L'étude ne porte pas sur les sociétés de personnes.
- •En cas de double augmentation de capital, le cas d'augmentations simultanées n'est pas abordé pour le calcul de la valeur des DPS/DA.
- •cas particuliers : apports partiellement libérés et leurs appels ultérieurs, versements anticipés et actionnaires retardataires ou défaillants, droits préférentiels de souscription et droits d'attribution
- •Affectation du résultat, y compris les cas particuliers du paiement des dividendes en actions et du versement d'acomptes sur dividendes.
- •Provisions réglementées : définition et principes de comptabilisation.
- •Les provisions réglementées sont étudiées à partir des textes fiscaux les régissant.
- •Les montants des dotations à la provision pour hausse des prix sont fournis au candidat.
3.2 Analyser, évaluer, comptabiliser et contrôler les passifs externes (20 heures)
- •Définition, catégories de passifs externes et conditions d'inscription : provisions, dettes, charges à payer, passifs éventuels.
- •Cas particuliers de provisions :
- –provisions pour retraites et obligations similaires provisions pour restructuration provisions pour pertes de change, avec ou sans limitation provisions pour coûts de démantèlement, d'enlèvement et de remise en état de site
- •L'étude des provisions porte sur les principes et conditions de comptabilisation.
- •Pour la comptabilisation des provisions pour retraites et obligations similaires, les montants nécessaires seront fournis au candidat. L'étude portera sur des cas où la méthode du corridor n'est pas appliquée.
- •Pour la provision pour pertes de change, sont étudiés le calcul et la comptabilisation :
- –des écarts de conversion à la clôture ;
- –de la provision pour pertes de change et sa reprise ;
- –des gains et pertes de change lors du règlement.
- •provisions pour gros entretien ou grandes révisions
- •Engagements financiers et passifs financiers.
- •Emprunts obligataires, dans leur forme ordinaire, non convertibles, avec ou sans prime de remboursement :
- –émission, service de l'emprunt, régularisations d'inventaire annulation par l'entité de ses propres obligations
- •Le candidat doit par ailleurs connaître les cas de limitation de la provision pour pertes de change. L'étude comptable porte sur le cas où l'entité se couvre par une opération inverse dans la même devise et à la même échéance, et le cas de la position globale de change. Les achats à terme de devises ne sont pas étudiés.
- •L'étude porte sur la comptabilisation hors-bilan des engagements financiers et passifs éventuels.
- •Les emprunts obligataires sont traités dans leur forme ordinaire (non convertibles) avec ou sans prime de remboursement. Seuls les emprunts remboursables in fine sont traités. Les emprunts obligataires à coupon zéro ne sont pas étudiés.
- •Pour l'amortissement de la prime de remboursement et des frais d'émission, est étudié uniquement l'amortissement linéaire.
Partie 4 – Assurer le traitement comptable des transactions spécifiques relatives au rattachement des charges et des produits (30 heures)
- •Notion de résultat exceptionnel selon le PCG
- •Évènements postérieurs à la clôture
- •Contrats à long terme
- •Dispositifs associant le personnel aux performances de l'entreprise
- •Impôt sur les sociétés
- •Aides aux entreprises : subventions, aides à l'emploi, abandons de créances
- •L'analyse de la comptabilisation d'une opération en résultat exceptionnel se limitera à des cas simples, mobilisant les deux critères du résultat exceptionnel ainsi que l'identification des charges et produits qui n'auraient pas été supportés en l'absence de l'événement.
- •Sont abordés : la participation, l'intéressement et les plans d'épargne.
- •Le montant de la participation est donné au candidat. Les taux de forfait social, de CSG et de CRDS applicables sont donnés.
- •Sont abordés : l'impôt sur les sociétés et les contributions additionnelles, leur paiement, les crédits d'impôt et le report en arrière du déficit. Les montants résultant de l'application des règles fiscales
- •Changements comptables
- •sont fournis au candidat.
- •Dans le cas où la subvention d'exploitation serait soumise à TVA, cela sera précisé dans le contexte.
- •Pour les aides à l'emploi, sont étudiés les remboursements forfaitaires et de sommes précises.
- •Pour les abandons de créances, sont étudiés les abandons de créances assortis d'une clause de retour à meilleure fortune. L'étude des abandons de créances à caractère financier porte sur des cas où la société bénéficiaire de l'abandon ne fait pas l'objet d'une procédure collective.
- •Pour les changements de méthodes comptables, sont étudiés les changements de méthodes portant sur :
- –les engagements à l'égard du personnel ;
- –l'évaluation des stocks ;
- –les coûts de développement ;
- –les frais incorporables sur option au coût des immobilisations ;
- –les frais d'émission des emprunts ;
- –les contrats à long terme ;
- –les frais d'augmentation de capital.
Partie 5 – Participer à la production et au contrôle de la cohérence globale des états financiers (10 heures)
- •Incidence des écritures relatives à l'ensemble du référentiel de l'UE 10 sur le bilan et le compte de résultat
- •Informations sur les règles et méthodes comptables
- •La présentation et la structure du bilan et du compte de résultat ont été abordées en UE 9, il s'agit donc d'un prérequis.
- •Les modèles de tableaux d'annexe à compléter sont fournis.
- •Tableaux :
- –changements comptables tableau de variations des capitaux propres engagements hors bilan reçus et donnés crédit-bail
- –Évènements postérieurs à la clôture
Partie 6 – Appliquer les spécificités comptables du secteur non lucratif (10 heures)
- •Cadre légal et réglementaire
- •Principales sources de financement et obligations d'information liées
- •Principales opérations comptables
- •Documents de synthèse
- •Le candidat devra connaître les principaux seuils (3 seuils d'activité économique, seuil de subventions publiques ou dons) à partir desquels une association est tenue d'établir des comptes annuels et de nommer un commissaire aux comptes.
- •Lorsque cela est nécessaire, la comptabilisation de ces opérations se réalise à partir d'un extrait du plan de comptes applicable, fourni en annexe. L'analyse et le traitement de certaines opérations peuvent également s'opérer à partir d'extraits des règlements applicables.
- •Sont étudiées les opérations suivantes :
- –fonds propres avec ou sans droit de reprise ;
- –fonds dédiés ;
- –legs et donations ;
- –contributions volontaires en nature.
- –Pour la présentation des documents de synthèse, il s'agit principalement d'identifier leurs particularités. Dans la présentation de l'annexe, est évoqué le compte d'emploi annuel des ressources des associations et fondations faisant appel à la générosité publique.
CONTRÔLE DE GESTION
Volume horaire : 210 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
Structure du programme
Les enjeux relatifs à la notion de durabilité (sustainability) sont abordés de manière transversale, sur l’ensemble des thèmes
Partie 1 – Identifier et caractériser la place du contrôle de gestion comme aide au pilotage de la performance des organisations (30 heures)
1.1 Identifier les besoins en information et repérer le positionnement du contrôle de gestion (15 heures)
- •Les besoins en information pour les organisations dans l'environnement actuel
- •Les sources d'information de la comptabilité de gestion
- •Le contrôle de gestion par rapport aux autres formes de contrôle
- •Définition de contrôle de gestion, contrôle stratégique, contrôle opérationnel
- •Le contrôle de gestion selon les types d'organisation : privées, publiques, associatives, clients des cabinets d'expertise comptable.
- •Le contrôle de gestion selon le type d'activités :
- –activité productive, commerciale ou de service
- –Évolution du contrôle de gestion en fonction de l'environnement et des caractéristiques de l'entité
- –Les outils numériques au service du contrôle de gestion
- –Les qualités attendues du contrôleur de gestion et Limites de connaissances et précisions :
- ·Les outils numériques sont présentés de manière générale sans que des logiciels du marché ne soient utilisés.
- ·Tous les niveaux du contrôle de gestion sont présentés ; le niveau stratégique est approfondi en DSCG.
- •ses relations avec les autres métiers de l'organisation
- •Définition de centres de responsabilités, de la chaîne de valeur et des structures organisationnelles
1.2 Analyser le contrôle de gestion comme aide au pilotage de la performance (15 heures)
- •Définition de valeur, utilité, performance, performance globale et durabilité
- •Définition du pilotage
- •Définition et rôle des tableaux de bord
- •Les rôles du contrôle de gestion vont de la construction des indicateurs et outils jusqu'à l'analyse des données et la recherche des causes et des dysfonctionnements de la performance.
Partie 2 – Analyser la formation du résultat et des couts pour aider aux prises de décisions (60 heures)
2.1 Analyser la formation du résultat (10 heures)
- •Différents contextes : production, commerce, services, secteur public, privé, associations
- •Typologies des charges : variables / fixes ; directes /indirectes
- •Définition d'un coût, d'une marge, d'un taux de profitabilité, d'un taux de marge et d'un résultat.
- •Marge sur coût variable et seuil de profitabilité
- •Modèle coût-volume-profit.
- •Caractéristiques, calculs des paramètres et modalités d'application de la loi normale
- •On parlera plutôt de seuil de profitabilité que de seuil de rentabilité.
- •Les propriétés des variables aléatoires sont limitées à la loi normale.
- •Le seuil de profitabilité probabilisé sera étudié avec la loi normale.
- •La loi binomiale et la loi de Poisson ne seront pas étudiées.
2.2 Calculer et analyser les indicateurs de risque d'exploitation (10 heures)
- •Indicateurs du risque d'exploitation
- •Élasticité Prix / Demande
- •Les indicateurs de risque se limitent au risque d'exploitation.
2.3 Mettre en œuvre les méthodes de coûts adaptées aux différentes situations (40 heures)
- •Coûts complets sur centres d'analyse
- •Coûts complets par activités
- •Imputation rationnelle des charges de structure
- •Coûts partiels : direct, variable, spécifique
- •Approche marginale
- •Dans la méthode des centres d'analyse, l'analyse de processus avec les déchets et produits résiduels est conservée. En revanche, les problèmes relatifs aux en-cours sont exclus.
Partie 3 – Mettre en œuvre une démarche budgétaire pour piloter une organisation (50 heures)
3.1 Analyser la démarche budgétaire (5 heures)
- •Budget par centre, par activité et par processus
- •Démarche budgétaire, stratégie, programmes et budgets
- •Enjeux et limites de la démarche budgétaire
- •Rôles et place des acteurs dans la gestion budgétaire
- •Négociation d'objectifs
- •Communication par les budgets.
- •L'objectif est de comprendre la démarche budgétaire, son utilité et ses limites sans approfondir la construction fine des budgets.
- •La démarche budgétaire doit être appréhendée dans tout type d'activité. En particulier, elle ne doit pas occulter les services.
- •Les comptes financiers prévisionnels (compte de résultat et bilan) ne sont pas abordés.
3.2 Mettre en œuvre les techniques prévisionnelles pour la gestion budgétaire (25 heures)
- •Outils pour prévoir les budgets commerciaux
- •Outils pour prévoir les budgets productifs
- •Outils pour prévoir les budgets d'approvisionnement
- •Outils pour prévoir les budgets de ressources humaines
- •Les outils de prévisions commerciales à aborder sont : corrélation linéaire, ajustement linéaire par la méthode des moindres carrés, ajustement exponentiel, ajustement puissance, traitement des variations saisonnières par la méthode des rapports à la tendance, lissage exponentiel. Les moyennes mobiles ne sont pas à traiter.
- •Le prix psychologique n'est pas à calculer mais à interpréter.
- •Dans les outils de prévisions de production :
- –La programmation linéaire sera étudiée avec la méthode graphique et la méthode du facteur rare (goulot d'étranglement) ;
- –La méthode du simplexe ne sera pas abordée ;
- –L'ordonnancement sera limité à l'outil MPM. Les marges libres et totales seront à calculer et à analyser. Le GANTT ne sera pas abordé.
- –Les outils de prévisions des RH sont limités à la masse salariale (prévisions et écarts). Le calcul des effets sera vu en DSCG.
- –Dans les outils de prévisions d'approvisionnement :
- –seul le modèle de Wilson simple sans pénurie sera abordé. La pénurie ne sera donc pas traitée.
- ·En revanche, le tarif dégressif et l'avenir aléatoire seront étudiés.
- ·Les méthodes de juste à temps ne sont pas abordées.
3.3 Analyser les résultats d'une gestion budgétaire (20 heures)
- •Contrôle budgétaire : calcul et analyse des écarts sur chiffre d'affaires, marges, coûts et résultat
- •Tableaux de bord
Partie 4 – Exploiter les outils du contrôle de gestion pour améliorer les performances de l'organisation (60 heures)
4.1 Analyser les indicateurs de pilotage de la performance (15 heures)
- •Tableaux de bord de gestion : objectifs, principes de conception, intérêts et limites
- •Indicateurs de durabilité
- •Indicateurs selon la structure : centre de responsabilités, chaîne de valeur.
- •Risques liés aux indicateurs et à leur mesure
- •Une sensibilisation aux indicateurs de durabilité environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) est attendue.
4.2 Analyser les causes de non-performance (15 heures)
- •Coûts cachés
- •Introduction à l'analyse de valeur
- •Démarche du coût cible
- •Coûts liés à la qualité, à la non-qualité
4.3 Aider au pilotage de la qualité (10 heures)
- •Outils de gestion de la qualité
- •Risques liés aux outils de gestion de la qualité et à leur contrôle
- •Dans le contrôle de la qualité, seule la loi normale est abordée.
- •L'échantillonnage sera abordé sous l'angle des estimations.
- •Les tests d'hypothèse ne seront pas abordés.
- •Le calcul d'un intervalle de confiance ne sera étudié que pour une moyenne.
4.4 Proposer des pistes pour améliorer la performance globale (20 heures)
- •Indicateurs pour la performance globale
- •Prix de cession interne (PCI) par rapport au : prix de marché, coût standard, coût réel (partiel ou complet)
- •Pas de prix de transfert avec l'étude du PCI.
ANGLAIS DES AFFAIRES
Volume horaire : 210 heures
Objectifs et structure du programme
Objectifs
L’enseignement d’anglais des affaires constitue un volet essentiel de la formation générale du DCG. Ses titulaires ont vocation à évoluer dans un environnement professionnel de plus en plus internationalisé.
Le niveau B2 du CECRL est visé à l’issue des trois années de formation.
- •Consolider et approfondir les compétences linguistiques et culturelles
- •Travailler la langue en contexte sur des supports variés
- •Acquérir un niveau élevé de compréhension et d’expression (écrit et oral)
- •Assurer les repères et le lexique du monde des affaires contemporain
- •S’entraîner à la médiation (présenter, exposer, résumer, reformuler, synthétiser, traduire)
Structure du programme
Les enjeux relatifs à la notion de durabilité (sustainability) sont abordés de manière transversale, sur l’ensemble des thèmes.
Compétence professionnelle : Part I – In the corporate world / Le monde de l’entreprise
- •Topic 1 - Companies and their stakeholders
- –Chapitre 1 - L’entreprise et ses parties prenantes
- •Topic 2 - Corporate social responsibility (CSR)
- –Chapitre 2 - La responsabilité sociétale des entreprises (RSE)
- •Topic 3 - Corporate culture and working conditions
- –Chapitre 3 - Culture d’entreprise et conditions de travail
- •Topic 4 - Communication and strategies to be competitive
- –Chapitre 4 - Communication et stratégies de différenciation
- –company legal forms / les formes légales de l’entreprise
- –how to fund a business / les moyens de financement
- –corporate governance / les modes de gouvernance
- –for-profit vs non-profit organizations / organisations à but lucratif et non-lucratif
- –entrepreneurship vs corporate life / entrepreneuriat et salariat
- –definition of CSR / définition de la RSE
- –ESG policies in companies / politiques ESG des entreprises
- –benefits and challenges of CSR / avantages et défis de la RSE
- –definition of corporate culture / définition de la culture d’entreprise
- –human resources & QWL / ressources humaines et QVT
- –evolution of working conditions / évolution des conditions de travail
- –specificities of digital firms / spécificités des entreprises du numérique
- –internal & external communication / communication interne et externe
- –stakes of digital communication / enjeux de la communication numérique
- –competitive advantages / avantages concurrentiels
- –innovation and intellectual property / innovation et propriété intellectuelle
Compétence professionnelle : Part II – Economic issues / Questions économiques
- •Topic 5 - The digital revolution
- –Chapitre 5 - La révolution numérique
- •Topic 6 - Energy and the environment
- –Chapitre 6 - Énergies et environnement
- •Topic 7 - Globalisation and development
- –Chapitre 7 - Mondialisation et développement
- •Topic 8 - Social policies
- –Chapitre 8 - Politiques sociales
- –the age of digital society / l’ère de la société du numérique
- –digital devices and tools / appareils et outils numériques
- –new digital assets / nouveaux actifs numériques
- –risks and opportunities for companies / opportunités et risques
- –Big Tech controversies / polémiques autour des géants du numérique
- –different sources of energy / diverses sources d’énergie
- –advantages and limits of renewable energy / énergies renouvelables
- –solutions to protect the planet / solutions pour protéger la planète
- –geopolitical issues around energy / questions géopolitiques
- –what is globalisation? / qu’est-ce que la mondialisation ?
- –globalisation and digital divide / mondialisation et fracture numérique
- –regional trading areas / zones commerciales régionales
- –slowbalisation and deglobalisation / ralentissement et démondialisation
- –welfare state and healthcare / État-Providence et couverture santé
- –current social and societal issues / questions sociales d’actualité
- –political reforms and social models / réformes politiques et modèles sociaux
- –the British and American models / les modèles britannique et américain
LANGUE VIVANTE ÉTRANGÈRE
Volume horaire : 120 heures
Partie 1 – Maitriser les opérations de recherche et d'analyse d'information (20 heures)
1.1 Rechercher des informations
- •Nature et type des informations recherchées
- •Caractéristiques des sources d'information et de leurs modes d'accès : documents et fichiers internes à l'organisation, bibliothèques, sites internet
- •Critères de sélection d'une source documentaire de qualité : pertinence, biais, fiabilité, traçabilité, actualité, coût et délai d'obtention des informations
- •Présentation et utilisation d'outils de recherche de l'information dans l'espace numérique de travail :
- –mots clés, filtres, moteurs de recherche outils d'intelligence artificielle, outil de réalisation d'une enquête
- –Outils de travail collaboratif
- •L'utilisation de banques de données n'est pas attendue.
- •Il est attendu une capacité à prendre du recul sur les résultats obtenus à l'issue de l'utilisation d'un outil de recherche documentaire
- •La sensibilisation à la démarche d'enquête ne suppose pas d'entrer dans le détail de la démarche statistique ni dans l'évaluation précise des biais, mais de donner les moyens à l'étudiant qui le souhaite d'en réaliser une dans le cadre de son rapport.
- •Le programme ne comprend pas les méthodes d'échantillonnage.
- •Les différents types d'entretien et leurs méthodes d'administration ne sont pas exigés.
- •Les méthodes quantitatives sont abordées en DSCG.
1.2 Assurer une veille informationnelle
- •Objectifs et champ d'application de la veille
- •Outils numériques de veille informationnelle
- •L'étudiant n'est pas censé maitriser l'ensemble des outils de veille existants.
Partie 2 – Maitriser les principes et outils de la communication professionnelle (40 heures)
2.1 Comprendre les enjeux de la communication professionnelle
- •Définition, composantes et objectifs de la communication
- •Les théories de la communication ne sont pas attendues.
- •Grille d'analyse d'une situation de communication
2.2 Maîtriser les outils de la communication professionnelle
- •Règles de production d'écrits professionnels :
- –lettre et courriel pour candidater à un stage/emploi, CV, rapport de stage et diaporama
- –Principales fonctionnalités d'un outil de traitement de texte
- –Normes pour une sitographie/bibliographie
- –Règles et bonnes pratiques dans la production et l'usage des écrits professionnels et des réseaux sociaux professionnels : plagiat, confidentialité, loyauté, transparence, durabilité
- •Se borner aux fonctionnalités utiles pour la rédaction du rapport de stage.
- •La norme APA n'est pas exigée.
- •Critères de qualité d'une communication professionnelle et bruits
- •Stratégies d'argumentation en matière de communication interne ou externe
- •Se centrer sur les compétences utiles pour le bon déroulement de l'oral de stage.
- •Techniques orales et argumentatives d'un exposé, d'une conférence ou d'une soutenance :
- –organisation du discours gestion du temps, de l'espace, du corps, de l'auditoire traitement des questions posées
- –Utilisation d'outils d'aide à la présentation
- –Règles et bonnes pratiques en situation de communication orale